Supra, n
Si quelqu'un se jette dans ce lac et y fait un plongeon, il aura aussitôt comme une écume de sel tout autour du corps. Aussi l'eau de ce lac l'emporte-t-elle autant en pesanteur sur celle des autres mers que l’eau de la mer sur celle des fleuves :
au point que vous ne pourriez pas, quand même vous le voudriez, couler au fond, tant l’eau vous élève et vous supporte. La raison de ce phénomène n'est pas, comme l'a prétendu un des anciens sophistes, que cette eau est « légere de sa nature », mais, au contraire, comme l'a dit Aristote !, parce qu'en raison de sa lourdeur, comparable à celle de la boue, elle porte les corps plus légers.
Pareillement, si on lie les mains et les pieds d'un homme et qu'on le jette dans ce lac, il n'irà pas au fond. Et de méme que les bateaux peuvent, sans sombrer, porter sur l'eau de mer de plus lourdes charges que sur les lacs et les fleuves, ainsi les bateaux qui naviguent sur le lac Mort peuvent porter des charges bien plus lourdes que sur la mer.... ?
Galien continue en disant qu'on peut s'assurer par une expérience facile
γεχρᾶς θαλάττης NT
SE x { πληρῶσαι δεξαμενήν. Eroluws Ὑὰρ
ὃ ge z d) a δὲ = zl One = > o « d (n
βαλὼν Var: Nun.
8 8. Οὕτω γοῦν xal αὐτὸ τὸ τῆς , ^ = οἷν ZEN *, " ἀδφαλτίτιδος λίμνης ὕδωρ ἐν χοίλῳ
- , ΕΥ̓͂ ὦ Aa! θερμιῷ χωρίῳ περιεχόμενον ἐξοπ-
d (ἢν [9] τ ni
“ὦ OÓ- —— I" E
ἀγγείῳ χοίλῳ χαὶ doo χωρίῳ, καθάπερ xxi ἡμεῖς ἐποιήσαμεν ὥρα
Bat TE ζῶον ἐγγιγνόμιενόν τι wee
φυτὸν, BU χαὶ τῶν εἰς ἀὐτὴν ἐμδα-
os το Ξ [5 ) ^ ς [s ͵
Aussi n'ai-je pas eu de peine à montrer un jour combien était ridicule l'ostentalion d'un riche qui avait rapporté en Italie assez d'eau de la mer Morte pour remplir une citerne ; car j'obtins immédiatement le méme résultat en jetant une grande quantité de sel dans de l'eau potable *.
C'est ainsi que l'eau du lac Asphaltite, renfermée dans un bassin creux et chaud et cuite par l'ardeur du soleil, devient très amère. Aussi l'est-elle davantage en été qu'en hiver. Et si l'on en puise une certaine quantité qu'on mette dans un vase creux exposé au soleil — comme nous l'avons fait nousméme dans la saison d'été — elle deviendra aussitôt sensiblement plus amère.
On constate que dans l'eau de, ce lac il ne naît ni animal ni végétal d'aucune sorte ; les deux fleuves qui s'y jettent — surtout celui qui passe près de
que l'eau de la mer Morte doit sa pesanteur à sa teneur en sels dont la nature est γεώδης τε χαὶ βαρεῖα ; il suffit de dissoudre du sel dans de l’eau et de la peser. L'eau où un œuf coule au fond est douce et légère; celle qui ne dissout plus le sel qu’on y ajoute est la plus salée et la plus pesante.
