‹ Textes classiques de la littérature françaiseChapitre 97 sur 232 · DEUX ISRAÉLITES · texte numérisé non relu

DEUX ISRAÉLITES

Esther a triomphé des filles des Persans. La nature et le ciel à l'envi l'ont ornée.

l'une des DEUX.

Tout ressent de ses yeux \ea ctiSiTïïifts \TvTiCiç.^Tvt.8» Jamais tant de beauté fut-elle c.ourouxv<tet

fïypj^y

l'autre.

Les eharmes de son cœur sont encor plus puissants^ Jamais tant de vertu fut^elle couronnée?

TOUTES DEUX, ensemble, Ësther a triomphé des filles des Persans : La nature et le ciel à Penvi Font ornée.

VSE SEULE.

Ton Dieu n*est plus irrité :

Réjouis-toi. Sion, et sors de la poussière; Quitte les vêtements de ta captivité.

Et reprends ta splendeur première.

Les chemins de Sion à la fin sont ouverts :

Rompez vos fers,

Tribus captives;

Troupes fugitives,

Repassez les monts et les mers ;

Rassemblez-vous des bouts de l'univers.

TOUT LE CHOEUR

Rompez vos fers, Tribus captives; Troupes fugitives, Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de l'univers*

UNE ISRAÉLITE, SeuU.

Je reverrai ces campagnes si chères.

UNE AUTRE

J'irai pleurer au tombeau de mes pères.

TOUT LE CHOEUR

Repassez les monts et les mers; Rassemblez-vous des bouts de l'univers.

UNE ISRAÉLITE S€Ule,

Relevez, relevez les superbes portiques Du temple où notre Dieu se plaît d'être adore. Que de l'or le plus pur son autel soit paré. Et que du sein des monts le marbre soit tiré. Liban, dépouille-toi de tes cèdres antiques; Prêtres sacrés, préparez vos cantiques.

UNE AUTRE

Dieu descend et revient habiter parmi nous : Terre, frémis d'allégresse et de crainte. Et vous, sous sa majesté sainte, Cieux, abaissez- vous!

UNE AUTRE

Que le seigneur est bon, que son joug est aimable l Heureux qui dès Fenfaoce en connaît la doucôutX Jeune peuple, courez à ce maître adorable;

âl4 DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Les biens les plus charmants n'ont rien de comparable Aux torrents de plaisirs qu'il répand dans un cœur Que le seigneur est bon, que son joug est aimable! Heureux qui dès l'enfance en connaît la douceur!

UIŒ AUTRE.

Il s'apaise, il pardonne; Du cœur ingrat qui l'abandonne Il attend le retour; (' 11 excuse notre faiblesse;

A nous chercher même il s'empresse.

Pour l'enfant qu'elle a mis au jour, Une mère a moins de tendresse.

Ah! qui peut avec lui partager notre amour?

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