après J.-C
maiore tum vi famaque agebat, certantibus provinciarum et exercituum studiis. Atque ipse, ut super fortunam crederetur, decorum se promptumque in armis ostendebat, comitate et adloquiis officia provocans ac plerumquein opere, in agmine, gregario militi mixtus, incorrupto ducis honore.
Tres eum in Iudza legiones, quinta, et decuma, et quinta decuma, vetus Vespasiani miles, excepere. Addidit e Suria duodecumam et adductos Alexandria duo et vicensimanos tertianosque; comitabantur viginti socie cohortes, octo equitum alæ, simul Agrippa Sohæmusque reges et auxilia regis An-
LATINS
déjà entouré d'une réputation militaire qu'il avait conquise lorsque tous deux étaient encore dans la condition privée, se montrait alors avec des forces et une renommée plus imposantes. Les armées et les provinces rivalisaient d'ardeur à le servir. Lui-méàme, désireux de paraitre supérieur à sa fortune, faisait voir sous les armes beaucoup de dignité et d'activité, engageant les cœurs par son affabilité et sa grâce, et souvent. dans les travaux, dans les marches, se mélantau simple soldat sans rien perdre du prestige d'un chef.
Trois légions l'attendaient en Judée : la V°, la X°et la XV*, tous vieux soldats de Vespasien.
Il y joignit la XII* qu'il tira de Syrie, et des détachements de la XXIF et de la III* qu'il fit d'Alexandrie ‘. Il était accompagné, en outre, de vingt cohortes alliées, de huit ailes de cavalerie, des rois Agrippa?
venir
1. Voici les noms exacts de ces légions : V Macedonica, X Fretensis, XV Apolnaris, XI Fulminata, XXII Deiotariana, ΠῚ Cyrenaica. Nous savons par Josèphe (B. jud., V, 1, 6) que Titus n'avait emprunté aux légions égyptiennes que
deux mille hommes d'élite.
2. Agrippa II, fils d'Hérode Agrippa 1°", était depuis l'an 50 roi de Chalcis et protecteur du temple de Jerusalem; en 53 il avait échangé le royaume de Chaleis contre un territoire plus considérable, qui fut encore agrandi par
tiochi, validaque et solito inter accolas odio infensa ludwis Arabum manus, multique quos urbe atque Italia sua quemque spes acciverat occupandi principem adhue vacuum.
His cum copiis fines hostium ingressus, composito agmine cuncta explorans paratusque decernere, haud procul Hierosolymis castra facit.
82. Sed quoniam famosa urbis supremum diem tradituri sumus, congruens videtur primordia eius aperire.
Iudzeos Creta insula profugos novissima Libyz insedisse memorant, qua tempestate Satur-
et Sohémus'!, des auxiliaires du roi Antiochus?, et d'un corps vigoureux d'Arabes? animés contre les Juifs de la haine ordinaire entre peuples voisins ; sans compter une foule de Romains, qui, du sein de la capitale et de l'Italie, étaient accourus autour d'un nouveau prince pour s'emparer de ses premieres affections.
A la téte de ces forces, Titus entra sur le territoire ennemi, marchant en ordre, faisant reconnaitre tous les lieux, et toujours prét à combattre. Il vint ainsi camper non loin de Jérusalem *.
Mais puisque nous allons conter les derniers jours de cette ville fameuse, il nous parait convenable de rappeler ici ses origines.
On raconte que les Juifs, fuyant l'ile de Crete, s'établirent aux extrémités de la Libye à l'é-
Néron; sa capitale était Césarée de Philippe qu'il appela Néronias. En 69 il s'était rendu à Rome d'oü il rentra précipitamment aprés la proclamation de
Vespasien (Tac., Hist., IT, 81).