MÉLÉAGRE DE GADARA
Poéte érotique né à Gadara (Cœlé-Syrie) et établi à Tyr, vivait à la fin du n? Siècle avant J.-C. et au commencement du 1*7, Auteur de 130 épigrammes conservées dans l'Anthologie, dont on lui doit la première édition.
ΦΑ͂. — Anthologie Palatine, V, 160 (= Méléagre, ép. 83).
$t , , yd Δημὼ λευχοπάρε!ε, σὲ μέν τις ἔχων ὑπόχ
Démo, fille aux joues de lis, un autre jouit maintenant de tes charmes ; dans ma poitrine mon cœur gémit. Ah! si une passion
sabbatique te possede, pourquoi s'en étonner? Méme dans les froids sabbats l'amour est de flamme.
1. Cp. Rutilius Namatianus, Itin., 1, 389 : cui frigida sabbata cordi, Sed cor frigidius relligione sua est. C'est évidemment l'amant de Démo, et non Démo elle-méme, qui appartenait à la religion juive. Le nom de cette mai-
tresse reparait plusieurs fois dans les poèmes de Méléagre (V, 172, 173, 197),
POSIDONIOS D'APAMÉE
Né à Apamée en Syrie vers 135 avant J.-C., établi plus tard à Rhodes, mort vers 51. Philosophe stoicien, historien et savant remarquable. Son principal ouvrage historique était une continuation de l'Histoire de Polybe, allant au
moins jusqu'à l'an 86. Les fragments chez C. Müller, Frag. hist. graec., VI, 245-296.
2%. — Fragment 14 Müller, d'après Diodore de Sicile, XXXIV, fr. 1 (extraits de Photius, p. 524 suiv.) '.
8. 1. ᾿Αντίοχος ὁ βασιλεὺς ἐπόλιόρ- Le roi Antiochus assiégeait Ἱεροσόλυμα, οἱ δὲ Ιουδαῖοι Jérusalem *; les Juifs résistèμέχρι μέν τινὸς ἀντέσχον, ἐξαναλω-ὀ rent, jusqu'à ce que, tous les θέντων δὲ τῶν ἐπιτηδείων ἁπάντων, vivres épuisés, ils furent conἠναγχάσθησαν περὶ διαλύσεως δια- — traints d'envoyer des parlemenδὲ πλείους αὐτῷ — aires pour traiter de la paix. La
πρεσθεύσασθαι. O τῶν φίλων συνεδούλευον χατὰ xpéros — plupart des amis d'Antiochus
χἱρέσειν τὴν πόλιν al τὸ γένος étaient d'avis qu'il fallait s'emἄρδην ἀνελεῖν τῶν ᾿Ιουδαίων - μόνους — parer de la ville de vive force, γὰρ Br ἐθγῶν ἀχοινωνήτο et anéantir completement la
εἶναι τῆς πρὸς ἄλλο ἔθνος éxty δίας race juive : car seule de toutes
υΐους TRUE πάντας. lesnations,elle refusait d'avoir aucunrapport de sociétéavecles autres peuples, et les considérail tous comme des ennemis ?.
1. Quoique Posidonios ne soit pas mentionné dans ce passage, nous n'hésitons pas à croire, avec C. Müller, que Diodore n'a fait ici, comme dans un fragment voisin (XXXIV, 2— fr. 15 Posidon.), que reproduire l'historien syrien. On verra, d'ailleurs, par le n° 27 n, que c'est dans les écrits « de Posidonios et d'Apollonios Molon » qu'Apion avait puisé son histoire de l'adoration de l'àne dans le sanctuaire de Jérusalem (C. Apion, 11, 7),
2. Il s'agit du siège de Jérusalem par Antiochus VII Sidétès, la première année du règne de Jean Hyrcan (135-134 av. J.-C.) La capitulation de la ville est placée par Eusèbe en 130-129 av. J.-C. Pour les détails du siège, voir Josèphe, Ant. jud., XIII, 8, 3-4.
3. Nous avons déjà vu ce reproche de « misanthropie » et de « misoxénie »
POSIDONIOS D APAMÉE FA
Ὑόνους αὐτῶν ὡς ἀσεδεῖς χαὶ μισου- , es - - 1^ , E μένους ὑπὸ τῶν θεῶν ἐξ ἁπάσης τῆς Αἱ f "aeu ξένους Τοὺς " ν
, LA - , τόπους, συστησαμένους δὲ τὸ τῶν Iou-
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τοῦ προγενομένου μίσους τοὶς προγόνοι Ν E ^ ow > , A
lis lui représentaient que les ancétres mémes des Juifs, hommes impies et hais des dieux, avaient été chassés de l'Égypte entière. Couverts de lèpre et de dartres, ils avaient été, comme des êtres maudits, rassemblés et jetés hors des frontières afin de purifier la contrée !, Puis, une fois bannis, ils s'étaient emparés du territoire de Jérusalem, avaient formé le peuple juif et avaient perpétué chez eux la haine des hommes.
C'est pourquoi ils avaient institué des lois toutes spéciales, comme de ne jamais s'asseoirà table avec un étranger et de ne montrer aucune bienveillance pour eux.
Les amis du roi lui rappelaient aussi l'antique aversion de ses aieux pour cette race.
En effet, Antiochus, surnommé Épiphane, apres avoir vaincu les Juifs *, avait pénétré dans le sanctuaire de leur dieu, sanctuaire inaccessible où le grand
formulé par Hécatée d'Abdére (supra, p. 17) et par Manéthon (p. 30). Un peu plus loin Posidonios insistera sur la répugnance des Juifs à s'asseoir à la
table d'un gentil.