‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 70 sur 273 · C. Müller, Frag. hist. graec., IV · texte numérisé non relu

C. Müller, Frag. hist. graec., IV

TS RS 1 2 ϑι Ὁ 4 Ἰδουμαῖοι xat ᾿Ιουδαῖοι διαφέρουσιν, ὥς φησι [Πτολεμαῖος ἐν πρώτῳ Περὶ ς , e ce , T Ἡρώδου τοῦ βασιλέως. ᾿Ιουδοῖοι μὲν , , esp ἢ E TS γάρ εἰσιν οἱ ἐξ ἀρχῆς φυσικοί, 'I8ooἴοι dE τὸ μὲν ἀρχῆθεν οὐχ ᾿Ιουδαῖο μαῖοι δὲ τὸ μὲν ἀρχῆθεν οὐχ ᾿Ιουδαῖοι 2 , , εἰ Ψ ἀλλὰ Φοίνικες καὶ Σύροι. Ἱζρατηθέντες e. 13 - , δὲ Um αὐτῶν χαὶ ἀναγχασθέντες περι-

Les Iduméens et les Juifs different, comme le dit Ptolémée dans le premier livre de son Histoire du roi Hérode. On appelle Juifs, les Juifs naturels et d'origine; Iduméens, ceux qui n'étaient pas Juifs originairement mais Phéniciens et Sy-

1. Je soupconne fortement que Tatien ne connaissait le texte de Ptolémée que par la citation d'Apion, et que ce texte ne parlait pas des Juifs, mais

fixait simplement la date d'Amósis.

2. Les manuscrits ont ἔθος, mais la phrase n'est pas grecque. J'ai écrit

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χαὶ τὰ αὐτὰ νόμιμα ἡγεῖσθα ἐχλήθη- riens. Vaincus parles Juifs, ils σαν ᾿Ιουδαῖοι. furent obligés de se circoncire, de payer l'impót et d'adopter les lois des vainqueurs; ils prirentalorsaussile nom de Juifs !.

STRABON D'AMASÉE

Philosophe, historien el géographe, né à Amasée (Cappadoce pontique) vers 60 avant J.-C., mort entre 21 et 25 aprés J.-C. Avant sa Géographie (en XVII livres), qui nous est parvenue presque en entier, il avait composé des Mémoires historiques (ὑπομνήματα ἵστοριχά) en XLIII livres pour faire suite à Polybe, plus une introduction en IV livres. L'ouvrage descendait jusque vers l'avénement d'Auguste. ll n'en reste qu'un petit nombre de fragments (réunis par C. Müller, Frag. hist. graec., ML, 491-494), mais nous savons qu'il a fourni à Joséphe une grande partie de la trame de son récit dans les livres XIH-XV des Antiquités judaiques. Strabon lui-méme, en ce qui concerne les choses juives, parait avoir surtout puisé dans Posidonios.

4$S, — Fragment 3 Didot chez Josèphe, Ant. jud., XIII, 10, 4, 8 287 Niese.

Μαρτυρεῖ nat Στράδων ἡμῖν ὁ Nous en avons aussi pour Καππάδοξ, λέγων οὕτως - « Ot γὰρ — témoin Strabon le Cappadocien πλείους οἵ τε συγχατελθόντες xoi qui s'exprime ainsi : « La pluοἱ ὕστερον ἐπιπεμπόμενοι παρὰ τῆς — partde ceux qui étaient partis Κλεοπάτρας εἰς Κύπρον, μετεόάλ- avec lui (2) pour Chypre et ceux λοντο παραχρῆμα πρὸς τὸν [Πτολε- que Cléopâtre y envoya plus uañtoy * μόνοι δ᾽ οἱ Ex τῆς Ονίου λε- tard, firent aussitôt défection γόμενοι συνέμενον ᾿Ιουδαῖοι, διὰ τὸ auprès de Ptolémée”; seuls les

1. La conversion forcée des Iduméens eut lieu sous Jean Hyrcan 1°, vers 120 avant J.-C. (Josèphe, Ant. jud., XHI, 9, 1). | 2. 11 s'agit de la guerre entre Cléopâtre, reine d'Egypte et veuve de Pto-

\ 30 3L. s , -τοὺς πολίτας αὐτῶν εὐδοχιμεῖν μιάλιστα παρὰ vij βασιλίσσῃ, Χελχίαν τε xat

Ayant. »

Juifs dits du diserit d'Onias! lui

restèrent fidèles, à cause des grands honneurs dont jouissaient auprès de la reine leurs compatriotes Helkias et Ananias?, »

A9. — Fragment 75 de Nicolas chez Josèphe, Ant. jud., XIII, 12, 6.