1. L'eau, continue Galien, sera encore plus lourde si on y jette le sel vers
le lever de la Canicule et si on l’y laisse cuire par la chaleur :
elle pourra
alors porter un homme ou un animal lié, comme l'eau de la mer Morte, En la faisant chauffer on la rendra aussi plus amère,
GALIEN
1 , - ^ , xxt μάλιστα τοῦ πλησίον ᾿Ιεριχοῦν- " LA *, voc, ὃν Ἰορδάνην ὀνομάζουσιν, οὐδ᾽ εἷς τῶν ἰχθύων ὑπερθαίνει τὰ στόματα
τῶν ποταμῶν. KZ» εἰ συλλαῤδὼν δέ
τις αὑτοὺς ἐμῤάλο! τῇ λίμνη, διαφθειρομένους ὄψεται ταχέως * οὕτως τ᾽ ἀχριδὼς πιχρὸν ἅπασίν ἐστι χαὶ ζώοις χαὶ φυτοῖς πολέμιον. ad y TE χαὶ ξηρὸν xai τὴν φύσιν οἷόν περ αἴθαλος
ὃ 1. Καίτοι γε οὐδὲ τὸ τῆς λίμνης ἐχείνης ὕδωρ ἀχριθῶς ὅτι μηδ᾽ οἱ ἅλες αὐτοὶ ρεύουσι δ᾽ αὐτοὺς Σοδομηνοὺς ἀπὸ τῶν περιεχόντων τὴν λίμνην id ἦν ἃ χαλεῖται Σόδομα, χαὶ χρῶνται π τῶν περιοίχων εἰς ὅσα n ἡμεῖς τοῖς ἄλλοις ἁλοί. οὐ
D EE $4 2 Y ἄλλων ἁλῶν, ἀλλὰ χαὶ λεπτυντιχὴ
Jéricho et qu'on appelle le Jourdain — renferment des poissons de grande taille et en grand nombre dont aucun ne franchit leur embouchure.
Si on les prend à la main et qu’on les jette dans le lac, on ne tarde pas à les voir périr :
tant il est vrai que l'amertume excessive est funeste à tous les êtres vivants, animaux ou végélaux ; il en est de même de tout ce qui est sec, aride, et qui, par la cuisson prolongée, est devenu en quelque sorte roussi.
Cependant méme l'eau de ce lac n'est pas completement amère, mais seulement les sels qu'elle renferme. Onles appelle « sels de Sodome » d'apres les montagnes avoisinantle lae qui se nomment Sodoma, et beaucoup des riverains s'en servent pour les mémes usages auxquels nous employons les autres sels. Leur vertu n'est pas seulement plus dessiccative que celle des sels ordinaires, mais aussi plus amincissante parce qu'ils ont été plus cuits par la chaleur".
1. Galien ajoute que tous les sels font maigrir, mais principalement le sel fossile ; le sel marin beaucoup moins ; le « sel de Sodome » tient le milieu
δ Ὁ. — D» simplicium medicamentorum facultatibus, X, 2, 5 (éd. Kühn : XII, 199).
Ἔστι δὲ nat ἄλλος λίθος ἰσχυρό- Il existe une autre pierre τερος τὴν δύνχμιν ἐν τῇ Παλαιστίνῃ d'une puissance plus efficace, Συρία γινόμενος, λευχὸς μὲν τὴν qu'on trouve dans la Syrie χρόαν, εὔρυθμος δὲ χχτὰ τὸ σχῆμα Palestine : elle est d'une couχαὶ γραμμὰς ἔχων ὡς ἀπὸ τόρνου leur blanche, d'aspect ires γεγονυίας. ᾿Ονομάζουσι δ᾽ αὐτὸν ἀπὸ agréable et porte sur sa surτῆς χώρας ἐν ἢ γεννᾶσθαι πέφυχεν — face des lignes comme tracées "Iov3aixóv x. τ. À. au tour. On l'appelle pierre ju-
daique d'apres le pays qui la produit, etc. !.
S'7. — De antidotis, 1, 2(éd. Kühn : XIV, 7).
Καδμείαν (ἐκ Κύπρου) ἐχόμισα.... J'ai rapporté de la calamine ὥσπερ γε πάλιν £x τῆς Παλαιστίνης de Chypre...comme plus tard Συρίας ὀποδάλσαμιον ἀχριθές. du baume pur de la Syrie Pales-
tine ?
entre les deux espèces. — Il est encore question de la mer Morte daus les passages suivants : De simpl. medic. facultat., XI, 2, 10 — éd. Kühn, XII, IXaXAMacn 0 ἄσφαλτος γεννᾶται χατὰ τὴν vexpxv ὀνομαζομένην θάλασσαν - ἔστι δ᾽ αὐτὴ λίμνη τις ἅλμνρα χατὰ τὴν Κοίλην Συρίαν ; Desymptomatum causis, HE, 7 (éd. Kühn, VIL, 245) : ἢ μέλχινα χολὴ στιλπνοτέρα καὶ αὐτοῦ τοῦ αἵματός ἐστίν, ὥσπερ xai v ἐχ τῆς νεχρὰς θαλάττης ἄσφαλτος, ἣν ᾿Ιουδαϊ χὴν ὀνομάζουσιν.
