‹ Textes philosophiquesChapitre 118 sur 356 · CREME · texte numérisé non relu

CREME

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Läo-tzèu. 193

La sobrieté dans les désirs, c'est la richesse, c'est l'honneur. ll n'y a pas vice pire, que l'immodéralion des désirs.

Si le ciel et la terre demeurent, c'est qu'ils n'existent pas pour euxmêmes (pour leur propre intérêt, mais pour le bien des êtres).

L'eau nous montre ce qui est je plus excellent. Elle se donne à tous, sans rien demander pour elle. Lo Frincipe fait de mème. Les hommes font tout le contraire.

Le Ciel agit aussi comme le Principe. Quand l'œuvre est faite (quand il a fait du bien), il se retire (sans attendre qu'on le remercie).

A l'origine, les hommes se conduistrent bien, par leur instinct naturel.

Il n'y avait pas alors de lois. C'est quand ja science du Principe se fut perdue, qu'on invenla les lois artificielles de l'humanité et de la justice (pour régler les relations entre les hommes, lesquels avaient élé jusque-là naturellement humains et justes)...

C'est quand la paix eut disparu des familles, qu’on inventa les lois de la piété pour les eafants, de la tendresse pour les parents... C’est quand l'ordre eut disparu des pays, qu'on inventa pour les officiers la loi de la fidélité.

(Tout cela est arlificiel, et ne vaut pas l'instinct naturel primilif). Ah! si l'on metlait bon ordre à toutes ces sagesses et sciences, quel bonheur pour le peuple. Ab! si l'on supprimait toutes les théories sur l'humanité et la justice, le peuple redeviendrait pieux et bon.

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Chap. VII. Lào-tzèu.

Ah! si l’on cessait d'estimer l'habileté:

et le lucre, les fourberies et les violences cesseraient. Simplicité et naturel, peu avoir et peu vouloir, voila-la chose.

Reprise: Quand le Principe fut oublié, les lois furent inventées.. l'humanité, la justice, enfin les rits (morale factice, semblant de morale, pur trompe-l'œil \.

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