CLÉARQUE DE SOLI
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€ ^ L4 E Yrepoyièns, εἴ τι σοι δοχεῖ.
ὃ 3. — Κἀχεῖνος τοίνυν τὸ μὲν γέ- , TS 2 " a vos, [ἔφη], ἣν IouSateg &x τῆς Κοίλης Ν 4 O$ b ; ^ LOCO ΤᾺ 2 Συρίας. Οὗτοι δέ εἰσιν ἀπόγονοι τῶν ἐν
^r - , MEL. e ἰνδοῖς φιλοσόφων * χαλοῦνται δὲ, ὥς
Y" ? x - , τοὔνομα λάδοντες ἀπὸ τοῦ τόπου " A) LA -
προσαγορεύεται γὰρ ὃν χατοιχοῦσι , , , A d 1^ τόπον Ἰουδαία. To δὲ τῆς πόλεως ᾽ - - , αὐτῶν ὄνομα πάνυ σχολιόν ἐστιν * , ' L] ι T Ἱερουσαλήμην γὰρ αὐτὴν χαλοῦσιν.
τος ouv ὁ ἄνθρωπος ἐπιξενούμιενός
TE πολλοῖς XXX τῶν ἄνω τόπων εἰς
λ LE , . $2 τοὺς ἐπιθαλαττίους ὑποχαταβαίνων,
désir de t’entendre. — Eh bien, reprit Aristote, suivant le précepte de la rhétorique, parlons d'abord de la race de l'homme pour nous conformer aux modeles du genre narratif. — Dis, reprit Hypérochidès, ce que tu jugeras à propos.
— Cet homme donc, reprit-il, était, de naissance, un Juif de la Cœlé-Syrie ‘ : ces Juifs descendent des philosophes de l'Inde.
Les philosophes s'appellent, dit-on, dans l'Inde Calaniens, et en Syrie Juifs* : ils tirent ce nom du pays qu'ils habitent, la Judée. Le nom de leur capitale est tres difficileà prononcer:
ils l'appellent Jérusalémé. Cet homme, qui avait demeuré chez beaucoup de gens, était descendu peu à peu du haut du pays*
mentaire inédit sur le livre X de la République de Platon. Voir Heitz dans l'Aristote de Didot, IV, ir, 352.
1. Pour Cléarque, comme pour Théophraste (Hist. plant., 11, 6, 2, 5 et 8)
et méme pour Polybe, la Cclé-Syrie comprend toute la partie montagneuse de la Syrie, non seulement le « creux » entre Liban et Anti-Liban, mais encore la vallée du Jourdain (αὐλών) ; elle se prolonge même jusqu'à la mer Rouge. lei il s'agit évidemment de la région du Jourdain, vulgairement Palestine.
*2 Nous avons déjà vu (n? 5) Théophraste considérer les Juifs comme une « race de philosophes ». En réalité, Καλανός est un simple sobriquet individuel : les Grecs appelaient ainsi un gymAosophiste, de son vrai nom Sphinès, qui suivit l'armée d'Alexandre; ce nom lui venait du mot xo (d’après Lassen : kalyana) dont il saluait tout le monde (Plutarque, AZcz., 65).
3. On a entendu par ces mots la région de Pergame (Gutschmid, Neue Beitraege zur Geschichte des alten Orients, Leipzig, 1876, p. 77 ; Hesselmeyer,
s ^ * LE - , Ελληνιχὸς ἦν, où τῇ διαλέχτῳ pó-
PCR ' 4s ws ἢ , νον, ἀλλὰ xoi vij ψυχῇ. Kat τότε διατριδόντων ἡμῶν περὶ τὴν ᾿Ασίαν, ' , \ e, \ , € rapabalwy εἰς τοὺς αὐτοὺς τόπους ὁ ἄνθρωπος ἐντυγχάνει ἡμῖν τε χαί τισιν ἑτέροις τῶν σχολαστιχῶν, πειρώμιενος
ὦ == , ε ^ = αὐτῶν τῆς σοφίας. Qc 8i «xoXAcig
vers la mer. C'était un Grec non seulement de langue, mais aussi d'âme. Or il arriva que, pendant notre séjour en Asie, s'étant rendu au méme endroit que nous, il fit connaissance avec nous et avec quelques autres hommes d'étude pour
τῶν ἐν παιδεία συνῳχείωτό, παρεδίδου τι μᾶλλον ὧν εἶχεν.» éprouver nolre sagesse. Mais comme il avait été lié avec un grand nombre de sages, il nous communiqua plutót une partie de la sienne. »
S 4. Ταῦτ᾽ εἴρηκεν ὁ ᾿Αριστοτέλης Voilà les paroles d'Aristote rapportées par Cléarque et il ajoute encore beaucoup de détails au sujet de la grande et admirable sobriété de ce Juif
ainsi que de sa continence'.