1. Cette description est copiée presque mot pour mot sur Dioscoride (supra, n° 65). Galien ajoute qu'il a trouvé la solution de cette pierre sans utilité pour les calculs de la vessie, mais efficace pour ceux du rein.
2. Nom officiel de la Judée depuis Vespasien. Cf. ib., I, 12 (éd. Kühn, XIV, 60-1) : πάντες ἔγραψαν — ἀρίστην ἄσφαλτον (εἶναι) τὴν ᾿Ιουδαϊχὴν, ὥσπερ γε καὶ ὁποθάλσαμον.
CELSE 165
CELSE
Philosophe platonicien qui florissait au milieu du rr? siècle *. Auteur d'un ouvrage de polémique contre le christianisme, ᾿Αληθὴς λόγος, que nous ne connaissons que par la réfutation qu'en donna au siècle suivant (249) Origene (Contre Celse, huit livres). L'ouvrage de Celse a été reconstitué par Keim (1873) el Aubé (1878). Une partie de cet ouvrage mettait en scène un Juif argumen- Lant successivement contre Jésus et contre les Juifs convertis au christianisme.
SS. — Nous réunissons sous ce numéro tous les fragments du Discours véritable relatifs au judaisme.
$1 (Origene, I, 17). ΚΚχτηγορῶ" Attaquant les livres histo-
τῆς Muücéus ἱστὸ τροπολοόγοῦντας χαὶ ἀλληγοροῦντας αὐτήν.
8.2 (1,21). Τού τοῦ παρὰ τοὶς eA ds χαὶϊ ἐλλοyluous ἀνδράσιν ἐπαχηχοὼς, δαιμόνιον ἔσχε Μωύσῆς.
?N ὦ Su. UN 2 kx. νῷ , αἰδοῖα un Ow6xAo» ὑπὸ [Ιουδαίων
, , Υἱγνόμενον. φησὶν ἀπὸ Αἰγυπτίων *, * LA αὐτὸ ἐληλυθέναι.
τούτοις φησὶν ἡγησαμένῳ σφῶν ἑπόμενοι Moor αἰπόλοι χαὶ
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o = Ὁ “ἢ - Re Bh ΝΗ ὧν € TX gj A Ti
; ὁ K£Acoc, , \ 12 3, , αὐτοὺς σέθειν ἀγγέλους xol γοητεία
riques de Moise, il critique ceux qui les interpretent par des figures et des allégories.
Moise donc recut le nom d' « homme divin » pour avoir appris ces doctrines de nations sages et d'hommes savants.
Celse, sans blàmer la circoncision que pratiquent les Juifs, dit que cet usage leur est venu des Égyptiens.
Celse dit ensuite que les chevriers et les bergers, qui suivaient leur chef Moise, se laisserent duper par des impostures dignes de paysans et crurent qu'il n'y avait qu'un dieu.
Celse dit que (les Juifs) adorent les anges et s'adonnent
1. On l'a quelquefois identifié avec le philosophe (épicurien ?) Celse, ami de Lucien. Les partisans de cette identification placent le Discours véritable
vers 178 après J.-C,
ὃ 6 (III, 5). “Ἑξῆς Bi τούτοιε 6 KiAcoc, οἱόμ, Αἰγυπτίους τῷ γένει τυγχάνοντας ἴγυπτον, GTA
υὙυπτίων, Xa TO εν Αἰγύπτῳ σύνηθες
\ , e 4 EX b
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xov0£vat ὑπὸ τῶν προσθεμένων
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9 b Qr τῷ S χαὶ πιστευσάντων αὐτῷ ὡς
Χριστῷ * xo ἀμφοτέροις αἴτιον γεγο-
y bi
γέναι τῆς χαινοτομίας TO στασιάζειν
$ 7 (IV, 21). Oteza:
aux praliques de sorcellerie, dont Moise leur a donné le premier l'exemple.
