‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 20 sur 273 · Ue τ e , , \ , p · texte numérisé non relu

Ue τ e , , \ , p

xat ἁλμυρὰν ὥστε μιηθένα ἰχθὺν ἐγγί-

S'il existe réellement, en Palestine comme on le raconte, un lac tel que si on y plonge un homme ou une béte de somme, les membres liés, le corps surnage et ne coule pas au fond, ce serait là une confirmation de ce que nous venons de dire”;

1. Quoi qu'en disent Joséphe et ses commentateurs il n'est guère probable que le peuple mentionné par Choerilos soit les Juifs. Les seuls monts Solymiens connus se trouvaient sur Ja côte orientale de la Lycie, au-dessus de Phasélis (Strabon, XIV, 3, 9) ; l'on y cherchait la patrie des fabuleux Solymes d’Homère que beaucoup identifiaient avec les Pisidiens ou les Milyens; dans cette hypo thése le « lac étendu » serait un des nombreux lacs du Taurus occidental. Il est à remarquer, en outre : 1? que la coiffure chevaline décrite par Choerilos est celle qu'Hérodote (VII, 70) attribue aux Éthiopiens orientaux dans l'armée de Xerxés et conviendrait fort mal aux Juifs; 29 que la tonsure ronde est expressément défendue par le Lévitique, xix, 27; 3° que d’après Hérodote (VII, 89), les Phéniciens et les « Syriens de Palestine » dans l'armée de Xerxès portaient des casques (xuvéa:) trés semblables à ceux des Grecs. Reste la « langue phénicienne », mais peut-être le vers est-il interpolé ou atteste-t-il simplement l'origine sémitique des Solymes de Lycie, soutenue par plusieurs savants; de ces deu£ hypothèses la première est la plus vraisemblable. Voir sur la question des Solymes, Treuber, Geschichte der Lykier (Stuttgart, 1889, p. 21 suiv.), et, sur les controverses infinies auxquelles a donné lieu notre fragment, Næke, op. cit., p. 130 suiv.

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