Fr. 1 Peter, chez Minucius Felix, Octavius
Scripta eorum (Iudeorum) relege vel, si Romanis magis gaudes, ut transeamus veteres, Flavi Iosephi vel Antonii Iuliani de ludaeis require : iam scies, nequitia sua hanc eos meruisse fortunam, nec quidquam accidisse quod non sit iis, si in contumacia perseverarent, ante praedictum.
(Si vous voulez avoir la preuve que les Juifs, par leur mauvaise conduite, ont été les vérilables auteurs des maux qu'ils ont soufferts) relisez leurs écrits, ou, si vous préférez les auteurs romains, sans parler des anciens, recherchez les livres de Flavius Josephe? ou d'Antonius Julianus sur les Juifs*: vous y verrez que c'est par leur perversité qu'ils sesont attiré cette destinée, et qu'il ne leurestrienarrivéqui neleurait été prédit d'avance s'ils persévéraient dans leur obstination. :
1. Cp. Léon Renier, Sur les officiers qui assistérent au conseil de guerre tenu par Titus avant de livrer l'assaut au temple de Jérusalem (Mém. Acad. inser., XXVI, 4, p. 269 suiv.).
2. Cet ouvrage, la première apologie du christianisme qui nous soit parvenue, date environ de l'an 180,
3. ll est singulier de voir ranger Flavius Josèphe parmi les auteurs romains ; on a supposé ici une corruption du texte.
4. L'identité de cet historien avec l'officier mentionné par Joséphe a déjà été proposée par Tillemont.On a supposé, non sans vraisemblance, que le livre de Julianus était une des sources (indirectes?) du récit de Tacite sur la guerre de Judée et les croyances des Juifs (J, Bernays, Gesammelte Abhandlungen, II, 173).