J.-J. Rousseau, dans tR Lettre à (TAlembert eur les spect
clare cette scène immorale ; « C'est un grand vice assurément d'
et de prêter à usure ; mais n'en est-ce pas un plus grand encon
de voler son père, de lui manquer de respect, de lui faire les |
tants reproches, et quand ce père irrité lui donne sa malédicti(
pondre d'un air goguenard qu'il n'a que faire de ces dons? » S
doute; mais aussi Molière n'a pas entendu nous donner Cléant
aïs vertueux. M. Saint-Marc Gitaidin, Amvs %aa Cours d« Littén
matiquef a réfuté la critique injuBle àe ÇlOxi^^^^Ml \ «l ^\ '^«^ ^«svs\a
sermon dépeindre i'avarice, et la tenàt^ o^\c«âft% «^ V^^ ^^saà
uùlîMè 288'
m m, Scène I. - HARPAGON, CLÊANTE, ÉLISE, VALÊRË, DAME CLAUDE, tenant un balai. MAITRE JACQUES, LA MERLUCHE- BRINDAVOINE» '
BAiPÂOOii. — Allons, venez çà tous; que je vous distribue mes ires pour tantôt^ et règle à chacun son etnplôi. Approchez, dame mde; commençons par vous. Bon, vous voilà, les armes à la main* TOUS commets au soin de nettoyer partout; et surtout prenez rde de ne point frotter les meubles trop fort, de peur de les user, tre Cela, je vous constitue, pendant le souper, au gouvernement } bouteilles; et, s'il s*en écarte quelqu'une, et qu'il se casse elque chose, je m^en prendrai & vous et le rabattrai sur vos gageso lAÎTRE JACQUES, à part. -^ Châtiment politique. liRPAGON, à dame Claude, — Aile2.
ÈNE II. — HARPAGON, CLÉANTE, ÉLISE, VALÈRE, MAITRE JACQUES, BRINDAVOINE, LA MERLUCHE.
ARPAOON. — * Vous, Brindavoine, et vous^ La Merluche, je vous
blis dans la charge de rincer les verres et de donner à boire,
is seulement lorsque Ton aura soif, et non pas selon la coutume
certains impertinents de laquais, qui viennent provoquer les
18 et les faire aviser de boire lorsqu on n^ songe pas. Attendez
on vous en demande plus d'une fois, et vous ressouvenez de
ter toujours beaucoup d'eau.
aItre JACQUES, à part. — Oui. Le vin pur monte à la tête.
k MERLUCHE. — Quittcrous-nous nos souquenilles, monsieur?
ARPA60N. — Oui, quand vous verrez venir les personnes; et
dez bien de gâter vos habits.
UNDAvoiNB. — Vous savez bien, monsieur, qu'un des devants
mon pourpoint est couvert d'une grande tache d'huile de la
ipe.
^ MERLUGBB* — Et moi, monsictir, que j*ai mon haut-de-chausses
t troué par derrière, et qu*on me voit, révérence parler....
non fait tout oublier, Tboimeur, l^amitié, la famille; que ravare préson or à ses enfants , que ceux-ci réduits par l'avarice de leur père aux
grandes nécessités s'habituent bientôt à ne plus le respecter et que cette
Ite des enfants est le châtiment de l'avarice de leur père; si je disais
cela dans un sermon, qui s'en étonnerait? qui s'aviserait de prétendre
n parlant ainsi j'encourage les enfants à oublier le respect quMis doi-
à leurs parents? Molière dans la scène de V Avare y qu'accuse iean« ues Rousseau, n'a pas fait autre chose que de mettre e\\. ^«cX^û'Ql \& non que }*imug'me. n (Court dt Lillératft^e dramatique, OEi^^\V(^ \ ^^^ f dans la comédie.)
286 ' DIX-SEPTIÈMB SIÈCLE
HARPAGON, à La Merluche, — Paix : rangez cela adroitement du côté de la muraille, et présentez toujours le devant au monde. {A Brindavoinet en lui montrant comment il doit mettre son chapeim au-devant de son pourpoint, pottr cacher sa tache d'huile.) Et vous, tenez toujours votre chapeau ainsi, lorsque vous servirez.