XXII INTRODUCTION
Il me reste à dire quelques mots de la métrique. Je n’étudierai, à ce point de vue, que les morceaux d’un caractère poétique bien accusé. Ce sont les planches I (1-10), TT, IV: VIL XITeb XXI.
Les dix premières lignes de la pl. I sont un hymne à Nin-Gal. Elles paraissent composées d’après des règles-analogues à celles tracées par Zimmern et Delitzsch', moins rigoureuses cependant. Chaque vers se compose de deux hémistiches qui se subdivisent à leur tour en deux parties. Il serait imprudent d'affirmer quelque chose de plus sur la longueur de ces subdivisions ou sur le nombre de mots qu’elles devaient comprendre. Aux lignes 3 et 4, celles du deuxième hémistiche se composent d’un mot chacune; à la 1. 2, le deuxième hémistiche tout entier ne comprend qu'un mot. Elles sont beaucoup plus longues, au contraire, aux 1. 5 et 6, où elles comprennent deux mots, $a, tlu et.u ne comptant pas”.
Les vers se réunissent quatre par quatre ou plutôt deux par deux pour former des strophes. Cette division strophique et la correspondance des vers membre par membre est assez sensible aux |. 3 et 4, 5 et 6, plus discutable pour les 1. 9 et 10. A l’exception peut-être des:1.28, 8:et 4e scribe n'a pas indiqué la division des hémistiches”,
#1 [Ana "Nin]-Gal mu- ilat tanafdati] [bat balati
PAU ummi ilänt (plur.) qariditum)] 3 [Riimtum damiqtum $a bunni namiru] 4 [Sa] kima umi ittanbitu simusa *5 Hirat " Nannari béli sûpà nûr Samé nisû[t] [a$aridi
1. Zimmern, Z.A., VIII, 122; Delitzsch, Weltschôpfungsepos, 61, Leipzig, 1896.
2. Cf. Delitzsch, tbid., p. 61. Les particules w, £a, ana, 1n«, t, aa. Sût, l@, là, ne comptent pas; i8tu et ultu comptent. on
3, J'ai marqué d'un astérisque les vers qui ne sont pas coupés dans l'autographie.
INTRODUCTION XXIIT
*6 Aliddät "Samas mu- $a Siplu uw purussu num- [nammir kibräti Imuru sur[ris] #7 Sabitätabbutiananan- naramé $a"[Samas] [nar iläni *8S Malikatrémigqabätda- ana" Samas buleri-[8a] [miqtm *9 Mudammegatamatun- muaddäta $Sarri palihi-$a [nini #10 Rubätu rimnitum ma- asibat bit Gipart
[hirat tesliti
Dans la prière à Shamash, le grand juge, pl. HT et IV, 22-34, le seribe a divisé nettement presque toutes les lignes en deux hémistiches. La division est peu apparente aux 1. 4, 10 et 19 seulement. Encore est-il facile, excepté à la 1. 10, de distinguer les deux hémistiches à l’aide du parallélisme. |
Ces deux hémistiches sont très mégaux. Ordinairement le second est beaucoup plus court que le premier. Il se compose quelquefois des deux « Hebungen » signalés par Delitzsch et Zimmern dans le récit: du déluge, v: 21,:1:6 «et 9.rEe plus souvent, il ne comprend qu'un mot, où il est impossible de trouver deux accents toniques. Tel est le cas aux 1. 11 là ipattaru, 12 issaknu, 13-18, 20 et 21. | |
Dans quelques passages seulement, le 2° hémistiche est sensiblement plus long que le 1%. Il comprend alors plus de deux mots, v. g., 1. 4 mustesir elätt u Saplâäti; 7 8a bélr namra sit'; 19 qulultu episu anaku ul idx.
Aucune division strophique ne me paraît indiquée dans ce morceau. On pourrait réunir les lignes 2 et 3, 4-6, 7-9, 10 et 11, 12-15, 16-18, 19-21, 22 et 23. Mais ces groupements, trop irréguliers pour mériter le nom de strophes, ne semblent inspirés par aucune règle prosodique.
1. On pourrait peut-être donner à la locution nanu'a sit un seul accent tonique. Voir la difficulté analogue que s'est posée Delitzsch à propos de l'état construit, Welisch., p. 63.