Iudæa illustris est aquis
sed natura non eadem aquarum
omnium. lordanis amnis eximise suavitatis, Paneade fonte dimissus, regiones præterfluit amcnissimas, mox in Asphalitem lacum mersus stagno corrumpitur.
ὃ 2. Qui Asphaltites gignit bitumen,? animal non habet, nihil in eo mergi potest : tauri etiam camelique impune ibi fluitant.
ὃ 3. Est et lacus Sara'extentus passuum sedecim milibus, circumsæptus urbibus plurimis et celebribus, ipse par optimis.
Sed lacus Tiberiadis omnibus anteponitur, salubris ingenuo æstu et ad sanitatem'usu 'efficaci.
La Judée est illustre par ses eaux, mais elles n'ont pas toutes méme nature. Le Jourdain, fleuve d'une douceur exquise, sorti de la source de Panéas, arrose des contrées délicieuses; bientôt il se perd dans le lac Asphaltite et se corrompt au contact de ses eaux stagnantes*.
Ce lac Asphaltite produit le bitume, ne renferme aucun animal; rien ne peut y couler à fond : les taureaux et les chameaux méme flottent impunément à sa surface?.
On y trouve un autre lac, celui de Sara (Génésara), d'une étendue de 16 milles, bordé toutautour de villesnombreuses et peuplées, lac'qui ne le cede pas aux plus beaux du monde.
Cependant on préfère à tous les lacs celui de Tibériade, célèbre
Judée on peut encore citer Vitruve, VIII, 3, 8 fin. qui le fait exhaler « par le lac de Joppé en Syrie » : Item Iope in Syria Arabiaque Nomadum lacus sunt immani magnitudine qui emittunt bituminis maximas moles, quas diripiunt
qui habitant circa.