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A savoir que l'eau salée est plus lourde que l'eau douce

THÉOPHRASTE 1

γεσθαι, τὰ δ᾽ ἱμιάτια ῥύπτειν, ἐάν τις Car on assure que l'eau de ce διασείσῃ βρέξας. lac est si amère et si salée qu'aucun poisson n’y peut vivre et qu'il suffit, pour nettoyer des vétements, de les y tremper et de les secouer ‘.

THÉOPHRASTE

Philosophe péripatéticien, né à Erésos (ile de Lesbos), mort en 287 av. J.-C. Disciple et continuateur d'Aristote, il avait écrit, entre autres ouvrages, un traité Des Lois, qui est le premier monument de la science du droit comparé; il n'en subsiste que des fragments,

ἐν. — Fragment 151 Wimmer (éd. Didot), cité par Porphyre, De abstinentia, II, 26, éd. Hercher (cf. Eusèbe, Praepar. evang., IX, 2).

$1. Καίτοι Σύρων μὲν ’Ioudator διὰ Parmi les Syriens, les Juifs,

τὴν ἐξ ἀρχῆς θυσίαν ἔτι χαὶ νῦν, φησὶν dit Théophraste', sacrifient en-

1. Il s'agit ici de la mer Morte ou lac Asphaltite. Les faits allégués par Aristote sont exacts au moins pour certains endroits de ce lac oü la densité de l'eau atteint 1,250; mais c'est le chlorure de magnésium et le brome, non le sel marin, qui rendent cette eau impropre à la vie animale. On trouve un texte à peu prés semblable dans un Probléme de la collection pseudoaristotélique (Aristote-Didot, IV, 331; Problemata inedita, 111, 49) : « Qu'est-ce qui prouve que plus l'eau est épaisse, plus elle est salée? On dit que l'eau de la mer Morte (ἡ νεκρὰ θάλασσα), en Palestine, qui est trés épaisse, est en même temps la plus saumâtre de toutes les eaux. Qu'est-ce qui prouve qu'elle est trés épaisse? C'est que si l'on y plonge un homme ou un animal, aprés l'avoir lié, le corps est soutenu par l'eau et n'enfonce pas, tant l'eau est épaisse et porte les objets immergés. Qu'est-ce qui prouve qu'elle est très saumâtre ? C'est qu'elle nettoie toutes les immondices; il n'y a pas de détersif qui enlève mieux les taches, or, c'est là l'indice d'une composition extrèmement salée : à preuve, tous les sels nettoient, mais le nitre mieux encore, parce qu'il est plus saturé de principes salins. »

2. Probablement dans son traité De la piété (περὶ εὐσεδείας) mentionné par Diogene Laérce,

- Ἂς ' 9 *, τοῦντες Oi ταῦτα νυχτὸς XX. HAT I

μέλι xat οἶνον Ae!

xov τὴν θυσίαν θᾶττον, ἵνα voi

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qe CHR αὐτο Uode οὗτοι πρῶτοι τῶν τε λοιπῶ ᾽ , ' *, * ἀναγγὴ γαὶ οὖν. ἐπιθυμ,

* 1. Nous soupconnons ici une faute de texte;

GRECS

core les animaux d'après la coutume primitive; s'ils voulaient nous imposer le méme genre de sacrifices, nous nous y refuserions. En effet, ils ne mangeaient pas la viande des victimes; ils jetaient dansle feu la béte tout entiere, de nuit, apres l'avoir arrosée de miel et de vin, el achevaient le sacrifice rapidement, pour que celui qui voit tout? ne füt pas témoin de cette horreur. Ils font cela à jeun, et pendant toute cette période, le jour, en leur qualité de race de philosophes, ils ne cessent de s'entretenir de la divinité; la nuit ils contemplent les étoiles, levant les yeux vers elles et les invoquant dans leurs prieres.

Ilsfurentles premiersàimmoler les animaux et les hommes mémes, par nécessité οἱ non par inclination *.

les mots que nous avons

placés entre parenthèses doivent être descendus deux lignes plus bas, après ὄντες (le copiste aura été trompé par les syllabes identiques νηστεύτοντες, ὄντες). Nous avons conformé notre traduction au texte ainsi amendé,

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