παρὰ τῷ Κἀλέχργῳ xai προσέτι πὸλπαρὰ τῷ ἱξάργχῳ LA πρόσετι πολ An» xat θαυμασίον χαρτερίαν τοῦ ? SN? D NEN , S r '
Ἰουδαίου ἀνδρὸς ἐν τῇ διαίτῃ xax σω-
Die Ursprünge der Stadt Pergamos, Tübingen, 1885, p. 41). Mais en dépit de la prétendue antiquité des relations entre Juifs et Pergaméniens « remontant jusqu'à Abraham » (Josèphe, Ant. jud., XIV, 10, 22 fin), nous doutons qu'au milieu du 1v? siècle il y eût réellement en Asie Mineure des communautés juives.
1. L'authenticité de ce texte de Cléarque a été contestée (notamment par Jonsius, De script. hist. phil., p. 98, et Meiners, Hist, doctrinarum, 1, 212), mais sans raison décisive; voir les solides arguments de J.-B. Verraert (De Clearcho Solensi, diss. inaug., Gand, 1828, p. 72 suiv.) en faveur de l'authenticité. Reste à savoir si Cléarque n'a pas prêté à Aristote un discours ficlif, sans souci de la vraisemblance chronologique. La rencontre entre Aristote el le Juif n'aurait pu avoir lieu que pendant le séjour du philosophe auprès du tyran Hermias d'Atarné (347-345 av. J.-C.), et à cette époque l'existence d'un Juif aussi profondément hellénisé est plus que problématique : elle est déjà remarquable à l'époque de Cléarque, La prétendue parenté des gymnosophistes de l'Inde avec les Juifs rappelle d'ailleurs un autre fragment de Cléarque (fr. 28 Müller = Diog. Laert., I, 9) où les gymnosophistes euxmêmes sont donnés pour ἀπόγονοι des mages,
MÉGASTHÈNE 13
MÉGASTHENE
Diplomate et historien attaché au service de Séleucos Ier Nicator, qui l'envoya comme ambassadeur en Inde (entre 302 et 291 av. J.-C.). L'ouvrage qu'il en rapporta ('Ivàx« eu 4 livres), et qui resta la principale source d'informations des Grecs sur ce pays, est perdu, Les fragments ont élé réunis par Schwanbeck (Bonn, 1846) et C. Müller (éd. Didot).
S. — Fragment 41 Didot (Frag. hist. graec., M, 437) cité par Clément d'Alexandrie, Stromat., 1, 15 (p. 132, éd. Sylburg) 1.
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^ πῶ Y , λεύχῳ τῷ Νιχάτορ!: συμόΞξδιωχως ἐν - , - ? - —- Cw pur NA τῇ τρίτη τῶν ᾿Ινδιχῶ» ὧδε γράφει
el r ' « "Amawx μέντοι τὰ περὶ φύσεως
Ω - ! d SET ὑπὸ τῶν χαλουμένων Ιουδαίων. »
z- Mégasthène, l'historien qui
vécut au temps de Séleuco Nicator, écrit ainsi au IL° livre de ses /ndica : « Toutes les opinions exprimées par les anciens au sujet de la nature se retrouvent chez les philosophes étrangers à la Grèce, les unes chez les Brachmanes de l’Inde, les autres en Syrie chez ceux qu'on appelle Juifs”, »
1. Eusèbe, Praep. evang., IX, p. 410, a reproduit la citation de Clément, ainsi que Cyrille, C. Julian., IV, p. 136, qui nomme Onésicrite au lieu de
Mégasthéne.
2. Nous avons vu déjà chez Cléarque (n? 7) un rapprochement analogue entre les ascétes brahmaniques (IAxvo:) et les Juifs.
HÉCATÉE D'ABDERE
Philosophe, historien et romancier, contemporain de Ptolémée Soter (306- 283 av. J.-C.). Disciple de Pyrrhon, il vécut en Égypte et composa, entre autres ouvrages, une Histoire d'Egypte, fortement mélée de fictions et de légendes, qui a servi de guide à Diodore de Sicile. Il n'en reste que quelques fragments (C. Müller, Frag. hist. graec., 11, 384-396) '.
