Elégies, I
Aut ego sum causatus aves, aut omina dura, Saturnive sacram me tenuisse diem.
(Lorsque je quittai Rome et ma maitresse, je cherchai mille prétextes pour ne pas partir) : j'alléguais tantót le vol des oiseaux, tantót de funestes présages, tantót je prétendais célébrer le jour consacré à Saturne*,
croyons pas qu'il faille voir une allusion au judaïsme dans un autre passage d Horace (Sat. II, 3, 288 suiv.) où une mère, dont l'enfant grelotte la fièvre, fait vœu à Jupiter, s'il guérit, de le plonger dans le Tibre glacé, illo mane die quo tu indicis ieiunia; car le poèle ajoute qu'elle a le cerveau dérangé timore deorum. Cf. Hild, p. 35.
1. Le célèbre bois de dattiers de Jéricho, vanté par Strabon, Pline, Josèphe elc,, et qu'Hérode avait prolongé jusqu'à Phasaélis. Cf. Schürer, I, 311, note 36.
2. Le samedi; encore un poète « sabbatisant » ; cf. n° 131 c.
248 AUTEURS LATINS
OVIDE P. Ovidius Naso, poète célèbre, 43 av.-18 (?) ap. J.-C.
1:34. — a. — Ars amatoria, Y, 75 (publié vers l'an 1 av. J.-C.).
Nec te pratereat Veneri ploratus Adonis Cultaque ludæo septima sacra Syro.
(Si tu veux chercher une maitresse, entre autres lieux de réunion favorables), n'oublie pas les fétes d'Adonis, que pleura Vénus, ni les cérémonies célébrées le septiéme jour par le Juif de Syrie.
b. — Ibid., 1, 415.
Quaque die redeunt, rebus minus apta gerendis, Culta Palæstino septima festa Syro.
(Pour commencer une cour, choisis un jour triste et inoccupé, par exemple l'anniversaire de la balaille de l'Allia) ou le jour, peu propre aux affaires, où revient, chaque semaine, la fête célébrée par le Syrien de Palestine *.
A3. — Remedium amoris, v. 217 suiv, (publié vers l'an 1 ap. J.-C.).
Nec pluvias opta, nec te peregrina morentur Sabbata, nec damnis Allia nota suis.