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Fragment 1 Müller, chez Josephe, C. Apion, I

$1. 'Exetcato δὲ τούτοις Λυσί- Aux précédents auteurs * j'a--

μαχον, εἰληφότα pi» τὴν αὐτὴν τοῖς — joulerai Lysimaque, qui a pris,

προειρημένοις ὑπόθεσιν τοῦ ψεύσματος περὶ τῶν λεπρῶν xxi λελωδημένων, [4 , τ , , ,

' 1 as , , τεθειχως χατὰ πολλὴν ἀπεχθείαν.

comme eux, pour base de son récit l'histoire des lépreux et des infirmes, mais dont les fables surpassent méme celles des autres en invraisemblance. Ses écrits portent la marque évidente d'une grande haine.

Lorsque Bocchoris était roi

1. Tout ce récit ne parait étre qu'un remaniement arbitraire de celui de Manéthon (supra, n° 4). Il diffère principalement de celui-ci : 1? par les chiffres ; 2° par la nature du motifreligieux qui poussa Aménophis à expulser les impurs ; 3° par le nom du prêtre qui lui servit de conseiller, En outre l'Osarsiph de Manéthon est dédoublé en deux personnages dont les noms, fort mal fabriqués, sont censés représenter Joseph et Moise.

2. Manéthon et Charémon, La phrase semble indiquer que Lysimaque, ayant renchéri sur ces deux auteurs, a dû écrire après eux.

Αἰγυπτίων βασιλέως τὸν λαὸν τῶν Ιουδαίων ", λεπροὺς ὄντας xai ψωροὺς χαὶ ἄλλα νοσήματά τινα ἔχοντας, ε τὰ ἱερὰ χατχφεύγοντας μεταιτεῖν τροφὴν. ΠΠαμπόλλων δὲ ἀνθρώπων νοτηλεία περιπεσόντων, ἀχαρπίαν ἐν τῇ Αἰγύπτῳ γενέσθαι. Βόχχορῳ δὲ τὲν τῶν Αἰγυπτίων βασιλέα εἰς ᾿Αμμιωνα

πέρα! πεοὶ τῆς , Tuc πε χι πξρ' τὴς αχαρπιὰας "

τῶν Εν Etc Troie oies: voc BE t ἱξρ EG τόπους ΞΡΏΉΜΙΟΟΞ, τους OZ ἜΣ t AE np SUME CU Ψωροὺς xxt λεπροὺς βυθίσχ', ὡς τοῦ enr ᾽ - 3: £0 τὸ ,

ἡλίου ἀγαναχτοῦντος ἐπὶ τῇ τούτων ας ΟΝ 89 Ores Ὗς. 1 ε , ' A

ζωῇ, χαὶ τὰ spa ἁγνίσα', χαὶ οὕτω

d'Égypte, raconte-t-il', le peuple juif, atteint de la lèpre, de la gale et d'autres maladies, se réfugia dans les temples pour y mendier dela nourriture. La maladie s'étant trés répandue, il s'ensuivit en Égypte une grande stérilité. Bocchoris, le roi d'Égypte, envoya consulter l'oracle d'Ammon au sujet de culte disette; le dieu répondit qu'il fallait purger les temples des hommes impurs et impies et les envoyer dans le désert; quant aux lépreux et aux galeux, il fallait les noyer, parce que le soleil s'indignait de les voir en vie; une fois les temples purifiés, la terre redeviendrait fertile.

Quand il connut l'oracle, Boechoris convoqua les prétres et les desservants : il leur ordonna de faire un rassemblement des impurs et de les

1. Au nom d'Aménophis donné par ses prédécesseurs, Lysimaque substitue le nom, plus célèbre chez les Grecs, de Bocchoris, « prince aussi connu par la difformité de son corps que par la pénétration de son esprit » (Diodore, I,65). Nous croyons avec C. Müller que le Bocchoris de Lysimaque est le méme que celui de Diodore, c'est-à-dire un roi fabuleux qui est censé avoir régné immédiatement aprés les constructeurs des pyramides; il est différent du Bocchoris historique de Manéthon (Africanus, Eusèbe), roi de la XXIV* dynastie (viue siècle av. J.-C.). C£. Josèphe, C. Apion, II, 2, $ 16 : Δυσίμαχο; (ἀπαλλαγῆνα! φησιν τοὺς ᾿Ιουδαίους) κατὰ Βόχχοριν τὸν βασιλέα, τουτέστι πρὸ ἐτῶν χιλίων ἑπταχοσίων.

2. Ces mots pourraient bien être une glose, car il n'y a pas, à ce moment, de peuple des Juifs; il ne se forme que par la proscription qui va être racontée.

LYSIMAQUE D'ALEXANDRIE

empobs εἰς μολιόδίνους χάρτας ἐνδή σαντας, ἵνα χαθῶσιν εἰς τὸ πέλαγος.

