‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 57 sur 273 · plèthres · texte numérisé non relu

plèthres

plus de trois plèthres d'étendue, quelquefois deux '; les barbares des environs ont coutume d'appeler la grande couche Taureau et la petite Génisse*. Quand cette masse d'asphalte flotte au milieu de la mer, on dirait de loin une ile. Le moment de l'éruption s'annonce vingt-deux jours d'avance. Il se répand alors à l'entour du lac, à plusieurs stades à la ronde, une vapeur fétide * qui altere la couleur de l'argent, de l'or et du cuivre dans tout le voisinage; dès que l'éruption de l'asphalte est terminée, la couleur de ces métaux reparait. Les lieux environnants, remplis de matières ignées et de mauvaises exhalaisons, sont peu propices à la santé des hommes, qui y vivent fort peu de temps.

En revanche la contrée produit d'excellents palmiers partout où elle est traversée par des rivières bienfaisantes et des sources propres à l'irrigation.

C'est aussi dans une vallée de cette région * que nait l'arbris-

— 90 mètres ; 2 plèthres — 60 mètres.

2. Josèphe (B. jud. IV, 8, 4) compare la forme de ces masses flottantes à des taureaux sans téte, ταύροις ἀχεφάλοις.

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