QE μετὰ τὴν νίχην T^^ 2^ VIVI Ἂν ^ K à δίας προσχαταδραμων τὴν χωραν, OÙ , , * , E

ἐπιγενομένης ἔν τισι χώμαις τῆς lou-

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δαιᾶς χάτεμεινεν., ἃς γυναίλὼν EUPUY

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ἐλθόντες σαρχοφάγους Umo

^ , Al εἶναι τοὺς πολεμίους, χαὶ διὰ τοῦτο ᾽

Ptolémée (Lathyre), apres la victoire ?, dévasta le pays; le soir venu, il prit ses quartiers dans quelques villages de Judée qu'il trouva pleins defemmes et d'enfants ; il donna l'ordre à ses soldats de les massacrer, de les couper en morceaux, de jeter leurs membres dans des chaudieres bouillantes, et de faire des libations. Il voulait faire croire à ceux qui, échappés de la bataille, se réfugieraient chez eux, que les ennemis se nourrissaient de chair humaine,

lémée VII, et son fils aîné Ptolémée VII Lathyre. Ce dernier, forcé de fuir l'Égypte, s'était réfugié dans l'ile de Chypre en 107 avant J.-C.

1. Le district situé autour du temple juif de Léontopolis (prés d'Héliopolis) fondé vers 160 par Onias, le fils du grand prétre de Jérusalem Onias HI, Cf. Ant. jud., XIV, 8, 1 : oi ᾿Ιουδαῖοι oi τὴν Ὀνίου λεγομένην χώραν χατοι-

2. Ces deux Juifs, dont Josèphe fait (peut-étre à tort) les fils d'Onias, le fondateur du temple de Léontopolis, nous apparaissent plus tard à la téte des armées de Cléopâtre (Ant. jud., XII, 13, 1-2).

3. Aprés la bataille d'Asoph (vers 100 av. J.-C.) dont il a été question

plus haut, n? 32.

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σαντο τὸν τρόπον, χαθὼς χἀγὼ προεί- et les terrifier encore davan-

ρηχα. lage par ce spectacle. Strabon et Nicolas affirment que Ptolémée tint la conduite que je viens de dire'.

DO. — Fragment 5 Didot (Ant. jud., XIV, 7, 2, 8 112 Niese).

Πέμψας δὲ Μιθριδάτης εἰς Kov Mithridateayant envoyé dans ἔλαθε τὰ χρήματα X παρέθετο ἐχεῖ — l'ile de Cos s'empara des trésors Κλεοπάτρα à βασίλισσα, x3) τὰ τῶν qu'y avait déposés la reine ᾿Ιουδαίων ὀχταχόσια τάλαντα. Cléopâtre et des huit cents

talents des Juifs *.

1. — Fragment 6 Didot (Ant. jud., XIV, 7, 2, 8 115-118 Niese).

Τέτταρες ἦσαν ἐν τῇ πόλει τῶν Il y avait quatre classes dans Kugrnyatev (τάξεις), ἥ τε τῶν πολι- — la population dela Cyrénaique*: τῶν, xai ἡ τῶν γεωργῶν, τριτὴ à ἡ les citoyens, les paysans, les

1. Comme on ignore la date respective de la publication des ouvrages de Strabon et de Nicolas, il est impossible de savoir lequel de ces deux écrivains ἃ copié l'autre, ou s'ils ont simplement puisé à une source commune (Posidonios).

2. Huit cents talents représentent 4,800,000 francs de notre monnaie. Ceci eut lieu en 88 avant J.-C., aprés la conquéte de l'Asie romaine par Mithridate Eupator. — Cléopâtre (la reine d'Égypte mentionnée dans le précédent fragment) avail déposé ses trésors à Cos au cours de sa lutte avec Ptolémée Lathyre, vers 100 avant J.-C, (Ant. jud., XIIT, 13, 1, $ 349). Quant aux 800 talents des Juifs, Joséphe qui n'en trouvait pas l'explication chez Strabon, suppose qu'il s'agit de l'argent destiné au temple de Jérusalem par les Juifs d'Asie Mineure et que ceux-ci, par crainte de Mithridate, avaient déposé à Cos. J'ai montré ailleurs (Revue des études juives, XVI, 204 Suiv.), l'invraisemblance de cette hypothèse. En réalité, c'étaient les Juifs d'Alexandrie et de Léontopolis qui avaient mis leur fortune en süreté à Cos, craignant dela voir confisquée par Ptolémée Lathyre en punition de l'appui qu'ils avaient prété à sa mére. En 88, Ptolémée Lathyre venait précisément d'étre restauré sur le trône d'Égypte.

