INTRODUCTION XIII
tristement sur le sol. M. Ryle à cité, à propos du fruit défendu, la traduction d’un passage mal conservé de l'épopée babylonienne, où 1l est probablement question de tout autre chose. La mythologie chaldéenne connaît l'arbre de la vie et même des arbres de science, mais ce sont des arbresoracles. L'arbre du Paradis terrestre pourrait s'appeler l'arbre de la conscience, et cet arbre-là ne s’est pas rencontré Jusqu'à présent dans les textes assyriologiques ". »
Ces déconvenues n’ont pas découragé les identificateurs. N'a-t-on pas écrit récemment que le nabt des Hébreux n’était qu'un reste du dieu Nabu, un (dieu-prophète » que Yahweh ne put garder à côté de lui et dont il délégua le pouvoir à un homme choisi! Le même auteur n’a-t-il pas vu un rapprochement des plus suggestifs entre Sin, le dieu d’Ur, et le mont Sinaï*! Craig a fait des découvertes tout aussi merveilleuses dans les premiers textes qu'il à autographiés : «And it is not à case, dit-il dans la préface, where comparison may stop with the discovery of similarities only — for, in my own judgment, as least, with the exception of monotheism, no important doctrine 1s taught in the prechristian jewish literature which may not be duplicated from the religious creads dominant in the Jew’s ancestral home *. » Et, à côté d’analogies très réelles, il cite à l'appui les « redeeming doctrines of grace and pardon * ».
Je n'ai pas à examiner ici dans quelle mesure l’Ancien Testament nous a révélé la doctrine de la grâce. Nous prêtons trop volontiers au contemporain de David ou d’'Ézéchias l’âme d’un disciple du Sauveur *. Mais trouver cette doctrine