‹ Th Tre de Meilhac Et Hal VyChapitre 186 sur 375 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LABORDERIE, UNGARÇON DE BUREAU, puis UN AMÉRICAIN et SA FAMILLE.

Au lever du rideau, Laborderie est en chaire; le garçon de bureau endormi au pied de la chaire. — Laborderie la tète dans ses mains... attitude d’une homme désespéré. — Au bout de quelques instants, il se relève, regarde autour de lui, prend sa montre.

LABORDERIE.

Une heure vingt, et mon cours d’astronomie transcendante était annoncé pour une heure précise... Ces gradins... ces gradins qui sont vides... il y a vingt minutes qu’ils devraient être envahis par une foule empressée et studieuse... Hé!... quoi?... j’ai cru qu’on

mo

LE PASSAGE DE VÉNUS

entrait... Qu’est-ce qu’ils font, je vous le demande, au lieu de venir?... Il y a quinze jours, j’en avais quatre... la semaine dernière, j’en avais deux... aujourd’hui, je n’en ai pas du tout... C’est vexant... (Regardant sa montre.) Une heure vingt-trois! Et personne ne vient! personne!... personnel... (il prend un livre et frappe violemment sur la chaire, le garçon de bureau se réveille. Laborderie lui montre la salle vide; le garçon se détire, fait quehjues pas; Laborderie murmure entre ses dents :) personne! personnel...

Le garçon va au fond de la scène.

L E GARÇON, regardant par la porte.

Monsieur, monsieur !

LABORHERIE.

Qu’est-ce qu’il y a?

LE GARÇON

Je crois ciu’en voilà un, monsieur 1

LABORDERIE .

Bien vrai?

LE GARÇON

Oui, monsieur, il est là, il approche, il va entrer.

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