3. Strabon entrait dans ce détail au sujet du séjour que fit à Cyrène Lu-

τῶν μετοίχων, xai τετάρτη À τῶν

z εἰ [OS MP Ὁ

, LU , , , Ἰουδαίων. Αὕτη δ᾽ εἰς πάσα

' Uu , er M γύπτον xoi τὴν Kupnvalav, ἅτε τῶν αὐτῶν ἠγεμόνων τυχοῦσαν, τῶν τε ^ ας Y w - LA ' A ἄλλων συχνὰ ζηλῶσαι συνέδη, χαὶ δὴ x 4 E = Ἴου ΓΙ Fa] τὰ συντάγματα τῶν Ιουδαίων θρέψαι διαφερόντως χαὶ συναυξῆσαι: χρώμενα τοῖς πατρίοις (τῶν ᾿Ιουδαίων»» νόμοις.

puoto μέγα μέρος τῷ ἔθνει

Da τ Fm «ἃ Et O>

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, , Y X lU θηναίαν μετέόδη διὰ τὸ ταύτην ὅμορον

ee ER CEN and (4 τὴ τῶν . ἰχύπτιὼν CAE 1404 -

métèques et les Juifs. Ces derniers ont pénétré dans tous les États et il n'est pas facile de trouver, dans le monde entier, un seul endroit qui n’ait pas fait accueil à cette race et où elle ne soit devenue maîtresse.

La Cyrénaïque, soumise aux mêmes maîtres que l'Égypte, a copié sa voisine sur beaucoupde points et, en particulier, dans sa faveur pour les colonies des Juifs qui s'y sont mullipliées en observant leurs lois nationales.

Or, en Égypte, les Juifs ont recu des lieux d'habitation séparés et, dans la ville d'Alexandrie, un quartier considérable a été assigné à cette nation”. A leur tête, est placé un ethnarque, qui administre les affaires de la nation, juge les litiges, surveille l'exécution des contrats et des règlements, absolument comme le chef d'un État indépendant*. Ainsi, cette nation est devenue puissante

cullus, lieutenant de Sylla, pendant la guerre contre Mithridate (87 av. J.-C.).

Voir Plutarque, Lucullus, c. 2,

1. Les mots τῶν 'Iovaiov sont peut-être une glose qui a pris la We de

ἑαυτῶν (H. Weil).

. Ce quartier spécial élait situé au nord-ouest de la ville, non loin du

Mes royal (Joséphe, C. Apion, II, 4).

3. Sous Auguste, l'ethnarque fut remplacé par un collège d'archontes

(Philon, In Flaccum, & 10).

STRABON D'AMASÉE

E»*2. — Fragment 11 Didot (Josèphe,

Said

vou...

r , 3 , vou εἰς Δαμασχὸν ἀφιχομιέ-

ἔπεμψε αὐτῷ μέγα ὃ Oo

^ a Al ox ) E ες

ec) Μέμνηται δὲ τοῦ δώρου

χαὶ Σιτραδων ὁ Καππάδοξ, λέγων οὕτως : « Ἦλθε δὲ xai ἐξ Αἰγύπτου

πρεσθεία χαὶ στέφανος ἀπὸ χρυσῶν , 4 ἔς EF ? ^N ὁ

τετραχισχιλίων, xat ἀπὸ τῆς Ιουδαίας

ὠνόμαζον τὸ δημιούργημα * τοῦτο μέντοι τὸ δῶρον ἱστορήχαμιεν va ἡμιεῖς , x * e ) , , ^ e —ἀναχείμιενον ἐν Poun, ἐν τῷ ἱερῷ τοῦ Διὸς τοῦ Καπετωλίου, ἐπιγ ἔχον * ᾿Αλεξάνδρου τοῦ βασιλέως :

ELVAL πεντᾶ-

en Égypte, parce que les Juifs sont originaires d'Égypte et que ceux qui l'ont quittée jadis ont fixé leur séjour dans le voisinage; ils ont passé dans la Cyrénaique, parce que ce pays était, comme la Judée, limitrophe du royaume d'Égypte, ou plutôt parce qu'il faisait, autrefois, partie deceroyaume.

Ant. jud., XIV, 3, 4, 88 35-36 Niese).

(Quand Pompée arriva à Damas, Aristobule lui envoya un présent magnifique)?. Strabon le Cappadocien mentionne également ce présent en cestermes:

« Il vint d'Égypte une ambassade et une couronne du prix de 4,000 stateres d'or; et, de Judée, une vigne ou un jardin (d'or) : on appelait cet ouvrage une « réjouissance ». Nousméme nous avons vu cet objet à Rome, parmi lesoffrandes dédiées dans le temple de Jupiter Capitolin ; il porte cette inscriplion : D'ALEXANDRE, ROI pes Jurrs, On l'estimait 500 talents?. »

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