‹ Textes philosophiquesChapitre 278 sur 356 · AE ) EX NAN · texte numérisé non relu

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Chap. XV. Bouddhisme.

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sacrifice qui couronne tous ceux qu'ils ont déjà faits dans leurs existences antérieures, et par lesquels ils se sont élevés au faîte de la perfection. Les Bouddhas sont de purs hommes, vivant souffrant et mourant comme le commun des hommes, mais doués d’un pouvoir miraculeux qui leur sert à accréditer leur enseignement. La ‘provenance de ce pouvoir n'est pas indiquée. Ils sont baïs par les démons et contredits par les hommes. Tous jouent exactement le même rôle et prêchent la même doctrine. Leur prédication va à remettre tous les êtres dévoyés par l’égoïsme, sur le droit chemin du Nirvana, par la pratique de l’allruisme, de la charité et du sacrifice poussés jusqu'aux dernières limites. Les Bouddhas naissent tous dans ce monde, qui est le monde central; mais leur prédication influe sur tous les mondes, sur tous les êtres. Ils ne prêchent pas seulement les hommes, qui ne sont qu’une des six gali, un stade, une forme d'existence. Nous avons vu que les devas, les hommes, les animaux, les prêtas, sont des âmes spécifiquement identiques. La prédication du Bouddha s'adresse à tous. Il monte dans les cieux pour precher les devas, il descend aux enfers pour convertir les prêtas, sur la terre il exhorte hommes et animaux. Il connaît tous les êtres; ce qu'ils ont été, ce qu'ils sont, ce qu'ils seront. Au moment de son illumination, toutes ses existences antérieures, toutes celles de tous les êtres, lui ont été révélées. De là les djatakas, histoires des existences antérieures, qui jouent un si grand rôle dans ‘

Chap. XV. Bouddhisme.

littérature bouddhique. Pour prouver péremploirement un point de doctrine, Bouddha raconte simplement ce qui lui advint dans telle ou telle de ses innombrables vies passées, disant de luimême le bien et le mal, pour le profit d'autrui. Pour expliquer le bonheur on le malheur d'un être quelconque, Bouddha raconte ce que cet être fit de bien ou de mal, dans telle ou telle de ses existences passées. — Le monde est éternel, les âmes aussi sont éternelles.

Les kalpas se succèdent sans cesse.

Chaque kalpa voit paraître des Bouddhas. La légende en nomme qui parurent dans les kalpas anciens, et raconte leurs faits et gestes. Pratiquement, le peuple ne connaît que Æ 佛 sept Bouddhas; trois qui parurent durant le SE Ki À kalpa précédent, ft 3% JF 4 Vipasyi, FF Æ #4 Sikhi, et M & XP f Visvabhu; plus quatre qui parurent successivement depuis le commencement du #) kalpa actuel, fi 留 FH 8 Krakutchanda, Yi & À 尼 #5 Kanakamuni, il #E Kasyapa, enfin Æ jt À JE f Sakyamuni. Le fait que ces Bouddhas apparaissent encore aux dévots et exaucent leurs prières, prouve que le Nirvana chinois n'est pas l’anéantissement. On sait d'avance que le kalpa actuel verra mille Bouddhas. Sakyamuni fut le quatrième dé la série. Il vit et servit Lous les six Bouddhas précédents, qui lui prédirent et promirent tous qu'il deviendrait Bouddha à son tour. — Chose fort singulière, alors que tout est gouverné par la loi fatale du mérite et du démérite, le Bouddha a pouvoir sur cette loi.

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