‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 210 sur 232 · Jl/aitre d'hôtel du priuce ôlê CQnàfe · texte numérisé non relu

Jl/aitre d'hôtel du priuce ôlê CQnàfe

là lune •, les lanternes firent des merveilles, le feu d'artîflce fut un peu effacé par la clarté de notre amie ; maïs enfin, le soir, le souper, le jeu, tout alla à merveille. Le temps qu'il a fait aujourd'hui nous faisait e^érer une suite digne 4'un si agréable commencement. Mais voici ce que j'apprends en entrant ici, dont je ne puis me remettre, et qui fait que je ne sais plus ce que je vous mande : c'est qu'enfin Yatel, le grand Vatel, maître d'hôtel de M. Fouquet, qui l'était présentement de M. le Prince, cet homme d'une capacité distinguée de toutes les autres, dont la bonne tête était capable (te contenir tout le soin d'un État, cet homme donc que je connaissais, voyant que ce matin à huit heures la marée n'était pas arrivée, n'a pu'souteniV l'affront dont il a cru qu'il allait être accablé, et, en un mot, il s'est poignardé. Vous pouvez penser l'horrible désordre qu'un si terrible accident a causé dans cette fête. Songez que la marée est peut-être arrivée comme il expirait. Je n'en sais pas davantage présentement ; je pense que vous trouvez que c'est assez. Je ne doute pas que la confusion n'ait été grande ; c'est une chose fâcheuse à une fête de cinquante mille écus.

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