9. — Fragment 13 Müller (Frag. hist. graec., Didot, II, 391), d’après Diodore, XL, 32.
oûtou ἐξ ἀρχῆς χτίσιν χαὶ τὰ παρ +
$2. Κατὰ Eh n τὸ παλαιὸν
λοιμιχῆς περιστάσεως γενομένης, AVÉπεμπον οἱ mo Em τὴν αἰτίαν τῶν
za om mo a-— (yr cs mus oq © O^
Au moment de raconter la guerre contre les Juifs 3, il nous parait bon de donner d'abord quelques renseignements sommaires sur l'origine et les institutions de cette nation.
Une maladie pestilentielle s'étant autrefois déclarée en Égypte, le vulgaire attribua la cause du fléau à la colere de la divinité. Le pays, en effet, était plein d'étrangers nombreux et de toute espèce, qui prati-
1. Pour les fragments, faussement attribués à Hécatée, d'un Περὶ ᾿Ιουδαίων
et d'un Περὶ 'A6páyov, voir l'Appendice.
2. Ce fragment de uns n'a lui-même été conservé que dans la Biblio-
thèque de Photius, cod. 24
3. Il s'agit de la guerre de Pompée contre Aristobule, en 63 av. J.-C. Cette première phrase est de Diodore de Sicile, ensuite commence l'extrait d'Hé-
catée.
HÉCATÉE D'ABDÉRE T 15
“ ε a , , T $ 3. Ὅπερ οἱ τῆς χώρας ἐγγενεῖς LJ , ὑπέῤαλον, ἐὰν pu τοὺς ἀλλοφύλους μεταστήσωνται, χρίσιν οὐχ ἔσεσϑαι τῶν χαχῶν. Εὐθὺς οὖν ξενηλατουμένων τῶν ἀλλοεθνῶν, οἱ μὲν ἐπιφανέστατοι χαὶ δρχστικώτατοι συστραφέντες ἐξερρί- [74 , , ι΄ « φησαν, ὥς τινές φασιν, εἰς τὴν λλάδα καί τινας ἑτέρους τόπους, ἔχοντες - , , * ς »
ἀξιολόγους ἡγεμόνας, ὧν ἡγοῦντο Δαναὸς χαὶ Κάδμος τῶν ἄλλων ἐπι- = = ' , , pavéotato * ὃ δὲ πολὺς λεὼς ἐξέπεσεν , 4 E , ? ^ , εἰς τὴν νῦν χαλουμένην Ιουδαίαν, o) πόρρω μὲν χειμένην τῆς Αἰγύπτου, παντελῶς δὲ ἔρημον οὐσαν xav ἐχεί-
VOUS τοὺς χρόνους.
quaient en matière de religion et de sacrifices des rites particuliers, en faveur desquels le culte national avait été négligé.
Les indigènes se persuadèrent, en conséquence, que s'ils n'expulsaient pas ces étrangers ils ne se délivreraient jamais de leurs maux. Aussilót on procéda à l'expulsion. Parmi les exilés, les plus distingués, les plus vaillants se réunirent en bandes et furent jetés, dit-on, en Grece et dans quelques autres lieux, sous la conduite de chefs éminents, dont les plus célèbres furent Danaos et Cadmos. Mais la masse de la plèbe émigra dans la contrée aujourd'hui nommée Judée, assez voisine de l'Égypte, mais qui dans ces temps-là était complètement déserte 1.
A la tête de cette colonie était un personnage nommé Môsès, aussi distingué par la sagesse que par le courage. Il
1. Nous avons ici probablement la forme la plus ancienne du « récit égyptien de l'Exode », dont on trouvera plus loin de nombreuses variantes. Ces variantes mémes prouvent que le récit tout entier ne reposait sur aucune
tradition historique sérieuse
: les Égyptiens, jaloux de l'influence que les
Juifs commencaient à prendre dans leur pays aprés la fondation d'Alexandrie, ont voulu seulement opposer à la narration juive de l'Exode une version humiliante pour les ancétres des Juifs et par contre-coup pour les Juifs eux-mêmes. Hécatée, étranger par sa naissance à ces querelles locales, reproduit le conte égyptien sous sa forme la plus bénigne et la plus simple.
, LU ' ' - ᾿ς; πόλεις ἔχτισε χαὶ τὴν νῦν οὖσαν ἐπι- Ω x !
