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pov αὐτὸς ἢ ἀχούσας ἄλλων λέγω. Ὡς
πτιοι τῶν Κόλχων * νομίζειν δ᾽ ἔφασαν Lj / > K p οἱ Αἰγύπτιοι τῆς Σεσώστριος στρατιῆς
Il est manifeste que les Col-, ques sont des Egyptiens ;je l'avais pensé moi-méme avant de l'entendre dire. Préoccupé de cette question, j'ai interrogé les uns etles autres : les Colques se souvenaient des Égyptiens plus que les Égyptiens des Colques.
Les Égyptiens disaient qu'ils croyaient les Colques un débris de l'armée de Sésostris.
J'avaisconjecturé uneorigine commune à ces deux peuples
1. Ce texte est cité par Joséphe, C. Apion, I, 22, et Ant. jud., VIII, 10.3; ll est longuement commenté par Gardner Wilkinson dans l’Hérodote (trad, anglaise) de Rawlinson, et par Wiedemann, Herodots zweites Buch (Leipzig,
1890), p. 410 et suiv.
Jj AUTEURS GRECS
entre autres raisons parce qu'ils ont tous deux la peau brune et les cheveux crépus; mais cet argument n'a pas grande valeur, car il y a d'autres nations
semblables. Ce qui était plus importantàmes yeux, c'est que de tous les hommes, seuls les Colques, les Égyptiens et les Éthiopiens pratiquent? depuis les temps les plus anciens la circoncision.
Les Phéniciens et les Syriens de Palestine * reconnaissent eux-mémes avoir appris des Égyptiens cet usage. Les Syriens? des bords du Thermodon et du Parthénios et les Macrons, leurs voisins, disent qu'ils l'ont récemment recu des Colques.
τῇ [[αλαιστίνῃ xoi αὐτοὶ ὁμιολο- ^ , , , ; γέουσι παρ Αἰγυπτίων μεμαθηχέναι,
Σύροι 8i οἱ περὶ Θερμώδοντα xol
1. L'expression à Παλαιστίνη Συρίη (I, 105; II, 106; IIT, 91) ou simplement Παλαιστίνη (VII, 89) désigne chez Hérodote tout le pays situé entre la frontière de Phénicie et Gaza (III, 5), côte et intérieur; elle comprend donc notamment et méme principalement le territoire des Philistins, le seul que l’historien eût visité (II, 106). Il est vrai que, d’après la Bible (Juges, xiv, 35 I Samuel, xvn, 26, etc.), les Philistins, peuple non sémitique, ne pratiquaient pas la circoncision ; mais cette assertion, vraie dans l'ancien temps, avait sans doute cessé de l'étre à l'époque d'Hérodote. Nous croyons donc que dans ce passage il s'agit des Philistins et non des Juifs. 11 serait étonnant de voir les Juifs avouer à Hérodote qu'ils avaient emprunté aux Égyptiens cette pratique, alors qu'on sait l'origine toute nationale que lui attribue la Bible. — Quant aux Phéniciens, Aristophane confirme le témoignage d'Hérodote en les appelant ψωλοί (Oiseaux, v. 507), quoique izéchiel, xxxi, 30, range les Sidoniens parmi les incirconcis,
2. Il s'agit ici des Cappadociens qui sont souvent désignés sous le nom de Syriens ou Assyriens. Un texfe de Pétrone (Satiricon, c. 68-9) confirme que la circoncision se rencontrait chez eux. Aprés Σύροι δὲ on a proposé d'insérer καὶ Παφλαγόνες parce que le Parthénios ne coule point en Cappadoce.