‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 96 sur 232 · UNE ISRAÉLITE · texte numérisé non relu

UNE ISRAÉLITE

II a TU contre nous les méchants s'assembler, Et notre sang prêt à couler

Comme l'eau sur la terre ils allaient le répandre : Du haut 'du ciel sa voix s'est fait entendre ; L'homme superbe est renversé.

Ses propres flèches Tont percé.

UNE AUTRE

J'ai vu l'impie adoré sur la terre;

Pareil au cèdre, il cachait dans les cieux Son front audacieux; Il semblait à son gré gouverner le tonnerre,

Foulait aux pieds ses ennemis vaincus : Je n'ai fait que passer, il n'était déjà plus.

UNE AUTRE

On peut des plus grands rois surprendre la justice.

Incapables de tromper,

Ils ont peine à s'échapper

Des pièges de l'artifice.

Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui

La bassesse et la malice Qull ne sent point en lui.

UNE AUTRE

Gomment s'est calmé l'orage?

UNE AUTRE

Quelle main salutaire a chassé le nuage?

TOUT LE CHŒUR

L'aimable Esther a fait ce grand ouvrage.

UNE ISRAÉLITE, Seule.

De l'amour de on Dieu son cœur s'est embrasé; An péril d'une mort funeste Son zèle ardent s'est exposé :

Elle a parlé ; le ciel a fait le reste.

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