Lecon d'Africanus et du scoliaste. Manuscrit
Arwgts ἕν xax ἑξήχοντα, xa ᾿Ιαννὰς
χαὶ ἼΑσσις ἐννέα Kai τεσσαράχοντα χαὶ μῆνας δύο. Kot οὗτοι μὲν £E ἐν αὐτοῖς ἐγενήθησαν πρῶτοι ἄρχοντες ποθοῦντες ἀεὶ χαὶ μᾶλλον τῆς Αἰγύπτοὺ ἐξᾶραι τὴν ῥίζαν. ᾿Εἰχαλεϊτοδὲ τὸ σύμπαν αὐτῶν ἔθνος Ὑ χοώς, τοῦτο δέ ἐστι βασιλεῖς ποιμένες * τὸ γὰρ vx xa) ἱερὰν γλῶσσαν βασιλέα σηυαίνει, τὸ δὲ WG ποιμήν ἐστι xal ποιμένες χατὰ τὴν χοινὴν διάλεχτον, χαὶ οὕτω συντιθέμιενον γίνεται Ὑχσώς. Τινὲς δὲ λέγουσιν αὐτοὺς ᾿Αραόας εἶναι.
(Ἔν δ᾽ ἄλλῳ ἀντιγράφῳ οὐ βασιλεῖς σημαίνεσθαι διὰ τῆς vx. προσηγορίας, ἀλλὰ τοὐναντίον αἰχυιαλώτους δηλοῦσθαι ποιμένας * τὸ γὰρ ux πάλιν Αἰγυπτιστ' xoi τὸ &* δασυνόμιενον αἰχμαλώτους ῥητῶς μηνύει. Ko τοῦτο μᾶλλον πιθανώτερόν uot φαίνεται χαὶ
nàs, cinquante ans et un mois;
enfin Assis, quarante-neuf ans et deux mois. Tels furent les six premiers rois de cette dynastie qui semblaient vouloir de plus en plus arracher la racine du peuple égyptien. On nommait toute cette nalion les Zycesos,
c’est-à-dire « les rois pasteurs » : en effet, 4c dans le
langage sacré signifie « rol »,
et sos, en langue vulgaire, veut dire « pasteur », au singulier comme au pluriel; en réunis-
sant ces deux mots on obtient
hycsos. Quelques-uns disent
qu'ils étaient Arabes. (Dans:
un autre exemplaire je trouve
que le mot Ayc ne désigne pas:
des rois, mais, au contraire,
des captifs, car tel est le sens
de l'égyptien Ayc ou λαὸ par
une aspirée. Cette explication
me parait plus vraisemblable
et s'accorde mieux avec l'an-
cienne histoire *.)
Manéthon dit que les six rois
1. La phrase fait double emploi avec celle qui commence le 8 6. On peut donc soupçonner une interpolation. En tout cas nous n'admettons pas que sous cet ἀντίγραφον ou la ἄλλη βίόλος du $ 6 il faille entendre un tableau chronologique attaché à l'ouvrage principal, semblable à celui ou ceux qu'ont
utilisés Africanus, Eusébe, etc.
2. Le nom Hycsos ne s'est jamais rencontré sur les monuments égyptiens. Mais divers documents parlent de la domination des impies Amou (ou Men. tiou) dans le « pays du nord » et de leur ville Hatouar (Avaris?) ; en outre on a retrouvé des inscriptions de plusieurs rois hycsos du Delta; l'un deux, Apopi,
υασμένους ΠῚ τοὺς τῶν ποιμένων χαλουμιένων χαὶ TO a
s VOUS χρατῆσαι τῆς Νὴ γύπτ
ἄλλης Αἰγύπτου φησὶν ἐπὶ τοὺς ποιμένας ἐπανάστασιν, PENSIO Er! δὲ βασιλέως o μένους φησὶ αν EAS ἐχ μὲν τῆς ἄλλης Αἰγύπτου χαταχλεισθῆναι δ᾽ εἰς τόπον ἀρουρῶν ἔχοντα μυρίων τὴν περίμετρον * À aptv ὄνομα τῷ τόπῳ. Τοῦτόν φησιν ὁ Μανεθὼν ἅπαντα τείχει τε μεγάλῳ xo τοὺς θην ὅπως τήν TE χτῆσιν ἅπασαν ἔχωσιν ὀχυρῷ χαὶ τὴν λείαν τὴν ἑαυτῶν.
TM τ - ,
pasteurs dont il a été question plus haut et leurs successeurs régnerent en Égypte cinq cent onze ans. Alors, les princes de la Thébaide et du reste de l'Égypte se souleverent contre les pasteurs et leur firent une guerre longue et acharnée ‘, Un roi nommé Misphragmouthosis les vainquit définitivement, les chassa du reste de l'Égypte, et les réduisit à s'enfermer dans un lieu nommé Avaris, contenant dis mille arpents de terre, qu'ils avaient entouré d'un mur haut et solide pour y mettre en sûreté leurs biens et leur butin.
Tethmosis, fils de Misphragmouthosis, entreprit de les soumettre de vive force et mit le siège devant leur ville avec quatre cent quatre-vingt mille hommes; mais forcé de lever le siège, il traita avec eux, à la condition qu'ils quitteraient l’É-
est sans doute l'Apophis de Manéthon. Quant à l'étymologie du mot Hyesos
proposée par Manéthon, elle est approuvée par les égyptologues :
haq si-
gnifie prince, shasou désigne les nomades du Sinai. Voir en général sur les Hycsos : Chabas, Les Pasteurs en Égypte, Amsterdam, 1868, et De Cara, Gli
Hyksos, Rome, 1889.
1. Pendant toute la durée de la XVII* dynastie; voir Manéthon, fr. 47-49
Müller.