Βυθισθέντων δὲ τῶν λεπρῶν χαὶ Ψω- -Ὁ A an ^ , ρῶν; τοὺς ἄλλους συναθροισθέντας εἰς

λείᾳ * συναχθέντας δὲ βουλεύσασθαι περὶ αὑτῶν; νυχτὸς ὃ πὺρ χαὶ λύ fons χαύσαντας φυλάττειν

θρώπων τινὶ I ἦσ ep υήτε ἄριστα x χείρονα, θεῶν Hm ,

χωσιν ἀνατρέπ τειν. Duvarve

, ι , , , C2 χωραν; xat τούς τε ἀνθρώπους ὑόρί-

livrer aux soldats qui les emmeneralent dans le désert ; quant aux lépreux, de les emmailloter dans des lames de plomb et de les jeter à la mer.

Une fois les lépreux et les galeux noyés, on transporta en masse les autres au désert pour les y abandonner. Mais dès qu'ils y furent réunis, ils se mirent à délibérer sur leur propre : la nuit venue, ils allumérent du feu et des torches et se garderent eux-mémes; la nuit suivante, ils observèrent un jeüne, afin de se rendre les dieux propices et de les intéresser à leur salut.

Le lendemain, un certain Moise leur conseilla de se réu-

sort

nir en masse et de suivre une route unique jusqu'à ce qu'ils arrivassent dans des lieux habités; il les exhorta à ne se montrer bienveillants pour personne, à ne suivre que les pires conseils et à renverser tous les sanctuaires et autels des dieux qu'ils rencontreraient. On approuva cet avis : les proscrits, le mettant à exécution, s'avancerent à travers le désert en nombre considérable et parvinrent dans des pays habités, Ensuite, maltraitant les hommes,

NEST IX TS ! DR SE ὦ δὲ ἄστυ τοῦτό lepócuAa ἀπὸ τῆς ἐχεί- ! , , et νων διαθέσεως ὠνομάσθαι * ὕστερον w^ \ , , ! ^ D αὐτοὺς ἐπιχρατήσαντας χρόνῳ διαλλάξαι τὴν ὀνομασίαν πρὸς τὸ μιὴ ὀνειi i , h e = δίζεσθα: nat τήν τε πόλιν Ἱεροσόλυμα , € xoi αὐτοὺς [eposoAuuiras προσαγο-

pillantet brûlant les temples, ils atteignirentle territoire nommé aujourd'hui Judée, y bâtirent une ville et s'y fixerent. Cette ville fut appelée Hiérosyle (Sacrilège), d'apres la conduite de ses fondateurs ; mais plus tard, leur puissance s'étant accrue, ils changerent cette dénomination en celle de Hiérosolyma, pour éviter l'odieux, et ils prirent eux-mémes le nom de Hiérosolymites.

$9 bis. — Fragment 2 Müller, chez Josèphe, C. Apion, 11, 2, 8 20 Niese.

Al , y νδεχα γὰρ αὐτοὺς εἶναί φησι μυοιά-

gag...

Quant au nombre des exilés, Apion indique à la légére le méme chiffre que Lysimaque, savoir cent dix mille ἡ.

1. Le récit de Lysimaque, comme celui de Chærémon, n'est, suivant la juste appréciation de Joséphe, qu'une amplification malveillante de la fable de Manéthon, Ce récit a eu beaucoup de succès ; Apion et Tacite se le sont

approprié.

DAMOCRITE 124

DAMOCRITE

Historien d'époque inconnue, mais probablement contemporain des Alexandrins Chærémon, Lysimaque, etc. !.

GO. — Suidas, s. v. Δαμόχριτος (C. Müller, Frag. hist graec., IV, 377).

* Aapéxprroc, ἱστοριλός. Τ᾽ αχτιχὰ ἐν βιδλίοις β΄. Περὶ Ἰουδαίων * ἐν ᾧ φησὶν ὅτι χρυσὴν ὄνου χεφαλὴν προσεχύνουν χαὶ κατὰ ἑπταετίαν ξένον ἀγρεύοντες προσέφερον, χαὶ χατὰ λεπτὰ τὰς σάρ-

χας διέξαινον, xa οὕτως ἀνηροῦν.

Damocrite, historien. Ouvrages: Tactique en deux livres; Sur les Juifs: dans ce livre il dit qu'ils adoraient une tête d'àne en or?, et que tous les sept ans ils capturaient un étranger, l'a-

menaient (dans leur temple), et l'immolaient en coupant ses chairs en petits morceaux *.

1. Quoique Josèphe ne le mentionne pas, il me parait probable que Damocrite a vécu avant lui et qu'il le confond parmi les ἄλλοι τινές qui ont médit des Juifs (C. Apion, II, 2, 8 16 et II, 14, 8 145). Après la destruction de Jérusalem par les Romains, des pamphlets de ce genre n'auraient plus guére trouvé de lecteurs.

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