A\IS DE L'ÉDITEUR ITALIEN
L'auteur de l'ouvrage que l'on donne au public est M. le chevalier D. Aug. A. Scotti, jadis l'un des précepteurs de S. A. R. le duc de Calabre, aujourd'hui roi des deuxSiciles, sous les auspices duquel il fut publié en 1830. L'importance d'un pareil ouvrage et la gloire qu'il a fait rejaillir sur son auteur frapperont les yeux de quiconque voudra observer la série des matières qu'on y traite, et leur liaison avec les questions les plus fréquemment débattues de nos jours, et les avantages que peut en retirer la cause de Dieu et de son Eglise. En efiFet, les erreurs qui sont aujourd'hui le plus en vogue y sont entièrement démasquées et réfutées solidement avec les armes mêmes sur lesquelles des écrivains hostiles à nos croyances fondaient l'espoir de leur triomphe. Il y a plus, on y démontre à l'évidence que notre sainte religion, loin d'être l'ennemie des peuples et des gouvernements , devient au contraire une source très-féconde d'innombrables avantages pour les uns comme pour les autres, tant à raison de la morale qu'elle inculque, que des dogmes qu'elic^ enseigne. L'illustre auteur, dans une introduo
THÉOR. I. 1
tiou dont il a fait précéder son ouvrage, donne nue idée exacte des choses qu'il a entrepris de traiter et un aperçu lumineux de la méthode qu'il a suivie : il est donc inutile d'en parler ici. li nous suffira de dire que bien qu'il puisse paraître avoir touché trop brièvement certaines matières qui paraissaient exiger des raisonnements plus développés, on devra pourtant convenir qu'il a su renfermer dans un court espace les germes des meilleurs arguments, et qu'il a suppléé abondamment à ceux qui demandaient plus de prolixité, par les nombreuses citations d'excellents écrivains qui avaient traité les mêmes sujets avec plus d'étendue.
INTRODUCÏIOR
J.es apologistes de notre reli[}ioii, à partir des comineiicemeiits de Fère chrétienne, ont employé la parole et \i\ plume pour combattre les erreurs qui étaient plus communes dans leur siècle. Ils Tout fait avec d'autant plus dr iorce, que ces erreurs étaient ou plus pernicieuses, ou moins faciles à reconnaître par les gens inexpérimentés. Ils ont, selon les règles de la charité chrétienne, distingué deux manières de défendre la vérité; c'est-à-dire qu'ils ont repris en secret les fautes secrètes, et ont instruit les ignorants qui s étaient laissé séduire, mais ils entrepris en public les scandales publics, et réfuté à la face de l'univers les erreurs dont on faisait le plus un sujet de triomphe '. Ils distinguaient également deux temps, selon l'Ecclésiaste, c'est-à-dire le temps de se taire et le temps de parler. Et lorsque celui-ci était arrivé, ils ouvraient volontiers la bouche en public, sans craindre ni les calomnies, ni les menaces, ni les railleries de leurs adversaires, vu qu'ils étaient encouragés et soutenus par la parole de vérité et par l'assistance du Sauveur l
' îpsa corripienda sunt coiam omnibus, quœ peccanturcoram omnibus; ip^-» < ui ripicndasunt secretiusqùœ peccantur secretius. S. Aug. Sermon. LXXXIL «le Vei b. Ev. Matth. 18.
'^ Tempus esse tacendi, et tempus loquendi, sentenlia est Ecclesiast*. ti «une igitur, quoniam satis longum silentii temptis prœcessit, opportununi deinceps erit, ut ad patefaclionem eorum , quœ ignorantur, os nostrum aperiamns.... non igitur vos terreat mendaeii falunuîia, neque potenfium uiin.T' ( Mit -ir! cni , ncqnc risus , neque familiariuni procacitas snœrore aHiciat , nequr