Celse pense que les Juifs sont
des Égyptiens d'origine qui ont quitté leur pays à la suite de leur sédition contre l’État égyptien et du mépris qu'ils avaient conçu pour les coutumes religieuses de l'Égypte. Il ajoute que le méme traitement qu'ils avaient infligé aux Égyptiens, ils l'ont éprouvé de la part de ceux qui ont adhéré à Jésus et ont eu foi en lui comme dans le Christ. Dans l'un et l'autre cas, la cause du schisme a été une tentative séditieuse contre les lois de l'État.
"tll croit que Moïse, dans son récit de la tour (de Babel) et de la confusion des langues, n'a fait que démarquer ce que l'on raconte au sujet des Aloades...
Il rapproche aussi l'histoire de Sodome et de Gomorrhe de celle de Phaéthon *.
Celse dit: « Les Juifs sont des esclaves fugitifs d'Égypte, qui n'ont jamais rien fait de re-
remarquable, et n'ont jamais
1. Un peu plus loin (IV, 41) Celse considère l'histoire du déluge comme un ridicule pastiche du TUS de Deucalion, Nous ne donnons ici que quelques échantillons de l'exégese railleuse de Celse, qui, sur beaucoup de points, se montre le digne précurseur de Voltaire et des encyclopédistes.
CELSE
8.9 (IV, 33). Φησὶν, ὡς ἄρα ἐπεχείρησαν γενεχλογεῖν αὑτοὺς ἀπὸ
aac. χαὶ
Wnèè πώποτ ἐν πολλῷ τῷ πρόσθεν
ET
Ἰουδαίων θαυμάζειν », Y , A 4 x\ E] REY μὲν οὐρανὸν xo τοὺς ἐν τῷδε λους σέδουσι :
T y4 3 10i , er : ' τοῦ μέρη wat δυνατώτατα, ἥλιον Ha!
, - ' = r E ἀπλανεῖς TE χαὶ πλανήτας, ταῦτα
παραπέμιπουσιν * ὡς ἐνδεχόμενον, τὸ et^, 7 A , E μὲν ὅλον εἶναι θεὸν, τὰ δὲ μέρη αὐτοῦ un θεῖα * ἢ τοὺς μὲν ἐν σχότῳ που , , à = 7 ἐχ yontelas οὐχ ὀρθῆς τυφλώττουσιν, ἃ ». .3 E , , , ἢ À ἀμυδρῶν φασμάτων ὀνειρώττου- , , ^ ! * , σιν, ἐγχρίμιπτει) λεγομένους, εὖ μάλα θρησχεύειν * τοὺς ὃ ἐναργῶς οὕτω χαὶ REA ͵ YN λαμπρῶς ἁπασι προφητεύοντας, δι᾿ ὧν ΄ , ' , ' ' A] ὑετούς τε xai νέφη χαὶ βροντὰς (ἃς = ' ? ' προσχυνοῦσι) xal ἀστραπὰς wo xapποὺς xal γονὰς ἁπάσας ταμιεύεσθαι, 7 œ * t > LU A ὃι ὧν αὐτοῖς ἀναχαλύπτεσθαι τὸν
compté ni par le nombre ni par la considération. »
Il dit qu'ils ont essayé de faire remonter leur généalogie à la premiere famille d'imposteurs et de vagabonds, s'appuyant sur le témoignage de paroles obscures et équivoques, enveloppées de mystère et de ténèbres, qu'ils expliquaient comme ils voulaient ignorants et aux imbéciles, sans que personne, depuis si longtemps, se soit avisé de discuter leur interprétation.
