‹ Textes philosophiquesChapitre 272 sur 356 · RAR MR · texte numérisé non relu

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Un jonr Sariputra fit l'aumône d’un peu de nourriture, aun chien mourani. Le chien mourut résigné, et renaquil garçon dans une famille de Brahmes. Quelques années plus tard, Sariputra se rencontra avec l'enfant, qui s'attacha à lui, se fit son disciple, et devint vite un bonze accompli. C’est qu'il avait déjA été bonze dans une existence précédente, bien des kalpas suparavant. Alors,

- fer de sa belle voix, il s'était manqué d’un vieux bonze à

Ja voix rauque, et avait qualifié sa psalmodie d’aboiement de chien. Il se repentit ensuite de cette méchante parole, ce qni lui épargna un plus sévère châtiment: mais, durant 500 générations successives, il dut renaître chien, fils de chien et de chienne. Il en était à sa cinq centième réincarnation canine, quand Sariputra lui ayant fait l’aumône, il mourut résigné. Sa peine étant purgée, il jouit du fruit de ses anciens mérites, renaquit Brahme, s'attacha à son bienfaiteur, redevint borze et atteignit dans cette existence la détivranes. (%£ Æ AK). 一 La sutra 2 DE Et H& #8 raconte qu'un ascète brahme renaquit 2aga dragon, pour avoir percé avec une aiguille des feuilles d'arbre, sans doute pour en faire des guirlandes.

5. % 种 les prétas. — Dans le Bouddhisme indien, les prêtas coustituent l'état de pénitence le plus dur, réservé aux grands criminels au sortir de l'enfer, caractérisé par le supplice ÎL 24 À de la faim et de la soif inassouvissables. Les Bouddhistes chinois ont introduit dans cette catégorie les koëi-chènn mânes de leurs traditions, qu'il leur fallait caser dans le système.

Il y a donc, dans le Bouddhisme chinois, des prètas supérieurs relativement heureux et puissants. Les pretas inférieurs £R % manes faméliques, sont de tout point conformes aux théories indiennes.

Tous les péchés graves commis en parole, en action, en pensée, peuvent faire condamner à cette pénitence. Mais trois sortes de gens y sont voués à coup sûr, savoir, les avares, les suicidés, et ceux qui sont morts ayant faim ou soif.

De là le souci<des Chinois de mourir repus. |

La tisane d'oubli. Les ponts de sortie.

Chap. XV. Bouddhisme. 363

Les pretas supérieurs koëi-chenn ‘sont presque aussi bien lotis que les devas. Ils sont bons. lis gouvernent leg monts, les fleuves, les mers. Chacun réside daus son apanage. Voyez page 15.

Quant aux pretas inférieurs w0koei, certains sont relégués entre les deux chaînes des monts de fer qui cerclent l'univers. D'autres sont parqués dans un local infernal spécial, appelé Æ Æ HR wüng-seu-tch'eng la ville de ceux qui sont morts de malemort.

D'autres eufin, en grand u0mbre, errent sur la terre. Ce sont des êtres timides, qui craignent les hommes. Durant le jour, ils se cachent dans les tombes, dans les cavernes, dans les forêts et los halliers. Durant la nuit ils rodent, en qûüèle d’une nourriture qui puisse apaiser les torlures de leur ventre énorme. Quand ils l'ont trouvée, ils ne peuvent pas l'absorber, leur bouche étroite comme le chas d’une aiguille ne pouvant donner accès même à une gvutle d'eau. Cetle peine peut durer des milliers d'années. — On représente les prêlas avec une tête conique ou à deux pointes, décharnés, nus, échevelés. Ou avec une tele de porc ou de chien, la bouche bavante, le nez coulant. Ou vomissant des flammes. — Une espèce de prélas hante les latrines, et se nourrit d'excréments. Une autre, avide de sang, cause les fémorrhagies. Une autre, avide de flegmes, cause les catarrhes et la phlisie. Une autre, avide de pus, cause les tumeurs et les ahcès. D'autres, hérissés de dards qu'ils décochent, causent diverses maladies, Certains dévorent les pelils enfants. D'autres

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