‹ Textes d'auteurs grecs et romains relatifs au judaïsmeChapitre 96 sur 273 · LA : PA · texte numérisé non relu

LA : PA

à - A . APPIEN D'ALEXANDRIE

Historien, florissait sous Adrien et les Antonins (milieu du rre siécle). Auteur d'une Histoire romaine disposée par ordre des nations conquises, dont la moitié environ nous est parvenue.

"9. — Syriacus liber, c. 50 (éd, Mendelssohn).

Οὕτω. μὲν δὴ Κιλικίας τε at Συ- , 1 Le plas, τῆς τε μεσογαίου xat. Κοίλης, χαὶ Φοινίχης nat Παλαιστίνης, χαὶ Di »Ὰ ^ , gi , ca ἄλλα Συρίας ἀπὸ Εὐφράτου μέχρι AT ' ! 4 ἘΝ ἃ Αἰγύπτου χαὶ μέχρι. θαλάσσης ὀνό-- , mic ἘΞ a a ματα; ἀμαχὶ Ρωμαῖοι xatéoyov. "Ev ΄ 3 , δὲ γένος ἔτι τὸ Ιουδαίων ἐνιστάμενον € A fus 35 ὦ τι , τ ὃ Πομπήϊος ἐξεῖλε χατὰ χράτος, καὶ , ^ « τὸν βασιλέα ᾿Αριστόδουλον ἔπεμψεν 2 'P ἡ ^ “δ᾽ ἊΝ ICT nó) ^ « , , - Ἱεροσόλυμα nat ἁγιωτάτην αὐτοῖς χατέσχαψεν * ἣν δὴ καὶ ΠΠτολεμαῖος ὁ

C'est ainsi que les Romains s'emparerent sans combat de la Cilieie, de la Syrie intérieure et de la Celé-Syrie, de la Phénicie, de la Palestine, et de tous les autres pays de la Syrie, quels que soient leurs noms, depuis l'Euphrate jusqu'à l'Égypte et à la mer‘. Une seule nation résistait encore, celle des Juifs; Pompée les réduisit de force, envoya leur roi Aristobule à Rome et déman-

doirie contre Cécilius (Q. Caecilius Niger) que nous possédons encore (Divinatio in Caecilium). On a voulu conclure du texte de Plutarque, que dés lan 70 il y avait une « colonie juive » en Italie, mais ce texte ne mérite aucune créance. En effet, Cécilius, ancien questeur de Verrés, ne pouvait étre un affranchi, puisque cette classe de citoyens n'avait pas le jus honorum. Si son origine ou sa religion avaient été suspectes, Cicéron n'aurait pas manqué d'en tirer parti dans sa Divinatio, où il ne le ménage guère. Il y eut d'ailleurs un Cécilius affranchi et suspect de judaïsme : c’est le rhéteur Cécilius, de Calacté en Sicile, contemporain d'Auguste (Suidas, s. v., cf. supra, n° 57). Il y atout lieu de croire qu'une confusion a été commise entre ces deux personnages. Cf. mon article dans la Revue des Études juives, XXVI (1893), p. 36 suiv.

|. En 63 avant J.-C.

ES

χαὶ Οὐεσπασιανὸς αὖθις οἰχισθεῖσαν χατέσχαψε, χαὶ ᾿Αδριανὸς αὖθις ἐπ᾽ ἐμοῦ. Kat διὰ ταῦτ᾽ ἐστὶν ᾿Ιουδαίοις ὄρος τῶν σωμάτων βαρύ-

tela Jérusalem, leur ville la plus grande et la plus sainte ".

Cette ville avait déjà été détruite par Ptolémée, le premier roi d'Égypte? ; reconstruite de nou-

δὲ χαὶ Σύροις χαὶ Κίλιξιν ἐτήσιος, veau, elle fut encore abattue ἑχατοστὴ τοῦ τιμήματος ἑχάστω. par Vespasien et enfin par

Adrien, de mon temps *. Voilà pourquoi les Juifs paient tous une capitation plus forte que le reste des sujets de l'empire (?)*.

Les Syriens et les Ciliciens paient également un impót annuel,égal à la centieme partie de leur capital évalué.

1. Cf. encore Appien, Mithridaticus, c. 106 : ἐπολέμησε δὲ (ὁ Πομπήιος) ...xoi Ἰουδαίοις ᾿Αριστοδούλου τοῦ βασιλέως ἀποστάντος, ἕως εἷλεν (alii καθεῖλεν) “Ἱεροσόλυμα τὴν ἁγιωτάτην αὐτοῖς πόλιν. Ibid., c. 117 (au triomphe de Pompée) : παρήγετο δὲ. οχαὶ Ἰουδαίων βασιλεὺς ᾿Αριστόδουλος, Il. n'est pas exact que Pompée ail « détruit » Jérusalem; il se contenta d'en démanteler les fortifications (supra, n? 54, Strabon, 8 40).

2. Ptolémée Lagos. Supra, Agatharchide, n° 15. Ici encore χαθηρήχει est inexact. |

8. Vers 133 après J.-C., au cours de la dernière grande insurrection juive. Il semble que les insurgés s'étaient emparés des ruines de Jérusalem et s'y étaient fortifiés ; c'est cette partie de la population qui fut exterminée par Adrien. Cf, les textes chez Münter, Der jüdische Krieg unter Trajan und Hadrian (1821), p. 69 suiv. et Schürer, Geschichte, Y, 577-8.

4. Ce texte est considéré, avec raison, comme altéré. Musgrave, au lieu de περιουσίας, « fortune », écrit περιοιχίας « une capitation plus forle que les provinces avoisinantes. » Mendelssohn propose περιοικίδος, avec le méme sens. Les textes disent seulement que l'ancienne capitation d'un sicle (didrachme) par téte que les Juifs payaient au temple de Jérusalem dut étre payée, à partir de Vespasien, au temple de Jupiter Capitolin à Rome. Cf. Marquardt, Organisation financière (tr. francaise), p. 255.

ke,

*" 6. — De bellis civilibus, II, c. 90.

προσέταξε ταφῆναι, HA τι αὐτῇ TÉUE- 1d ? à

ἐπ᾿ ἐμοῦ χατὰ Popaluy αὐτοχράτορα FE > = SES paiavèv, ἐξολλύντα τὸ ἐν Αἰγύπτῳ

22. — Arabicus liber, in fine, fragment Miller (Rev, archéol., p. 53 — Frag. hist. graec.,

᾿Αππιανός φησι τῷ τ βιθλίου. Φεύγοντί μοί x δαίους ἀνὰ τὸν p τὸν ἐν Αἰ- Ὑύπτῳ γενόμενον xol ἰόντι διὰ τῆς

? , Dee! \ " ΠΕετραίας ᾿Αραθίας ἐπὶ poma: ἔνθα με Gx&góg περιμένον ἔμελλε διοίσειν ἐς Eee , Ἄραψ ἀνὴρ διηγεῖτο

Page 1