‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 38 sur 273 · MÉNANDRE D’ÉPHÈSE · texte numérisé non relu

MÉNANDRE D’ÉPHÈSE

Ou de Pergame. Historien d'époque inconnue, mais trés probablement contemporain du royaume et de l'école de Pergame, ce qui explique sa double dénomination. On a proposé de l'identifier avec un Ménandre menlionné par Suidas parmi les disciples d'Ératosthène (276-195 av. J.-C.). Il avait écrit une Histoire de Phénicie, extraite des annales originales de la ville de Tyr. Fragments chez C. Müller, Fr. hist. graec., IV, 445 suiv.

17. — Fr. 1 Didot chez Josèphe, C. Apion, 1, 18 (Ant. jud., VII, 5, 3,8 144- 146 Niese, reproduit également la citation) *.

$ 1... Πρὸς τούτῳ παραθήσομαι J'ajouterai encore le témoiχαὶ Μένανδρον τὸν ᾿Εἰφέσιον. l'éypa- | gnage de Ménandre d'Ephèse.

1. Le sens de cette phrase est trés douteux. Grotius et Müller suppriment xai devant ἐνύπνια et traduisent ainsi: ut tunc somnia fugerent et a concepta per legem opinione (?) decederent, ubi in rebus ambiguis, etc. — Notre fragment, qui faisait certainement partie de l'Histoire d'Asie, ne dérive pas d' Hiéronyme de Cardie, l'historien des successeurs d'Alexandre, puisque cet auteur n'avait nulle part mentionné les Juifs (Josèphe, C. Apion, I, 23, K 214). Ce texte est la plus ancienne attaque connue, dans la littérature grecque, contre la pratique du sabbat.

2. Cf. aussi Théophile, Ad Autol., III, 31; Eusèbe, Chron., I, p. 115 suiv. Schóne. Sur ce fragment et le suivant on consultera Movers, Die Phónizier, Il, 1, p. 190 suiv., 326 suiv.

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