‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 140 sur 232 · MARTI^IB · texte numérisé non relu

MARTI^IB

Mon Dieu ! je n'avons pas étugué comme vous, £t je parlons tout droit comme on parle cheux nous.

PHILAMINTK.

Ah l peut-on y tenir?

BEUSE.

Quel solécisme horrible!

PmLAMIKTB.

£n voilà pour tuer une oreille sensible.

BÉUSB.

Ton esprit, je l'avoue, est bien matériel ! «/« n'est qu'un singulier, avons est pluriel. A^eux-tu toute ta vie offenser la grammaire ?

MARTINE

Qui parle d'offenser grand'mère ni grand-père ^ ?

PHILAMD(TE.

Ociel!

BÉUSB.

Grammaire est pris à contre-sens par toi, tet je t'ai déjà dit d'où vient ce mot.

MARTINE

Ma foi 1 Qu'il vienne de Chaillot, d'Auteuil ou de Pontoise, Gela ne me fait rien.

BÉUSE.

Quelle âme villageoise !

La grammaire, du verbe et du nominatif, Comme de l'adjectif avec le substantif.

Nous enseigne les lois.

I. On prononçait kiors et Ton prononce encore de notre temps dans ccf" kn régions de la France : granmaircj et non gramnuvire. k\^^ \^^t^^ iodition généralement adoptée aiyourd^hoi, k contre-scAS ^<^ >iaà:Xxsi^ 2ii tout à fait invraisemblabh»

302 DIX-SEPTIÈME SIÈaE

MARTI>'E

J'ai, madame, à vous dire Que je ne connois point ces gens-là.

PUILAMJNTE.

Quel martyre !

BÉLISE

Ce sont les noms des mots ; et Ton doit regarder En quoi c'est qu'il les faut faire ensemble accorder.

MARTINE

Qu'ils s'accordent entre eux, ou se gourment, qu'impc^xte

PHILAMINTB, à BélisC,

Hé ! mon Dieu ! finissez un discours de la sorte.

{A ChrysaleJ) Vous ne voulez pas, vous, me la faire sortir ?

CURYSALE.

(A part) Si fait. A son caprice il me faut consentir. Va, ne l'irrite point ; retire-toi, Martine.

PHILAMINTE

Gomment ! vous avez peur d'offenser la coquine ? Vous lui parlez d'un ton tout à fait obligeant !

CHRYSALE

{D''un ton ferme,) {D'un ton plus doux.) Moi? point. Allons, sortez. Va-t'en, ma pauvre enfaob-*

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