‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 79 sur 273 · TRAITÉ DU SUBLIME · texte numérisé non relu

TRAITÉ DU SUBLIME

Ouvrage d'un rhéteur inconnu du 1°" siècle;

attribué à Longin.

θέτης, οὐχ ὁ τυχὼν ἀνήρ ETS; χ ὃ P4 ΠΣ

ἐχώρησε χἀξέφηνεν, εὐθὺς ἐν τῇ εἰ * € oM γράψας τῶν νόμων « εἶπεν ὃ

Θεός » φησί Ti; « γενέσθω φῶς,

longtemps, mais à tort,

— Traité du Sublime, $ 9 (p. 22, Jahn).

C'est ainsi que le législateur des Juifs, qui n'était pas le premier venu, a bien concu et exprimé la puissance de la divinité, lorsque des le début de ses

lois il écrit : Dieu dif. »

1. Huitième roi d'Argos d’après Castor, sixième ou septième d’après d'autres. (Cf. Clinton, Fasti hellenici, Il, p. 8 suiv.) Clément s'est évidemment

embrouillé dans ses calculs.

2. Nous avons reproduit ce texte sans être bien sûr que les mentions de Moise et des Juifs ne soient pas exclusivement le fait de Clément.

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x3 ἐγξηττο c γενέσθω γῆ, za ἐγέ- Quoi? « Que la lumière soit, γξτο. » et la lumiere fut; que la terre soit, et la terre fut '. »

CHÆRÉMON D'ALEXANDRIE

Philosophe stoicien et, suivant quelques-uns, Aiérogrammate égyptien, florissait dans la première moitié du re siècle de l'ére chrétienne. Il fut, d'après Suidas, l'un des maitres de Néron et dirigea la bibliothèque d'Alexandrie. Auteur de divers ouvrages sur l'Égypte, en particulier sur les hiéroglyphes et les prêtres. Fragments chez C. Müller, Frag. hist. graec., IIl, 495-499 *.

$$$. — Fragment 1 Müller chez Josephe, C. Apion, I, 32.

8 1. Μετὰ τοῦτον (Μανεθῶὼν) ἐξέ- Apres Manéthon, je veux inτασχ! Paca Χαιρήμονα ^ xo γὰρ — terroger Chærémon. Lui aussi, οὗτος Αἰγυπτιχχὴν φάσχων ἱστόρίαν — prétendant écrire une histoire

1. La citation est empruntée pour le sens, mais non textuellement, à trois versels de la Genèse : 1, 3: Καὶ εἶπεν ὁ Θεός * γενηθήτω φῶς, καὶ ἐγένετο φῶς. 1,9 : Ka εἶπεν ὁ 0:95 - συναχθήτω τὸ ὕδωρ τὸ ὑποχάτω τοῦ οὐρα "οὗ εἰς συναγωγὴν μίαν χαὶ ὀτθήτω 1, ξηρά 41 ἐγένετο οὔτως... 10 : Ka ἐχάλεσεν ὁ Θεὸς τὴν ξησὰν, γῆν. Le commenlateur Schurzfleisch (Wittenberg, 1711) a supposé ingénieusement que l'auteur n'a pas puisé directement dans les Septante, mais dans le traité du Sublime de son prédécesseur Cécilius, qu'il cile à diverses reprises. Ce Céeilius, de Calacté en Sicile, qui professa à Rome sous Auguste, passait pour Juif (Suidas, s. v. Καιχίλιος - ...«ἀπὸ δούλων, ὥς τινες ἱστορήχασι, xai mpóτξρον χαλούμενη: ᾿Αρχάγαθος, τὴν δὲ δόξαν ᾿Ιουδαῖος), ll n'y a aucune raison de suspecter l'authenticité de ce renseignement ni celle de notre texte. Cf. Revue des Etudes juives, XXVI, 42 suiv.

2. Pour des fragments plus récemment découverts, cf. Schürer, Geschichte, II, 776-7. Hl ne faut pas confondre notre Chærémon avec un pseudo-savant du méme nom qui accompagna Ælius Gallus (vers 26 av. J.-C.) dans son voyage sur le Nil (Strabon, XVII, 1, 29).

A σύγγράφειν xa προσθεὶς ταὐτὸ ὄνομα τοῦ βασιλέως ὅπερ ὁ 5 Manna Mir

uum XQ τὸν Ut

YOxppacía φάναι, ἐὰν τῶν τοὺς μολυσμοὺς ἐχόντων ἀνδρῶν 220491 τὴν Αἴγυπτον, παύσεσθαι τῆς πτο

9 'E '"* ^Y -Ὁ *, EU $2. Εἰπιλέξαντα δὲ τῶν ἐπισινῶν Uucixaac εἰχεσιπέ ντε HN ^ ») c) ow-ua p^ Av REVT EXOGAELY di" , 395 e , fols σθαι ὃ αὐτῶν γὙραμματέας Μωῦσῆν ι , , τε xai ᾿Ιώσηπον, xoi τοῦτον iepo-

γραμματέα, Αἰγύπτια δ᾽ αὐτοῖς ὀνόpara εἶναι τῷ μὲν Μωυσῇ Τισιθέν, τῷ δὲ ᾿Ιωσήπῳ Ierecto.

$5 ελθεῖν χαὶ ERU

à θέλειν εἰς τὴν At- »)““-“»“»“ 2 . > γυπτον διαχομίζειν * οἷς φιλίαν συνθε-

, , ' ' » = μξνους ET τὴν Αἴγυπτον στρᾶτευσαι.

e" *» w^ ^ ET ον αὐνδρωθέντα εχοιωζαι TOUS ου-

d'Égypte, donne les mêmes nomsque Manéthon pour le roi, Aménophis, et son fils, Ramesses. Il raconte qu'Isis apparut en songe à Aménophis, lui reprochant d'avoir détruit son temple pendant la guerre. L'A7érogrammate Phritibautès déclara que si le roi purgeait l'Égypte des hommes atteints d'impureté, il serait délivré de cette terreur.

En conséquence il chefs deux cent cinquante mille impurs et lesexpulsa. Leurs chefs étaient les scribes Moïse et Joseph, ce dernier également hiérogrammate, et leurs noms en égyptien étaient Tisithen pour Moïse et Peteseph pour Joseph.

Les impurs se rendirent à Péluse et y trouvèrent troiscent quatre-vingt mille hommes laissés là par Aménophis, qui n'avait pas voulu les ramener en Égypte. Ils firent amitié avec eux et attaquerent ensemble l'Egypte.

Aménophis n'osa pas attendre leurchocets'enfuitenÉthiopie, laissant sa femme enceinte.

Celle-ci se cacha dans de certaines groltes et mit au monde un fils nommé Ramses, qui, arrivé à l'àge d'homme, rejeta les

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Juifs en Syrie au nombre d’environ deux cent mille et ramena d'Ethiopie son pere Améno-

phis *.

» , εἴκοσι μυριάδας, καὶ τὸν πατέρα Aué-

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Érudit postérieur à Mnaséas de Patras (rrie-11 siècle av. J.-C.) et antérieur à Apion. D'aprés la manière dont le cite Josèphe, il parait être plus récent que Chærémon. On avait de lui des ouvrages de mythologie et un livre, probablement sur l'Égypte, oü les Juifs étaient fort maltraités. Fragments chez C. Müller, Frag. hist. graec., Il, 334-342.

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