‹ Textes philosophiquesChapitre 281 sur 356 · SERA TER · texte numérisé non relu

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cœurs el refusez la charité, dit le yakcha. Vous n'êtes donc pas de vrais sages. Tous les vices naissent de l’ égoïsme. N'est sage que celui qui sait renoncer absolument à tout! Alors le Brahme Laotoupati dit au yakcha:

Moi je te donne mon cœur et mon Sang. À ce moment le génie du sol apparut et dit à Laotoupati: Ne vous

immolezZ pas seulement pour le profit .

de cet ogre; dohnez-noùs part à votre.

sacrifice, à nous les génies des monts et des forêts! Aldrs Laotoupati déclama les vers suivants: « Le corps n'est qu’une apparente vaine, qui parait un moment pour disparattre bientôt. Il est comme le son, qui s'éteint après avoir résonné. — La composition d'éléments divers qui date de la naissance, fait que l'homme ne peht pas toujours vivre, qu'il meurt nécessairement un jour. 一 Maintenant, pour obéir à là loi du dévouement, je donne mon cœur et mon sang, pour me prouver à moi-même que je suis vraiment libre d’égoïsme, pour m'avancer daos la voie de ja suprême sagesse. — Si, par la vertu de ce sacrifice, j’atteins du degré de Bouddha, alors je me souviendrai de vous et vous sauverai. — Cette déclamation finie, Laotoupati se coucha devant le yakcha, se perça la gorge pour lui donner son sang, s’ouvrit la poitrine pour lui livrer son cœur. À ce moment la terre trembla, le soleil se voila, le tonnerre retentit dans un ciel sans nuages. Quatre autres yakchas accoururent. À eux cinq, ils déchirèrent et dévorérent le cadavre de Laotoupati. Leur repas terminé, ils s'élevèrent dans les airs, et criérent aux

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