λυμα. lépócavo δὲ χαὶ τὸ μάλιστα ᾽ , ' '
παρ᾽ αὐτοῖς τιμώμενον ἱερόν, xa τὰς Y , E ,
«-.. Led τ Y ' ' ^ *,
δειξε, χαὶ τὰ χατὰ τὴν πολιτείαν EVO-
μοθέτησέ τε χαὶ διέταξε. ΘῈ ei
\ > AT ^ τὸν ἀριθμὸν τοῦτον τελείοτατον νομί- ' , 5 - , ζεσθαι nat σύμφωνον εἰναι τῷ πλήθει τῶν μηνῶν τῶν τὸν ἐνιαυτὸν συμιπλη-
» - ^ $5. Ava qa δὲ θεῶν τὸ σύνολον οὐ χατεσχεύασε διὰ τὸ μὴ νομίζειν ἀν- , * , 2« M ὠπόμιο p εἶναι τὸν θεόν, ἀλλὰ
prit possession du pays et y fonda plusieurs villes, entre autres celle qui est aujourd'hui la plus célébre et qu'on appelle Hiérosolyma. Il fonda aussi le temple le plus vénéré parmi ces hommes ; il institua le culte et les cérémonies sacrées, et organisala législation etle gouvernement. Il divisa le peuple en douze tribus, parce que ce nombre était réputé le plus parfait et correspondait aunombre des mois qui composent l'année *.
Il ne fabriqua aucune image des dieux, persuadé que la divinité n'a pas figure humaine ; il croyait que le ciel qui environne la terre est le seul dieu
et le maitre de l'univers *. Les sacrifices et les coutumes qu'il
Τὰς δὲ didus " SAMPLE I συνε-
1. Hécatée, suivant un procédé ordinaire aux historiens anciens, attribue au personnage le plus célèbre de la tradition juive non seulement les institulions « mosaiques », mais encore la fondation de la capitale, la division en tribus, le partage des terres, l'organisation de l'armée, etc., faits auxquels, méme suivant la Bible, Moise ne prit aucune part. ll est à remarquer que Philon (De profug., p. 477) donne aussi la division en douze tribus comme l'œuvre de Moïse et y voit des raisons mysliques. Inversement la Pesikta Rabbati (éd. Friedmann), 13 a, explique les douze mois, douze heures, douze planètes par les douze tribus d'Israël!
2. Cette opinion panthéiste qui confond Dieu avec l'univers ou avec le ciel est tout à fait contraire à l'esprit de la théologie biblique. C'est uneidée grecque qui ne s'est introduite que tardivement dans la littérature juive (Philon, p. 557, 19; Bereschit Rabba, c. 68 etautres textes cités par Freudenthal, Alexander Polyhistor, p. 72-3, oü Dieu est considéré comme « le lieu du monde »). La Bible dit seulement que « les cieux racontent la gloire de Dieu ». L'erreur d'Hécatée est reproduite par Strabon, Juvénal, etc. Aristophane aussi avait accusé Socrate d'enseigner le culte des « Nuées ».
HÉCATÉE D'ABDÉRE 17
χαὶ τὰς χατὰ τὸν βίον ἀγωγάς - διὰ γὰρ τὴν ἰδιάν ξενηλασίαν ἀπανθρωπόν τινα χαὶ μισόξενον βίον Sio:
᾿Επιλέξας δὲ τῶν ἀνδρῶν x τάτους Xa μάλιστα δυνησομένους τοῦ σύμπαντος ἔθνους προΐστασθαι, τούἣν δὲ διατριό ἔταξεν αὐτῶν γίνεσθαι πε
$ 6. Τοὺς αὐτοὺς δὲ xa δικαστὰς ἀπέδειξε τῶν μεγίστων χρίσεων, χαὶ τὴν τῶν νόμων χαὶ τῶν ἐθῶν φυλαχὴν τούτοις ἐπέτρεψε. διὸ xot βασιλέα μὲν υνηδέποτε τῶν ᾿Ιουδαίων, τὴν 8i τοῦ πλήθους προστασίαν δίδοσθαι διὰ παντὸς τῷ δοχοῦντι τῶν ἱερέων φρονήσει χαὶ ἀρετῇ προέχειν. Τοῦτον δὲ προσαγορεύουσιν ἀρχιερέα αὑτοῖς ἄγγελον cst τῶν τοῦ θεοῦ προσταγμάτων.
