QUESTION VI
Qnel est le Dieu des Juifs?
Personnages: SYMMAQUE, LAMPRIAS, MOERAGÉNES.
Symmaque, étonné de tout ce qu'on venait de dire, s'écria :
« Ainsi, Lamprias, ton dieu national, « Evios, agitateur de « femmes, fleuri de pompes dé- « lirantes », Bacchus enfin, tu l'inscris, tu l'enrégimentes dans les mysteres des Hébreux? Y a-t-il vraiment une raison sérieuse pour identifier les deux divinités? » Alors Meragénes intervenant:« Laisse Lamprias, dit-il; moi, Athénien, je réponds à ta question et j'affirme qu'ils sont bien le méme dieu.
La plupart des preuves qui le confirment ne peuventétre communiquées qu'à ceux qui sont initiés à la pantélie (cérémonie parfaite) qui se célebre chez nous tous les deux ans '. Mais ce qu'il n'est pas défendu de révéler à des amis, et surtoutà table, où l'on jouit des bienfaits de ce dieu, si vous le désirez, je suis prét à vous en instruire. »
1. La féte biennale (triétérique) de Dionysos, accompagnée de rites et d'initiations mystiques, se célébrait dans beaucoup de villes grecques
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8.2. Πάντων οὖν χελευόντων xai δεομένων, [Πρῶτον μὲν, ἔφη, τῆς τ E , μεγίστης Lai τελειοτάτης ἐορτῆς πὰρ αὐτοὶς ὃ χαιρός ἐστι χαὶ ὁ τρόπος Διοτ lY V4 vct προσήχων €. Τ᾽ ἣν γὰρ heyouévnv , H , - E νηστείαν» ἀχμάζοντ' τρυγητῷ [reλόῦσιν )..] .. «τραπέζας τε προτίθενται παντοδαπῆς ὀπώρας, ὑπὸ σχηναῖς χαὶ χαλιζσιν EX χλημάτων μάλιστα χαὶ χιττοῦ διχπεπλεγμεέναις 7 KA! τὴν προτέραν τῆς ἑορτῆς cv» ὀνομαζου-- , ^r s\ di e , σιν. Ὀλίγαις δὲ ὕστερον ἡμέραις ΣᾺ Ὁ t * , ^" - ? , , ἄλλην ξορτὴν, οὐχ ἂν δι΄ αἰνιγμιάτων, 3 » , ^ , ἀλλ ἄντιχρυς Βάχχου χαλουμένου,
Ἔστι δὲ xai χραδηφορία τίς ἑορτὴ
Tous les convives l'en prierent instamment el il commenca ainsi : « Premierement, dit-il, la plus grande et la plus solennelle de leurs fétes se célebre dans un temps et d'une maniere qui conviennent parfaitement à Bacchus €. Ils lui donnent le nom de jeüne et la solennisent) dans le fort de la vendange. Ils dressent des tables chargées de toutes sortes de fruits et habitent sous des tentes et des huttes faites surtout de branches de vigne et de lierre entrelacées; le premier jour de cette féte s'appelle « fête des Tabernacles » *.
Peu de jours apres ils en célèbrent une autre où ils invoquent Bacchus non plus par des symboles énigmatiques, mais ouvertement ?.
Ils ont aussi une fête où l’on
(Diodore, IV, 3, 3 ; cf. Dictionnaire des antiquités, v. Dionysia, p. 231-2). Le texte de Plutarque prouve qu'il faut ajouter Athènes à la liste.
1. Cette description convient à la fête de Succoth qui commence le 15e jour du 7* mois (Lévit., xxur, 34), Plutarque en a rapproché arbitrairement le jeüne de Kippour, célébré cinq jours plus tôt (Lévit., xxu, 17), à moins qu'il ne faille considérer les mots τὴν γὰρ λεγομένην νηστείαν comme une glose marginale, inexacte d'ailleurs. L'emploi des branches de palmier pour la construction des tabernacles est attestée par Néhémie, viu, 15, mais il n'est pas question de lierre. Cependant la Mischna Soucca, c. 5, autorise l'emploi des
branches de lierre détachées.
2. Est-il question ici de la fête de clôture des Tabernacles, Acéreth ? (Lévit., xxi, 36 ; Nombres, xxix, 35 ; Néhémie, vri, 18.)