Ce qui étonne d'abord chez les Juifs, c'est qu'ils adorent le ciel et les anges qui l'habitent, tandis que les parties les plus vénérahles et les plus puissantes du ciel — le soleil, la
aux
lune, les astres fixes ou errants, — ils en font fi; comme s'il était admissible que le tout fût divin et que les parties ne le fussent pas, ou raisonnable d'adorer des étres mystérieux qui n'apparaissent qu'aux yeux aveuglés par de louches sortileges ou hantés de trompeuses tandis que ces proéclatants aux yeux de tous, qui gouvernent la pluie, les nuages, le tonnerre, quils adorent, les
visions, phétes manifestes et
r LES EU χήρυχας; τοὺς ὡς ἀληθῶς οὐρανίους
5. 11 (V, 43). Φησὶν οὖν, εἰ μὲν Ἴουλον, OÙ μεμπτὰ αὐτῶν, ἐχείνων δὲ μᾶλλον, τῶν χαταλιπόντων τὰ σφέτερα, xoi τὰ Tou- Εἰ δ᾽ ὥς τι
ES = ELOOTES
σεμινύνοντ at TS,
g Cat a
dm E g SD Le,
Juv χοινωνίαν οὐχ ἐξ ἴσου DA 2 ἤδη ἀκη-
Al ,
\ ἐάσω, xai ΠΕέρσαις — ó που δὴλ
πάλαι VP
xoi Ἡρόδοτος --- l
« Νομιίίζουσι γὰρ; φησὶ, Art μὲν ἐπὶ τὰ
e , Ὁ 3^ “ * en o m τῶν ἄλλων ἂν ELEV, OTL πε-
ονται * τοῦτο γὰρ Δἰγύπτιοι xal
Rav πρότεροι. Οὐδ᾽ ὅτι συῶν ἀπέ-
4 APE Sz ATE "T χονται * xat γὰρ ταῦτ Αἰγύπτιοι, xat
, RPOGE
χαὶ ἰχθύων * χαὶ χυάμων γε Ilo0z-
tous les fruits et les produits de la terre, qui leur manifestent la ces visibles messagers d'en haut, ces véritables anges célestes, (les astres), ils les estiment à l'égal du néant,
Si les Juifs, dit Celse, se bornaient à observer ainsi leur loi, il n'y aurait pas de reproche à leur adresser, mais plutót à ceux qui abandonnent leurs coutumes propres pour imiter celles des Juifs. Mais s'ils s'enorgueillissent d'une gesse supérieure el dédaignent la société des aulres hommes,
éclairs,
divinité,
ils ont tort, car on leur a déjà dit que méme leur croyance au sujet du ciel ne leur appartient pas en propre, puisque — je laisse de côté tout le reste —les Perses également, comme le montre Hérodote, ont eu depuis longtempsla méme opinion, «Ils ont coutume, dit cet auteur !, de monter sur les sommets les plus élevés pour sacrifier à Zeus, et ils appellent ainsi tout le cercle du ciel. » Peu importe, il me semble, qu'on appelle ce dieu supréme Zeus Hypsistos, ou Zen, ou Adonai, ou Sabaóth, ou Ammon comme les Égyp-
CELSE
γόρας τε xaX οἱ μαθηταὶ χαὶ ἐμψύχων ἁπάντων. Οὐ wm οὐδ᾽ εὐδοχιμεῖν ' - E 1 , ^ , παρὰ τῷ θεῷ xat στέργεσθαι διαφόρως τι τῶν ἄλλων τούτους, εἰχός * χαὶ πέμπεσθαι μόνοις αὐτοῖς ἐχεῖθεν ἀγγέλους, ὅτι δή τινα μαχάρων χώραν λαχοῦσιν - ὁρῶμεν γὰρ αὐτούς τε
1 Y τ , , Er e χαὶ τὴν χώραν, τίνων ἠξίωνται. Οὗτος
: τ La , Uu ! ' γοητείας ὑπαχθείς τε xat ψευσθεὶς, ,
, , *, , —— P^ χαγεινὴς O9X. ET ἀγαθῷ τελει γεγο-
tiens, ou Papai comme les Scythes. Ce n’est pas non plus leur circoncision qui peut les rendre plus saints que les autres hommes, car les Égyptiens et les Colques ont pratiqué cet usage avant eux ; ni l'abstinence de la viande de pore, car ceci encore est pratiqué par les Égyptiens, qui s'abstiennent en outre de chèvres, de brebis, de bœufs et de poissons ; Pythagore et ses disciples ne s'abstenaient-ils pas de fèves et de toute nourriture animale ? Enfin il n'y a pas apparence qu'ils jouissent de l'estime et de l'amour de Dieu à un plus haut degré que les autres hommes, ni que seuls ils aient le privilège de recevoir des messagers de là haut, parce qu'ils ont obtenu en partage une terre de bienheureux : car nous voyons le cas que l'on fait d'eux et de leur pays. Que cette troupe nous laisse donc en paix, apres avoir recu le châtiment de son impudence :
gens qui ne connaissent pas le grand Dieu, mais qui séduits et trompés par l'imposture de Moise ont prété l'oreille à ses lecons pour une mauvaise fin.