ST. Τοῦτον δὲ κατὰ τὰς ἐχχλησίας
établit étaient entierement différents de ceux des autres nations; par souvenir de l'exil dé son peuple, il institua un genre de vie contraire àl'humanité et à l'hospitalité. Il choisit les hommes les plus affables et les plus capables de diriger toute la nation et les investit des fonctions sacerdotales. Il leur assigna le service du temple, du culte divin et des sacrifices.
Il leur confia également le jugement des causes les plus importantes ‘, la garde des lois et des mœurs. Les Juifs ne durent jamais avoir de roi?; le gouvernement de la nation devait toujours élre altribué à celui des prétres qui serait réputé le plus sage et le plus veriueux. On lui donnele nom de grand prêtre et on le considere comme le messager des ordres de Dieu.
C'est lui qui dans les assem-
1. Sur la juridiction des prétres ou lévites dans les causes importantes, voir Deutéronome, xvi, 8.11. Mais Hécatée a sans doute en vue le pouvoir judiciaire du sanhédrin de son temps, où dominait l'élément sacerdotal. Cp. Josèphe, Ant. jud., IV, 8, 14 fin et le traité Sanhédrin dans le Talmud.
2. Ici encore Hécatée érige en loi mosaique ce qui n'était que la théorie et la pratique des Juifs de son époque. L'ensemble de la législation « mosaique », dans sa dernière rédaction, est certainement peu favorable à la royauté, mais elle ne la prohibe nulle part. Le Deutéronome, xvit, 14-20, en autorise méme formellement l'établissement sous certaines conditions. Josephe (C. Apion, If,
21) et Philon (De monarch., p. 828)
s'expriment exaclement comme-Hécalée,
χαὶ τὰς ἄλλας συνόδους φησὶν EX A * - ä τὰ παραγγελλόμενα, KA! πρὸς τοῦτό 'N τὸ μέρος οὕτως εὐπιθεὶς γίνεσθαι τοὺς Ἰουδαίους, ὥστε π si ie 4 πίπτον- YA προσ 3 ΄ c ἑρμηνεύοντα ἀρχιερέα. [loscyé-
τὰς ἐπὶ τὴν υνεῖν τὸν τούγραπται δὲ xal τοῖς νόμοις ἐπὶ τελευ-
τῆς ὅτι Μωσῆς ἀχούσας τοῦ θεοῦ τάδε λέγει toig Ἰουδαίοις. ᾿Εἰποίησατο δ᾽ ὁ νομοθέτης τῶν τε πολεμιχῶν ἔργων πολλὴν πρόνοιαν χαὶ τοὺς νέους ἠνάγ᾽ ἐν i τρ VOLAY LA - - ς i Y χαζεν ἀσχεῖν ἀνδρείαν τε χαὶ χαρτε-
ρίαν xat τὸ σύνολον ὑπομονὴν πάσης
NE; volg - μὲν ἰδιώταις ἴσους ποίησας
blées et les autres réunions transmet, dit notre auteur, les commandements de Dieu, et en ce point les Juifs se montrent si dociles qu'aussitót ils se proslernent à terre et adorent le grand prétre qui leur interprete les ordres divins ‘. A la fin des lois se trouvent écrits ces mots:
« Môsès a entendu ces paroles de Dieu et les transmet aux Juifs?. » En outre ce législateur à porté sa prévoyance sur les choses militaires, et a forcé les jeunes gens d'acquérir par l'exercice le courage, l'endurance et la force de supporter tous les maux*.
Il dirigea aussi des expéditionscontre les peuples voisins, conquit beaucoup de territoire et le distribua par le sort entre
ANpous, τοῖς δ᾽ ἱερεῦσι μείζονας, vx ses concitoyens : les simples
1. ll semble qu'il y ait ici un souvenir de l'oracle par tirage au sort, Urim ve Toummim. A l'époque du second temple, le droit de. consulter cet oracle, qui autrefois appartenait à tous les prétres indistinctement, fut, en effet, restreint au grand prètre. Sur le ges'e de se prosterner face contre terre, en présence de personnes d'un rang élevé, voir les textes réunis par Munk, Palestine, p. 383, note 3.
2. Souvenir du dernier verset du Lévitique, ainsi rendu par les Septante : Ξ αὐτοί εἰσιν αἵ ἐντολαὶ ἃς ἐνετείλατο Κύριος τῷ Μωῦσῇ πρὸς τοὺς υἱοὺς Ισραὴλ ἐν τῷ ὄρει Σινᾶ. Cf, aussi Lévit., xxvi, 46.
