‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 19 sur 273 · Histoires · texte numérisé non relu

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Kai Σύροισι πεζὴ ὁ Nexóg cup- Nécós attaqua les Syriens

1. Affirmation inexacte, car, sans parler des tribus de l'Afrique intérieure, la circoncision se rencontre encore chez des peuples qu'Hérodote aurait pu connaitre, par exemple les Arabes, les Troglodytes, les Thraces Odomantes (Aristophane, Acharniens, v. 161, avec le scoliaste).

2. La dernière phrase de cet Sidi depuis “Ὡς δ᾽ ἐπιμισγόμενοι serait mieux placée à la fin de l'alinéa précédent.

3. Le témoignage deux fois répété (ici et IT, 37) d' Hérodote au süjet de la circoncision des Égyptiens est confirmé non seulement par Aristophane, Diodore et Strabon, mais encore par certaines momies et des monuments figurés (Chabas, Revue archéologique, 1861, p. 298 suiv.); toutefois cette pratique ne parait pas avoir été universelle. Le texte αὐ Jérémie, 1x, 24-25, qu'on a souvent invoqué pour établir que les Égyptiens étaient incirconcis, prouverait plutót le contraire,

' Li" ν᾿ ὀχλὼν ἐν Μαγδόλῳ ἐνίχησε, μετὰ δὲ τὴν μάχην ΚΚάδυτιν πόλιν τῆς Συρίης ee , 7 “Ὁ - Y» ἘΞ ἐοῦσαν μεγάλην εἷλε * ἐν τῇ δὲ ἐσθῆτι - 9 ἐν ἔτυχε ταῦτα χατεργασάμενος; ἀνέθηχε τῷ ᾿Απόλλωνι πέμψας ἐς Βραγχίδας

par terre etles vainquità Magdolos. Après la bataille il s'empara de Cadytis, qui est une grande ville de la Syrie. Le vêtement qu'il portait le jour de cette victoire, il l'envoya

aux Branchides, temple des Milésiens, pour le consacrer à Apollon.

1. On a supposé que la bataille de Magdolos ici mentionnée était iden-

tique à celle de Megiddo (IL Rois, xxuz, 29 et suiv.) où Josias, roi de Juda, fut vaincu et tué par le pharaon Néchao, vers 608 av. J.-C. Hérodote aurait confondu Megiddo, au pied du Carmel, avec une forteresse quelconque du nom de Migdal (fort, dans les langues sémitiques), par exemple le Μαγδωλός d'Hécatée (fr. 282, Müller), le Migdal de la Bible (Jérémie, xiiv, 1; xrvr, 14; Exode, xiv, 2; Nombres, xxxn, 7, etc.), place forte située sur la frontière orientale de l'Égypte, entre Péluse et Sélé (Itin. Anton., 14, p. 171). Cette confusion nous parait d'autant moins probable qu'aprés la bataille (c'est-à-dire en conséquence de sa victoire) Néchao s'empara de Cadytis : or cette place, dont Hérodote fait ailleurs l'extréme boulevard de la Palestine (III, 5), « une ville à {eu prés aussi grande que Sardes », ne peut être que Gaza (assyrien : Khazitou), et non pas, comme on l'a souvent prétendu, Jérusalem (Qades'ah, « la sainte »), Gath, ou Qadesh sur l'Oronte; nous savons d'ailleurs positivement par Jérémie, ch. xzvir, que le pharaon s'empara de Gaza. La prise de cette ville s'explique trés bien aprés une victoire remportée sur les Philistins vers la frontière d'Égypte (Jérémie nous montre le pharaon semant la terreur dans toutes les villes des Philistins); elle n’aurait aucun sens après la bataille de Mageddo, livrée à 50 lieues de là. Concluons donc que les deux batailles sont différentes et marquent deux étapes successives de Néchao dans sa marche victorieuse sur l'Euphrate, qui devait être arrèlée à la journée de Carchémis, De toute cett» campagne, Hérodote ne connait que les opérations du début, soit par Hécatée, soit pour avoir lu lui-màme, au temple des Branchides, l'inscription dédicatoire de l'offrande de Néchao. Voir sur cette question Wiedemann, Herodots zweites Buch, p. 568, et les nombreuses dissertations citées par cet auteur, parmi lesquelles nous menlionnerons seulement Hitzig, De Cadyti urbe Herodotea (Gótlingue, 1329) et Stark, Gaza und die philistüische Küste (Iéna, 1852), p. 211 et suiv.

CHŒRILOS DE SAMOS | 5

CHŒRILOS DE SAMOS

Poète grec de la fin du ve siècle, auteur d'un poème épique, où il chantait la victoire des Grecs sur les Perses, Il ne nous en reste que quelques fragments, qui ont élé réunis et commentés par Næke, Chœrili Samii quae super-

sunt (Leipzig, 1817).

48. — Fragment 4 Didot (à la fin du volume HESIOpI CARMINA, p. 24), d'après Josèphe, Contre Apion, 1, 22".

Koi Χοιρίλος δὲ ἀρχαιότερος γενό-

ἡμῶν, ὅτι συνεστράτευται Epis τῷ

τελευταῖον xai τὸ ἡμέτερον ἐνέταξε

Chærilos, un des plus anciens poètes, rappelle aussi notre peuple et dit qu'il prit part à l'expédition de Xerxes, roi de Perse, contre la Grèce. Apres avoir énuméré tous les peuples, il cite à la fin le nótre en ces termes :

L4 *, τι ΟΝ 4 » LA x , ὥχευν ὃ ἐν Σολύμοις OPEGLV, πλατέῃ παρὰ λίμνη»

ἵππων δαρτὰ πρόσωπ᾽ ÉPOPEUY ἐσχληκότα καπνῷ.

Aprés eux marchaient des gens étonnants à voir :

Leurs lévres parlaient la langue phénicienne,

Ils habitaient dans les monts Solymiens, prés d'un lac étendu; La téte farouche, les cheveux rasés en rond ; par-dessus

Ils portaient le cuir d'une téte de cheval, séché à la fumée.

Δῆλον οὖν ἐστιν, ὡς oigo, πᾶσι») UY αὐτὸν μευνῆσθαι, τῷ xoi τὰ Σόλυμα ὄρη ἐν τῇ ἡμετέρα εἶναι χώρα, ἃ χα-

τὴν "Ac

LU ' - MM αὐτὴ γὰρ πᾶσων τῶν

pev Λιμνὴν "

Il est, je crois, évident pourtout le monde qu'il parle de nous, puisque les monts Solymiens sont situés dans notre pays, ainsi que le lac dit Asphaltite,

1. Pour les fragments conservés seulement par Josèphe, nous suivons généralement le texte de l'édition Niese (Berlin, Weidmann, 1889).

GRECS

qui est bien le plus étendu et le plus important de tous les lacs de Syrie'.

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