‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 40 sur 232 · D. DIÈGUE · texte numérisé non relu

D. DIÈGUE

D'un affront si cruel, Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel : D'un soufflet. L'insolent en eût perdu la vie; Mais mon âge a trompé ma généreuse envie, £t ce fer, que mon bras ne peut plus soutenir. Je le remets au tien ponr venger et punir.

Va contre un arrogant éprouver ton courage : - Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ; Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point. flatter, Je te donne à combattre un homme & redouter : Je l'ai vu tout sanglant, au milieu des batailles^ 8e faire un beau rempart de mille funérailles.

D« RODRIGUE

Son nom? c'est perdre temps en propos superflus.

D. DliGUE.

Donc pour te dire encor quelque chose de plus, Plus que brave soldat, plus que grand capitaine, Cl est....

D. RODRIGUE

De grâce, achevez.

D. DIÂGUB.

Le père de Ghimène.

D. RODRIGUE

D. DIÂGUE.

Ne réplique point, je connais ton amour;

1. Dans le Ca espagnol, D. Diègue fait Tépreuve du conrage de ses Eints en leur serrant convulsivement les mains Seu\ ^o^t\%qi^^\^ ^^"s^ IDC, résiste et s^eaiporte; à sa colère, à ses menace^) D • l>\fe%^^ \^vs!^f qa'JJ a trouvé aa vengear.

92 DIX-âEPTJÈMB SIÈCLE

Mais qui peut vivre infâme est indigne du jour. Plus Toffenseur est cher, et plus grande est Poffense. Enfin tu sais raffront, et tu tiens la vengeance, Je ne te dis plus rien. Vengç-moi, venge-toi, Montre-toi digne fils d^un père tel que moi. Accablé des malheurs ou le destin me range, Je vais les déplorer. Va, cours, vole, et nous venge.

Page 1