‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 139 sur 273 · ET · texte numérisé non relu

ET

M Lu E , - € ὑμᾶς εὐωχεῖσθα

or, Ὁ \ EN LP, δελφὸν ἴΙουλον, τὸν αἰδεσιμώτατον

RQ: 02

πατριάρχην, παρήγεσα xai τὴν λεγο-

es Le μένην εἶναι παρ᾽ ὑμῖν ἀποστολὴν χω-

avis préalable οἱ forcés d'apporter aux caisses du fisc une quantité d'or incalculable. J'ai vu de mes propres yeux une partie de ces misères; j'en ai appris un plus grand nombre lorsque j'ai trouvé les registres que l'on conservait pour servir contre vous. J'ai arrêté un nouvel impót que l'on se préparait encore à vous réclamer; j'ai empéché ainsi l'impiété d'un traitement aussi injurieux ; j'ai jeté au feu les registres déposés contre vous dans mes archives,de facon qu'il ne fût plus possible de lancer contre vous une telle diffamation impie ἡ L'auteur de tous vos maux, ce fut moins mon frere Constance, d'heureuse mémoire, que ces hommes à l'esprit barbare et au cœur impie qui s'asseyaient à sa table et que j'ai saisis de mes mains, précipités dans la fosse et mis à mort, si bien que le souvenir méme de leur perte sera abol parmi nous *. Puis, voulant encore accroitre votre bonheur, j'ai conseillé à mon frère Iule,

1. Quelle diffamation? quelle impiété? Ces mots à la fois vagues et exces-

sifs étonnent.

2. La lettre 23 s'exprime en termes analogues sur les conseillers de Constance. Ce prince était non le frére, mais le cousin germain de Julien.

Πέφυχε γὰρ τοὺς ἔν τιν! μερίμνῃ ἐξεταζομένους περιδεῖσθαι τὴν διάγοιαν χαὶ ul τοσοῦτον εἰς τὴν προσευἀγατείνειν τολμᾶν, τοὺς δὲ JR ἔχοντας τὸ api-

ὁλοχλήρῳ du οἱ χαίροντας, λατρείας ποιεῖσθαι τῷ μείζονι, τῷ δυναμένῳ χατευθῦναι τὴν βασιλείαν ἡμῶν ἐπὶ τὰ χάλλιστα, χαθάπερ προαιρούμεθα.

εἶν ὑμᾶς; ἵνα χἀγὼ, ne διορθωσάμενος, τὴν £x πολλῶν ἐτῶν ἐπιθυμου-

, , évay map ὑμῶν ἰδεῖν οἰχουμένην

le vénérable patriarche ‘, de supprimer ce que vous appelez l'apostolé? et de ne plus permetire dans l'avenir à quelques-uns d'aecabler injustement votre peuple de telles exigences d'impóts : ainsi vous vivrez sans souci dans toutes les parties de mon empire, et, jouissant [de la paix], vous adresserez encore de plus ferventes prieres en faveur de mon empire au Dieu tout-puissant et créateur, qui ἃ daigné me couronner de sa droite immaculée.

Car c'est un fait naturel que ceux qui vivent dans l'inquiétude ont la pensée enchainée et n'osent méme pas tendre les mains pour la prière ; mais ceux qui sont dans une compléte sécurité et se réjouissent de toute leur àme adressent volontiers pour l'empire leurs adorations suppliantes à l'Étre supréme, à celui qui peut diriger notre règne dans la voie du bien, comme nous le désirons. Voilà ce que vous devez faire pour

1. On identifie ce personnage avec Hillel Il, patriarche ou ethnarque des Juifs, qui parait avoir fonctionné à Tibériade de 320 à 370 (Graetz, Geschichte

der Juden, IV, 484).

2. C'est l'impót prélevé au profit du patriarche par un ἀπόστολος dans les communautés juives (Graetz, op. cit., p. 305) et qui fut confisqué plus tard par Théodose II (Code Théodose, XVI, 8, 24).

JULIEN

, - | NEC - - Lj δόξαν δῶ ps0 ὑμῶν τῷ χρείττονι.

que, de mon cóté, apres avoir terminé avec succes la guerre contre les Perses, je puisse rebálir la sainte ville de Jérusalem que vous souhaitez depuis longtemps voirrestaurée et que je vienne avec vous y honorer le Tout-Puissant *.

189. — Fragment de lettre ou discours (jadis inséré dans la Lettre à Thémistius); éd. Hertlein, p. 379,

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: Z MARINAS DA C mh NS AYATPATEVTOS, EYEIPIMEVOU CE 099

Aw EE X eX νῦν; Exo δὲ ε

! , , ^ 1 , χρόνοις αὐχοτήσασθαι διενοήθην αὖ- Ν , ι - , , , , ^ τὸν els τιμὴν τοῦ χληθέντος ἐπ αὐτῷ Θεοῦ * νυνὶ δὲ ἐχρησάμην αὐτῷ

- EO. en E , δεῖξαι βουλόμενος, ὅτι τῶν ἀνθρω-

Ne nous laissons donc ni tromper ni troubler par les discours de qui que ce soit, au sujet de la Providence. Ceux qui nous injurient ainsi, les prophètes juifs, que diront-ils à propos de leur temple qui a été renversé trois fois, et qui méme aujourd'hui n'est pas encore relevé? Non que je leur en fasse aucun reproche, moi qui si longtemps apres ai pensé à res-