3. Relativement à l'armée: on ne trouve guère dans le Pentateuque que le verset Nombres, 1,3, d'après lequel tous les Israélites doivent le service miltaire depuis vingt ans (et jusqu'à cinquante, suivant Josèphe, Ant, jud., WI, 12, 4). C'est à David que la Chronique attribue l'institution des exercices de la milice.
HÉCATÉE D'ABDÉRE
λαμιϑάνοντες ἀξιολογωτέρας πρόσόδους ἀπερίσπαστοι συνεχῶς προσεδρεύωσι ταῖς τοῦ θεοῦ τιμαῖς. Οὐχ ἐξῆν δὲ τοῖς ἰδιώταις τοὺς ἰδίους κλήρους πωλεῖν, ὅπως wf τινες διὰ πλεονεξίαν ἀγοράζοντες τοὺς χλήρους ἐχθλίδωσι τοὺς ἀπορωτέρους xai χκατασχεύαζωσιν ὀλι-
$9. Τεχνοτροφεῖν τε ἠνάγχλαζε τοὺς , Le , , ἐπὶ τῆς χώρας * χαὶ δι ὀλίγης δαπάνης ἐχτρεφουένων τῶν βρεφῶν, ἀεὶ τὸ
j^ QW 'Ie Z2 1 JT e y γένος τῶν Ιουδαίων ὑπῆρχε πολυάν-
θρωπον. Kai τὰ περὶ τοὺς γάμους à
parliculiers obtinrent des lots égaux, les prêtres en eurent de:
plus considérables, afin que jouissant de revenus supérieurs ils pussent, sans autre préoccupation, se livrer assidüment au culte divin !, Il était défendu aux particuliers de vendre leurs lots, de crainte que des gens cupides n'achetassent des terres au préjudice des pauvres et ne fissent diminuerla population *.
Il obligea les habitants du pays d'élever leurs enfants?, et comme ce soin exigeait peu de dépense, la nation des Juifs fut toujours riche en hommes. Les lois relatives au mariage et
aux funérailles furent réglées tout autrement que chez les autres peuples. Sous les domi-
τὸ παρηλλαγμένον ἔχειν ἐποίησε νό- ' ^ ns om aux πρὸς τὰ τῶν ἄλλων ἀνθρώ-
Κ τ Y Y er , πων. Κατὰ δὲ τὰς υστερον γξνομενας
1. La Bible ne dit rien de pareil. D’après Josué, ch. xxr, les lévites et prétres ne. prennent méme aucune part au partage des terres; ils obtiennent seulement 48 villes pour leur résidence et des dimes pour leur entretien, Toutefois il est exact qu'à l'époque du second temple le sacerdoce jouissait de revenus considérables qui assuraient non seulement son indépendance, mais sa domination.
2. Le Lévitique, ch. xxv, décide, en effet, que les immeubles ruraux ne peuvent étre vendus définitivement, mais seulement cédés en usufruit pour le nombre d'années qui restait à courir jusqu'à l'année jubilaire, laquelle revenait tous les cinquante ans. En outre, cette faculté d'acquérir l'usufruit était limitée par le droit de rachat accordé au propriétaire et par le retrait lignager, attribué à sa parenté.
3. Comparer Josèphe, C. Apion, II, 24, L'habitude ou le devoir d'élever « tous ses enfants » étonnait un Grec, habitué à la pratique cruelle de l'abandon des nouveau-nés. Strabon signale chez les Égyptiens le même usage que chez les Juifs (XVII, 2, 5). Le Talmud parait ignorer le crime d'infanticide ; l'abandon des nouveau-nés se rencontrait toutefois sporadiquement (Mischna, Kiddouschin, LV, 1).
, , , “ - ^^ , NOUS &x τῆς τῶν ἀλλοφύλων
ἐπιμιξίας ἐπί τε τῆς τῶν Περσῶν fyeμονίας καὶ τῶν ταύτην χαταλυσάντων
nations qui furent établies plus tard, celle des Perses et celle des Macédoniens qui renversèrent l'empire de ces derniers,
les Juifs modifierent beaucoup de leurs anciennes institutions par suite deleur mélange avec des étrangers.
Voilà ce que rapporte au sujet des Juifs Hécatée de Milet (d'Abdere)!