ποιούμενα " χαὶ γὰρ σάλπιγξι μιχραΐς, ὥσπερ ᾿Αργεῖοι totg Διονυσίοις, ἀναχαλούμενοι τὸν θεὸν χρῶνται * xoi χιθαρίζοντες ἕτεροι προσίασιν), οὺς αὖτοὶ Λευίτας προσονομάζουσιν, εἴτε map τὸν ΔΛύσιον, εἴτε μᾶλλον παρὰ τὸν Ebo», τῆς ἐπικλήσεως γεγενη-
1 1 > , ἑορτὴν pf, παντάπασιν ἀπροσδιόνυσον
εἰναι. Σιάθους. γὰρ χαὶ νῦν ἔτι πολλοὶ \ r SAS ' ,
θεῷ + ὧν πίστιν ἔστι δήπου xoi παρὰ Δημοσθένους λαθεῖν χαὶ παρὰ Μενάνδρου. Ko οὐχ ἀπὸ τρόπου τις ἂν φαίη τοὔνομα πεποιῆσθαι πρός τινα σόδησιν
st
porte des rameaux de figuier et des thyrses ; les thyrsophores entrent dans le temple; on ignore ce qu'ils y font, mais il est vraisemblable qu'ils y célèbrent quelque bacchanale ; car ils se servent pour invoquer leur dieu de petites trompettes pareilles à celles dont les Argiens font usage dans les fêtes de Bacchus. D'autres s'avancent en jouant de la cithare ; ils les appellent Lévites, soit du nom Lysios, soit plutôt d'Evios '.
« La célébration du sabbat, n'est pas non plus, ce me semble, entierement étrangère à Bacchus. Encore aujourd'hui beaucoup de gens donnent le nom de sobes aux initiés de Baechus et ils prononcent ce nom dans les orgies de ce dieu ; on peut en trouver la preuve chez Démosthene et chez Mé-
τῷ λόγῳ μαρτυροῦσιν, ὅταν σάδόατον nandre ?. On peut croire que
1. La mention des trompettes semble indiquer qu'il est question de Ja fête du 1° jour du 7e mois (Lévit., xxur, 24 ; Nombres, xxix, 1) que l'on annoncait aux sons du schofar. Lorsque les Juifs adoptèrent l'année macédonienne commençant à l’équinoxe d'automne, cette fête se confondit avec celle du jour de l'an (Rosch ha-schanah). Toutefois l'oblation des thyrs?s (loulab ? branches de saule ?) et des « branches de figuier » ne se trouve mentionnée que pour la féte des Tabernacles, oü elle est d'ailleurs d'origine assez récente (Mischna Soucca, c. 34). Il en est de méme de l'emploi des harpes (ib., c. 5).
2. Démosthène, Sur la couronne, S 260 : καὶ βοῶν « εὐοῖ, ca6ot ». Harpocra-
tion, v. Xa6ot * Δημοσθένης ὑπὲρ Κτησιφῶντος * οἱ μὲν Σαδοὺς λέγεσθαι τοὺς τελου-
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τιμῶσι, μάλιστα μὲν πίνειν Kat οἰνοῦ- = “ , "^ «!
σθαι παραχαλοῦντες ἀλλήλους * ὅταν SM , zw , , ,
Καὶ ταῦτα μὲν εἰχότα φαίη τις ἂν εἶναι * χατὰ χράτος [δ᾽] ἐν αὐτοῖς πρῶτον μὲν ὁ ἀρχιερεὺς ἐλέγχει; μιτροφόρος τε πρωΐων ἐν ταῖς ἑορταῖς, χαὶ νεδρίδα χρυσόπαστον ἐνημιμιένος, χιτῶνα δὲ ποδήρη φορῶν χαὶ χοθόργους * χώδωνες δὲ πολλοὶ χαταχρέμανται τῆς ἐσθῆτος, ὑποχομιποῦντες ἐν τῷ βαδίζειν - ὡς xat παρ᾽ ἡμῖν ψόφοις χρῶνται περὶ τὰ νυχτέλια, xo χαλχοδρυστὰς τοῦ θεοῦ τιθήνας προσαγοpsóouct * χαὶ ὁ δεικνύμενος ἐν τοῖς ἐναντίοις τοῦ μετεώρου (7) θύρσος
D ^ + \ E D , μένους tà Σαδαζίῳ, τουτέστι τῷ Διονύσῳ καθάπερ τοὺς to Βάχχῳ Bdxyous
ce nom a été tiré de l'espèce de fureur, sobésis, qui s'empare des bacchants. Les Juifs euxmémes viennent confirmer celte conjecture ; car lorsqu'ils fétent le sabbat ils s'excitent les uns les autres à boire et à s'enivrer, ou si quelque motif grave les en empéche, ils ont pour loi de goüter tout au moins du vin pur.
« On dira que ce ne sont là que des conjectures ; mais voici des faits d'une grande force à l'appui. D'abord le grand prétre parait dans les fêtes avec une mitre en tête, vétu d'une nébride brodée d'or, d'une tunique trainante et de brodequins; une quantité de petites sonnettes sont attachées à son vêtement et tintent quand il marche? ; c'est le même bruit qu'on fait entendre chez nous pendant les fétes noc-
9 4 LÀ , ^ » , αὐτὸν εἶναι Σαδάζιον χαὶ Δίονυσόν φασιν ἄλλοι vs καὶ ᾿Αμφίθεος β΄ περὶ Ἡραχλείας.
Οὕτω δέ φασι χαὶ τοὺς “Ελληνάς τινες (τῶν Ἑλλήνων τινὰς) τοὺς Βάχχους Σαθοὺς χαλεῖν. Le passage de Ménandre est inconnu.