1. Cf. sur ce projet et les circonstances qui s'opposérent à sa réalisation Ammien Marcellin, XXIII, 1 et les textes qui seront mentionnés plus loin dans le commentaire de ce fragment. Notre lettre, à laquelle Sozoméne fait déjà allusion (V, 22), aurait été écrite à Antioche entre aoüt 362 et mars 363. Cependant l'authenticité en a été contestée depuis longtemps (Martinius, La Bleterie), notamment à cause du ton trop favorable aux Juifs qu'on y remarque. D'autre part, elle a été défendue par Teuflel (Zeitschrift für Geschichtswissenschaft de Schmidt, IV, 61) en 1845, En dernier lieu, M. Schwarz (De vita et scriptis Iuliani imperatoris, Bonn, 1883) l'a condamnée pour des raisons de style, tandis que M. Franz Cumont (Sur lauthenticité ds quelques lettres de Julion, Gand, 1889) la croit authentique pour le fond, mais rédigée par la chancellerie impériale. Pour ma part, je crois la lettre apocryphe ou fortement interpolée.

πίνων οὐδὲν ἄφθαρτον εἶναι δύνατλι taurer ce temple en l'honneur

X τοιχῦτα γράφοντες ἐλή- du Dieu qui en a reçu le nom (?). uv προφῆται, γραδίοις ψυχροῖς $p»- Mais cela me sert d'exemple pour montrer qu'aucune œuvre humaine ne peut étre impérissable et que les prophetes qui ont écrit de pareilles choses ne sont que des radoteurs dignes de la compagnie de vieilles femmes stupides '.

1. Julien (?) attaque encore les prophètes juifs dans un autre passage de cette méme lettre, p. 386, Herllein, 1, 5 suiv.: oi τῶν ᾿Ιουδαίων προφῆται διατεταμένω: συγχατασχενάζοντες, ὑπὸ τῶν ἀθλίων τούτων τῶν προσνειμάντων ἑαυτοὺς τοῖς Γαλιλαίοις θχυμάζονται, Ailleurs (Ep. 63, p. 587 Hertlein, il raille les Juifs (sans les nommer) qui souffrent toutes les privations : ὑείων ὅπως μὴ γεύσαιντο μηδὲ πνιχτοῦ un ἄρα τοῦ ἀποθλιδέντος (cf. Acles des Apótres, xv, 20 et 29). Écrivant aux Alexandrins (Ep. 51, p. 556 H.) il leur reproche d'emboiter le pas derrière les Galiléens, c'est-à-dire des Hébreux apostats, alors que les vrais Hébreux ont été autrefois les esclaves des Égyptiens, asservis à leur tour par Alexandre. Quant aux nombreux passages relatifs à la Bible et aux Juifs qui se lisaient dans l'ouvrage de Julien contre les chrétiens et dont une partie nous a été conservée dans la réfutation de Cyrille (Contra Julianum, Migne, t. LXXVI), nous ne croyons pas devoir les reproduire, Disons seulement que Julien, tout en condamnant l'exclusivisme du monothéisme juif, approuve le Décalogue, la pratique du sacrifice et la sévérité des lois alimentaires et de pureté (Cyrille, VII, p. 238 B, C). Cp. Iuliani librorum christianos contra quae supersunt, rec. J. C. Neumann (Leipzig, 1880), la traduction des Œuvres de Julien par M. Talbot (Paris, 1863), p. 321-356, et l'article de M. Michel Adler, The emperor Julian and the Jews dans The Jewish quarterly Review, juillet 1893 (V, 591-652).

DAMASCIUS

DAMASCIUS

Philosophe néo-platonicien, le dernier chef de l'école d'Athenes, qui émi-

gra en Perse en 532.

220. — Vita Isidori, c. 55-56 et 141, dans l'abrégé de Photius, Cod. 242 (à la suite de Diogène de Laérte, éd, Didot.)

τι WE Ὥρχιζε δὲ ἀχπῖνγας

jM.

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Efpzxoy θεόν δαίμων,

τοὺς θεούς, αἰσχύνεσθαι δὲ nat αὐτόν.

$2 (c. 141). Ὁ διάδοχος Πρέ- XAcu, φησίν, ὁ Μαρῖνος, γένος ἣν

ἀπὸ ss ἐν euni Né das πόλεως͵ ᾽

(Hiérocles)' prit une femme pour en avoir des enfants. Comme le démon ne voulait pas se laisser persuader par des discours bénins à sortir du corps de cette femme, Théosébios (disciple d'Hiérocles) l'en contraignit quoiqu'il n'eüt aucune connaissance magique et ne se füt jamais occupé de théurgie. Il l'exorcisa en invoquant les rayons du soleil et le dieu des Hébreux. Là-dessus le démon s'enfuit en criant qu'il respectait les dieux, mais quil craignait aussi Théosébios.

Marinus, successeur de Proclus ?, était, dit Damascius, originaire de Néapolis en Palestine, ville bâtie au pied du

1. Célèbre philosophe néo-platonicien de l'école d'Alexandrie qui florissait

au milieu du v° siècle.

2, Comme chef de l'école d'Athènes, En 485 après J.«C,

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e , , ícxo9 ἁγιώτατον ἱερόν;

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mont Argarizos', où se trouve — ainsi continue en blasphémant cel auteur impie — un temple tres révéré de Jupiter Très-Haut, auquel fut consacré (2)? Abraham, ancêtre des anciens Hébreux, comme Île disait Marinus lui-même. Ce philosophe donc, Samaritain à l'origine, répudia ensuite les opinions de cette secte, qu'il accusait d'avoir dévié de la foi d'Abraham, et embrassa les opinions des Grecs.

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