‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 230 sur 232 · SAINT-SIMON · texte numérisé non relu

SAINT-SIMON

L. de Rouvroy, duc de Saint-Simon, né le 15 janvier 1675, parut à la cour à la fin du règne de Louis XIY. Le duc d'Orléans l'appela au Conseil de régence, et l'envoya en Espagne en 1721, pour y négocier le mariage de Louis XV avec l'infante. Après la mort du régent, il se retira dans ses terres, et s'occupa à écrire ses Mémoires. Il mourut à Paris le 2 mars 1755. '

La première édition des Mémoires, très incomplète; fut publiée à Paris, 1788-1789, 7 vol. in-8. Les éditions com- X plètes ont paru : Paris, Hachette, 1829-1831, 21 vol. in-8, publiés par le marquis de Saint-Simon; Paris, Hachette, 1856-1858,20 vol. in-8, par M. Ghéruel; Paris, Delloye, 1840, 40 vol. gr. in-18.

Une grande édition des Mémoires de Saint-Simon., publiée avec un commentaire des p\\i^ \xv^\.\\xçX\l'Si^^^-^^ Boislisle, paraît dans la CoUecliou à^^ Çi^v^^^^s» )tot\s'5Ô^'^^

(tomes I à III, 1881-1883), en même temps que les écrits inédits, conservés dans les Archives étrangères, sont publiés par M. Faugère (tomes I à V, 1882-1883), également à la librairie Hachette. On pourra consulter : Ghéruel, Saint-Simon considéré comme historien de Louis XIV ^ 1865, ijî-8, et A. Baschet, le Duc de Saint-Simon^ 1874, in-8.

Il n'est pas de physionomie plus profondément caractérisée que celle de cet historien grand seigneur, qu'à sa hautaine indépendance, à sa loyauté grondeuse, à son dédain aristocratique pour tout ce qui n'est pas duc et pair, à ses instincts à la fois jansénistes et mondains, on prendrait pour un contemporain de la Fronde. Il n'est pas jusqu'au talent exquis du cardinal de Retz, à ce don de saisir et de peindre les caractères, qui n'ait passé en grandissant sous la plume du noble duc. C'est toujours le même frondeur, moins turbulent toutefois, moins gai, mais plus expérimenté, plus pénétrant. Il a vieilli de toute la vieillesse de Louis XIV, il a assisté aux funérailles du grand règne, et semble pres- ' sentir celles de la royauté. C'est bien l'homme des anciens jours : il ne comprend rien au mouvement nouveau qui l'entraîne à son insu; il ne voit, comme Ta très bien remarqué Marmontel, dans la nation que la noblesse, dans la noblesse que la pairie, et dans la pairie que lui-nâème : c'est la suffisance de Scudéry unie au génie de Tacite. Quelle profondeur dans le regard, quelle connaissance des hommes, quelle habileté à démêler et à peindre! Quelle toile que ce livre qui embrasse les dernières années du grand monarque, remonte ensuite au règne de Louis XIII, pour descendre au régent et au cardinal Dubois. Quelle variété et quelle vie dans toutes ces figures! C'est là le véritable Siècle de Louis XIV,

VERSAILLES APRÈS LA MORT DU ORAND-DAXTPfilN \ .

(nu)

Dans la chambre et par tout l'appartement, on lisait apertement ^ sur les visages. Monseign^wi u'étObit plus -, on le savait, on le disait,

i. MomeignmT ou U Grand-Dau-pUiv, ^X-s. \^\.m\^^ ^\. ^^^-^xx^^v rèse, rélève de BossvieV. - ^ OvxN^xV^m^^vV, Ov^m^^^v..

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