‹ Textes religieux assyriens et babyloniensChapitre 59 sur 75 · PLANCHE XIX · texte numérisé non relu

PLANCHE XIX

ManrrTin, Teætes Assyriens-Babylonrens

PLANCHE XIX, Æ. 11530, Recto

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11 Li-din-u-ni a-a-S8t zi-mu $a ardât (plur.) ba-nu-tu $a idlé (plur.) 12 Baru-u-tu Sa la 1-ga-ma-ru ina qâti*-1a Su-kun

13 Ni-su ki-ma nab-li iStu pu-ut $Sam-é 14 Li-ta-na-qu-ta ina qag-ga-ri

15 *” Zrat-su ina Samné (plur.) (u-ma-as-$a-” 16 *” Ubäni-$a ina pi-i-Su tu-$e-rab

17 Ni-su t-Gar-ra-ar - Verso LORS ER nun $a Sa ‘" be-lit ilänt (plur.) ina tarbasi-$a $a tu Bélit rabitu 19 ..... aariate i-hi-la ha-a-a-la-te RO 20PE u nt i-ba-ki la i-ba- qa-ba-tu RAA SU C MOULES MALI NE Re PADEDEN RO EE SANTA Cr ON ES RSS ba-a-te PS TE DRE NOUS en ec D à à à a te

PLANCHE XIX, Æ, 11530. Recto

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Ê\. SUR ANNE qui devant le dieu de la tempête . .... 8 Que désires-tu de moi? Que te donnera-t-on°? 9 Qu'on te donne des bœufs gras, des moutons gras. 10 Je ne mange pas les bœufs gras, les moutons gras. 11 Qu'on me donne la fleur des femmes, la fleur des hommes. 12 Un magicien eunuque (?), remets en mes mains. 13 L'étincelle, comme un flambeau, du haut du ciel,

14 Puisse-t-elle tomber sur la terre.

15 Tu frotteras sa poitrine avec des huiles, 16 Tu introduiras son doigt dans sa bouche.

17 L’étincelle embrasera.

Verso RARE, tie de la souveraine des dieux dans son séjour, celui de Bélit rabîtu.

TE Du ne il tremble des tremblements HA re SN il pleure, il ne va pas dans les écuries AR Ant 2 Ml eut te du ee ue à:

Ro NM LE. tie al UE 1 er Daihmoe ni

COMMENTAIRE

8 Minu lidinunt. Cette construction d’un pronom inter-

10 Ul

rogatif ninu avec un optatif se rencontre quelquefois. On la trouve dans un nom propre d’un texte Juridique de l’époque de Samsu-iluna : Man-nu um-me-$u li-sur, « qui doit veiller sur sa mère ? ». Notes d’épigr., ete., du P. Scheiïl, p. 81, n. 174, tirage à part du Rec. des Tr., XIX. Cf. Madqlu, 1,53 :mannu lu-us-pu-ur ana ‘"Bélit sirt, « qui enverrai-je à la déesse de la plaine ? »

akkal, écrit UL KU. Le contexte montre dans tout le passage un dialogue entre la divinité et son adorateur. Voilà pourquoi j'ai rendu par la 1'° pers. du présent l’idéogramme AU, « manger », qui forme le début de la réponse de la divinité aux offres du fidèle.

11 Ba-nu-lu, dérivé de #5, «beauté », «éclat ». Le sens de ce

mot est clairement indiqué par le parallélisme : la beauté des femmes, l'éclat des hommes. — Ce passage est remarquable au point de vue religieux. La déesse ne veut pas des victimes animales, mais bien des victimes humaines, non pour les immoler, mais pour en faire des hiérodules : « Qu'on me donne les plus belles des femmes, les plus beaux des hommes, » littéralement « l'éclat des femmes, la beauté des hommes ». La déesse, sans doute Bélit, mentionnée

plus loin, à la 1. 18, semble demander aussi un magi-

cien, c’est-à-dire un prêtre, eunuque. C’est au moins le sens le plus plausible de $a la igamaru, « qui n'est pas complet ». La présence des prêtresses explique d’ailleurs cette demande.

13 Misu. Ce mot ne se trouve pas dans Delitzsch, AHW.

Meissner, Supplem., p. 68, qui cite ce passage d’après Bezold, Catalog., n° 1174, n'en donne pas le sens.

Nisu est comparé à nablu, « flambeau ». Signifierait-il « étincelle » ou « flamme » ?

Plus bas, !. 17, il forme une locution avec tgarrar, sans doute « l’étincelle embrasera ». Cf. hébreu 12%, « étincelle ». Le sacrificateur semble supplier les dieux d'envoyer le feu du ciel pour consumer les victimes.

14 Li-ta-na-qu-ta pour lÜim-la-na-qu-ta, ïiftanaal de np», « tomber ».

19 a-a-a-la-te, pluriel du dérivé à forme féminine ha’iltu, de bn, « trembler » : (il tremble des tremblements », sémitisme connu. Ce mot ne se trouve pas dans Delitzsch, À AW.

20 Qa-ba-tu, pluriel de gabütu, rac. 735, C parcs à troupeaux », (écuries ».

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