INTRODUCTION XXI
n'exprime-{-il pas la crainte d’avoir juré sans loyauté par le nom de son dieu‘!
Toutes ces doctrines sont exposées dans la Bible avec une suite et une beauté de forme qui ne se retrouvent guère dans les textes assyriens. Comme je l'ai remarqué, les scribes ont vite fait de retomber dans des énumérations fastidieuses de formules incantatoires et de prescriptions bizarres qui déparent leurs plus belles productions. Cà et là, cependant, il y a encore sous ce rapport des analogies remarquables, et Je ne puis m'empêcher de citer un des premiers textes de Craig, pl. 26, 1 et suiv., dont la facture rappelle à un degré frappant celle du, beau psaume IT, C’est un oracle de Bélit à Assurbanipal ; il à été traduit par les prpScheilk: |
Bélit est majestueuse, une (déesse à la voix) retentissante !
Voici l’oracle de Bélit au sujet du roi : Ne crains pas, Assurbanipal ! |
DRE selon que je t'ai promis, Je ferai et Je te donnerai,
EUR afin que sur les hommes des quatre langages et la demeure des grands,
AE. tu exerces la royauté !
soute [ta sentence, loin du palais de ton gouvernement,
et enchainera mal et maléfice !
MO [les rois des] contrées diront entre eux :
LIRE: allons contre Assurbanipal, qui devient vieux,
il a fait [la loi] à nos pères et à nos ancêtres ;
qu’il brise [sa puissance] contre notre forteresse. »
Bêlit répond : [Les rois] des pays
A je les détruirai, subjuquerat puissamment, je mettrai des fers à leurs pieds ;
du feu, ta splendeur! comme Élam, je traiterai Gimirra ;
J'arracherai les arbres, briserai les arbustes, les mettrai en morceaux !|
J'obstruerai le pays, je le changerai en désert, etc. * LATTES
2. Reoue de l'Histoire des religions, 1897, tirage à part, p. 10, 11. Les mots en italique sont des sens douteux.