‹ Textes philosophiquesChapitre 280 sur 356 · WE À · texte numérisé non relu

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Chap. XV. Bouddhisme.

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t-il?.. Oui, dis-je; n'ayez pas égard à ma caste ; un Bouddha peut fouler aux pieds un autre Bouddha. Dipamkara rit. Comme il ne riait jamais sans raison, ses disciples lui demandérent pourquoi. Cet écolier, leur dit-il, a amassé des mérites durant des existences sans hotäibre ; maintenant il touche au terme. Puis il me dit: Après cent kalpas, tu deviendras Bouddha, et porteras le nom de Sakya. — Il y en a des volumes de cette force. Ces échantillons peuvent suffire.

C’est le dévouement, le dévouement à outränce, le don db soi universel.

illimité, insensé, qui mérite de devenir Bouddha... Bouddha dit à ses disciples:

Jadis vivait dans l'Himalaya un Brahme ascétique sage et savant, nommé Taotoupati. Un jour il sortit de sa retraite, et précha la doctrine à mille rois. Les mille rois abdiquèrent tous en faveur de leurs fils, quittèrent le monde, suivirent l’ascête dans les montagnes, se construisirent mille cabanes, et s'appliquèrent à trouver la voie qui est audessus de toutes les voies. Un jour un yakcha vint où ils étaient, et se mit à crier: J'ai faim et soif! Ayez pitié de moi! Donnez-moi ce qu'il me faut...

Les rois ermites lui offrirent de l’eau et des fruits... De l'eau et des fruits pour moi, cria le yakcha irrité. Mon pére, un yakcha, n'a mangé que des cœurs d'hommé: ma mére, une rakchasi, n’a bu que du sang humain. C'est la même nourriture et le même breuvage qu'il mo faut... Cela, dirent les rois, nous y tenons, nous ne pouvons pas vous le donner... Vous tenez à vos

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