‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 47 sur 273 · PRE · texte numérisé non relu

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\ γωνος χαθήμενον ἐπ᾿ ὄνου, pietà χεῖρας ἔχον βίόλιον, τοῦτο μὲν ὑπέλαόε Μωῦσέως εἶνα! τοῦ χτίσαντος τὰ Ἱεροσό-

D TO ξ τῇ ἘᾺ τ;

οὐ χαὶ τῷ cgi βωμῷ

ματι τοῦ didi

d'argent.

prétre seul pouvait entrer. Il y trouva la statue en pierre d'un homme à longue barbe, monté sur un àne, tenant un livre dans les mains : il pensa que cette statue représentait Moise, le fondateur de Jérusalem et l'organisateur du peuple juif, celui qui leur avait imposé des lois contraires à l'humanité et à la Antiochus, blessé lui.

méme de cette haine contre les

justice.

autres peuples, se fit un point d'honneur d'abolir les institutions juives. C'est pourquoi, devant la statue du fondateur et sur l'autel découvert de leur il sacrifia une énorme truie et y répandit le sang de

dieu,

la béte; puis, ayant fait appréter la viande, avec la graisse qu'il avait recueillie il ordonna de maculer les livres saints qui étaient remplis de ces prescriptions contraires à l'hospitalité, il fit éteindre la lampe dite éternelle qui brüle continuellement dans le temple, et, enfin, il forca le grand prétre et les autres Juifs à manger les chairs de la victime /.

Josèphe invoque sur ce point les témoignages de « Polybe, Stra-

bon, Nicolas de Damas, Timagene, Castor et Apollodore ». 1. Le sacritice paien dans le temple de Jérusalem, sur l'autel appelé l « abo-

POSIDONIOS D'APAMÉE 59

$4. Ταῦτα δὴ διεξιόντες oí φίλοι τὸν ᾿Αντίοχον παρεχάλουν μάλιστα μὲν

Un s

A * x) βασιλεὺς μεγαλόψυχος ὧν xax τὸ ἦθος p = τ n , > r ἥμερος, λαόων ὁμήρους; ἀπέλυσε τῶν

ἐγχλημάτων τοὺς louBaíouc, φόρους : ? ) Ζ ^!)^ ^ Z2 ENOC ' ^ τε τοὺς ὀφειλομένους πραξάμενος χαὶ

C'est par ces paroles que les amis d'Antiochus l'engageaient vivement à anéantir completement le peuple juif, ou, du moins, à détruire ses institutions et à le forcer de changer sa maniere de vivre. Mais le roi, plein de magnanimité et de mansuétude, se contenta de prendre des otages et acquitta les Juifs des accusations portées contre eux, après avoir exigé le tribut qu'ils lui devaient et abattu les murs de Jérusalem '.

mination de la désolation », eut lieu, suivant I Macch., 1, 61, le 25 kislev 145 Séi, = décembre 168. L'immolation du porc est mentionnée par Josèphe, Ant. jud., XII, 5, 4, 8 253 Niese et XIII, 8, 2, $ 243 (ce dernier passage rappelle beaucoup par les expressions le fragment de Posidonios). Notre fragment est le premier texte paien connu qui fasse allusion à la répugnance des Juifs pour l'espéce porcine. Quant au culte de l'àne, voyez plus haut la note

sur le n? 19.

1, Porphyre chez Eusébe, I, p. 255, éd. Schóne, confirme la destruction des murs de Jérusalem, ainsi que Joséphe, loc. cif. — Pour compléter l'opinion de Posidonios sur les Juifs, voir ci-après les fragments d'Apollonios Molon,

de Strabon et de Cléoméde.

APOLLONIOS MOLON

Ou plutôt Apollonios, fils de Molon, célèbre rhéteur, né à Alabanda en Carie, mais établi à Rhodes, où Cicéron suivit ses lecons. Il florissait dans le premier quart du 1*7 siècle avant J.-C. Outre ses discours et ses ouvrages de rhétorique, il avait composé un livre spécial contre les Juifs, le plus ancien pamphlet de ce genre dont le souvenir se soit conservé, ll n'en reste qu'un petit nombre de fragments qui n'ont jamais été réunis.

26. — Fr. 5 d'Alexandre Polyhistor (Frag. hist. graec., WI, 213) chez Eusébe, Praep. evang., IX, 19.

δ 1. Ὁ δὲ τὴν συσχευὴν τὴν χατὰ L'auteur de la diatribe contre ᾿Ιουδαίων γράψας Μόλων, χατὰ τὸν [65 Juifs, Molon, raconte qu'aχαταχλυσμόν φησιν ἀπὸ τῆς ᾿Αρμε- — presledéluge,l'hommequiavait νίας ἀπελθεῖν τὸν περιλειφθέντα ἄν- survécu au cataclysme partit θρωπον μετὰ τῶν υἱῶν, £x τῶν ἰδίων d'Arménie avec ses fils, chassé ἐξελαυνόμιενον ὑπὸ τῶν ἐχγωρίων * de ses possessions par les indiδιανύσαντα δὲ τὴν μεταξὺ χώραν gènes’. Après avoir traversé les ἐλθεῖν εἰς τὴν ὁρεινὴν τῆς Συρίχς contrées intermédiaires il par-

οὖσαν ἔρημον. vintdanslarégion montagneuse de la Syrie, qui était déserte.

$ 2. Μετὰ δὲ τρεῖς γενεὰς ᾿Αὐραὰμ. Trois générations plus tard ?

γένεσθαι, ὃν δὴ μεθερμιηνεύεσθαι IIx- vécut Abraham, dont le nom

ru

λον, ὃν δὴ σοφὸν γενόμενον signifie « ami du père »*. Ce

1. Ceci semble une pure invention. Molon n'a pas remarqué, d'ailleurs, la contradiction ridicule qu'implique cette phrase.

2. La Bible fait d'Abraham le dixième descendant de Sem et le onzième de Noé (Genèse, xi). Les Chroniques ne comptent que huit générations entre Sem et Abraham.

3. D'après la Genèse (xvit, 5) le nom Abraham signifierait « père de beaucoup de nations »; ce n'est sans doule qu'une variante phonétique de Abram « père élevé ». M. Israël Lévi veut bien me faire remarquer que l'étymologie indiquée par Molon parait s'expliquer par l'araméen, où la racine Dm signifie « aimer. »

APOLLONIOS MOLON , 61

τὴν ἐρημίαν μεταδιώχειν * λαθόντα δὲ δύο γυναῖχας, τὴν μὲν ἐντοπίαν συγγενῆ, τὴν δὲ Αἰγυπτίαν θεράπαιναν, £y e τῆς Αἰγυπτίας γεννῆσαι υἱοὺς 18”, οὺς δὴ εἰς Apablay ἀπαλλαγέντας διελέσθαι τὴν χώραν, χαὶ πρώy ἐγχωρίων "

'A ἐχείνοις. Ex ὃ ράθων ὁμωνύμους ἐχείνοις. Ex ὃ x + εν - ! e τὴς γαμετῆς υἱὸν αὐτῷ γενέσθαι ἕνα,

$ 3. Kai τὸν μὲν Mea xA.

e vá x 3 m x cw ἐγχωρίου υἱοὺς ξνδεχα γενέσθαι, wa

δωδέχατον "lecho, xo? ἀπὸ τούτου

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