‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 199 sur 273 · Cp. supra, no 170 a (Sat. III · texte numérisé non relu

Cp. supra, no 170 a (Sat. III

2. ll s'agit probablement d'une de ces Juives mendiantes qui ont fixé leur séjour dans le bosquet de Numa (supra, n? 170 a).

entre la chair humaine et celle du porc, dont s'est abstenu son pere ; bientót méme il se fait circoncire. Élevé dans le mépris des lois romaines, il n'apprend, n'observe, ne révere que la loi judaique, tout ce que Moise a transmis à ses adeptes dans un volume mystérieux : ne pas montrer la route au voyageur qui ne pratique point les mémes cérémonies; n'indiquer une fontaine qu'au seul circoncis. Et tout cela parce que son père passa dans l'inaction chaque septième jour, sans prendre aucune part aux devoirs de la vie‘.

1. Ce texte remarquable n'est pas seulement curieux parce qu'il réédite les attaques connues contre les pratiques juives (sabbat, circoncision, horreur de la viande de porc, prétendu culte du ciel et des nuées : cf. Auteurs grecs, Hécatée, p. 16) et parce qu'il dénonce, avec une exagération manifeste, l'esprit de corps et l'exclusivisme des Israélites : c'est encore un des rares documents authentiques qui fassent allusion à ces demi-prosélytes juifs, φοδούμενοι ou σεδόμενοι τὸν θεόν (Jos., Ant., XIV, 7, 2), metuentes, yiré Adonai, qui adoptaient certaines pratiques juives, sans se faire tout à fait Juifs, Nous avons déjà rencontré la trace de ces demi-prosélytes chez Horace, Tibulle, Ovide et Pétrone; le texte de Juvénal fait entrevoir quelle a dû être leur importance dans l'aecroissement des communautés juives : le fils du σεθόμενος devenait souvent un Juif complet. L'interprétation de notre texte, à la lumière des documents épigraphiques (C. I. L., V, 1, n° 88; cf. Eph. epigraph., IV, 291, n. 838) et littéraires,a été donnée par J. Bernays, Die Gottesfürchtigen bei Juvenal dans Commentationes... in honorem Mommseni (Berlin, 1877), p. 563-9 — Gesammelte Abhandlungen, M, 71-80.

ἵν eo =

AUTEURS LATINS

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