Épigramme 23 Rub. (Anth. Palatine, Vll
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» - , - M SN , Οθνεῖοι καμάτους τοὺς σοὺς διεμοιρήσα
O Philostrate, infortuné par la richesse, oü sont maintenant ces sceptres et ces trésors infinis des rois auxquels tu as toujours suspendu ton existence? Reposes-tu aux bords du Nil sous un
1. Probablement dans son Περὶ Συρίας, Le texte de notre abrégé d'Étienne de Byzance est évidemment mutilé, Polyhistor devait parler simultanément de la Judée et de lIdumée, et faisait des ancêtres de ces deux nations deux fréres, comme la Bible le fait de Jacob (Israél) et d'Ésaü (Édom). C'est à tort qu'on a voulu corriger Ἰδουμαία en ᾿Ιδουμαίας ; j'aimerais mieux écrire
CRINAGORAS, TIMAGÈNE 61
monument visible jusqu'aux confins de la Judée? Hélas! des étrangers se sont partagé le fruit de tes labeurs, et ta cendre sera enfermée dans une frèle urne d'argile :.
TIMAGENE D'ALEXANDRIE
Rhéteur et historien, né vers 75 avant J.-C., emmené captif en Italie (55 av. J.-C.), où il vécut jusqu'à un âge avancé, Son principal ouvrage parait avoir éLé une sorte d'histoire universelle dont le noyau était l’histoire d'Alexandre et des royaumes sortis du démembrement de son empire, Fragments chez C. Müller, Frag. hist. graec., II, 317-323.
48 Ε. — Fragment 4 Didot, chez Josèphe, Ant. jud., Ill, 11, 3, 8 319 Niese,
Μαρτυρεὶ τοῦτο xoà Σιτράδων Ex τοῦ Ceci résulte aussi du témoi- Τιμαγένους ὀνόματος λέγων οὕτως" — gnagedeStrabon, quis'exprime ainsi, d'après l'autorité de Ti-
magene :
« ἨἩπεικής τε ἐγένετο οὗτος ὁ « Cet homme (Aristobule*) se
1. Philostrate était un philosophe académique qui avait joui de la faveur d'Antoine et de Cléopâtre (Plut., Ant., 80). Sa fortune s'écroula avec celle de ses prolecteurs en 30 avant J.-C., date approximative de cette épigramme. Les étrangers qui se partagent ses dépouilles sont les soldats d'Octave. Malheureusement la Jecon du vers 4 est incertaine : le Palatinus ne donne que .…..Oatotc ; les premières lettres ont été suppléées par un correcteur, Dübner suppose que ce supplément a été inspiré par une interprétation du mot ὀστρακίνη au v. 6 (Rubensohn et d'autres entendent en effet par là une localité située à l'est du Nil, mentionnée par Josèphe, B. Jud., IV, 11, 5, etc.). Nous croyons cependant que la leçon ᾿Ιουδαίοις est bonne; mais nous avons des doutes sur χεῖσαι, car le vers 6 prouve que Philostrate n'est pas encore décédé. Cf., sur celte épigramme, Rubensohn, p. 10 et 81, et Cichorius, Rom und Mitylene (Leipzig, 1888), p. 55.
2. Il s'agit d'Aristobule I*r, fils et successeur de Jean Hyrcan, qui prit le premier le titre de roi des Juifs (105-104 av. J.-C.).
' Ἂς TM σατο. χαὶ τὸ μέρος τοῦ τῶν [Ιτουραίων 2 NEC ^4 ΤᾺ A] T ἔθνους ῳχειώσατο, δεσμῷ συνάψας τῇ
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montra équitable et fort utile aux Juifs; il agrandit leur territoire et leur attacha une partie de la nation ituréenne, en lui imposant la circoncision, comme un lien d'amitié ἡ.»
3%. — Fragment 5 Didot, chez Josèphe, Ant. jud., XIII, 2, 5, ὃ 344 Niese.
Τρισμυρίους γοῦν y [5] yz "Ta £y, 28i TEVTALLOUUαπο νειν, XY Ὡς VL τὴν ME υ
, » —€- b» Wo ἍἋ M Y ρίους εἴρηχεν, τῶν δὲ ἄλλων τοὺς μὲν *, , " = - M αἰχυιαλώτους ληφθῆναι τοὺς ὃ
(A la bataille d'Asophon) on dit qu'il périt trente mille Juifs — '[imagene dit méme cinquante mille — ; le reste fut fait prisonnier ou s'enfuit chacun chez soi ἢ".
1. Les Ituréens habitaient le mont Liban. Voir, sur ce peuple, Schürer, Geschichte, 1, 593 suiv. — La citation de Timagène se lisait sans doute dans
les Mémoires historiques de Strabon.
2, Il s'agit de la bataille où Alexandre Jannée (104-78) fut vaincu, vers le commencement de son règne, par Ptolémée Lathyre, roi de Chypre, venu au secours des bourgeois de Ptolémais. Trés probablement Josèphe n'a connu le texte de Timagène qu'à travers Strabon ou Nicolas de Damas,
qu'il cite un peu plus loin (3 347).
Historien, né à Agyrium en Sicile, florissait dans la deuxième moilié du 1° siècle avant J.-C. Il est l'auteur d'une Bibliothèque historique (Βιδλιοθήχη isroptx^, contenant quarante livres divisés en trois grandes séries, Nous possédons entièrement les livres I-V et XI-XX. Nous avons complètement perdu les livres VI à X; il reste des fragments des autres livres.
eb :E. — Diodore, I, 28,
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