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Bouddhisme. 463
dire la chose à sa mère. Depuis ta naissance, dit celle-ci, j'ai pris grand soin de ta chevelure. Faut-il que tu épouses ce sramana? N'y a-t-il plus de nobies ni de riches ?.. Plutôt mourir. dit la fille, qu’épouser un autre homme qu'Ananda. Honte de la famille ! dit la mére; puis elle rasa sa fille. Celle-ci alla trouver le Bouddha, et lui dit: me voilà rasée. Bien, dit le Bouddha; mais enfin, dis-moi, qu'aimes-lu dans Ananda ?.. J'aime, dit la fille, ses yeux. son nez, sa bouche, ses oreilles, sa voix. sa démarche, tout. Sotte, dit le Bouddha; des yeux coulent les larmes, du nez coule la pituite, de la bouche coule la salive, tes oreilles sécrélent le cerumen, le corps est un sac plein d'excréments et d'urine, l'acte conjugal est chose honteuse. il donne naissance aux enfants, la naissance appelle la mort, la mort appelle le deuil; sort-il du corps autre chose que des maux ?.. Ce discours toucha la fille, et en fit une arhane.
Quand le Bouddha la vit convertie, il Jui dit: Va maintenant trouver Ananda. Toute honteuse, la fille se prosterna et dit au Bouddha: quand je le poursuivais, j'étais folle. Les paroles que vous venez de me dire, ont éclairé mon cœur et guéri mon aveuglement.
Pour exhorter ses disciples à la modestie durant leurs quêtes, le Bouddha leur conta l'apologue suivant: Un chat affamé ayant pris une petite souris, l'avala toute vive. La souris dévora les entrailles du chat. Affulé, celui-ci courut de-ci de-la, et finit par mourir. — Tel sot disciple s'étant levé le matin,
464 Stupa bouddbique.
GÉXRENDERUEE