INTRODUCTION
C'est pourquoi, coaime certaines erreurs répandues par une foule d écrivains qui ont traité des matières politiques, paraissent aussi publiques que pernicieuses, et qu'il semble - également qu il est temps de les réfuter, attendu que leurs malheureuses conséquences sont déjà universellement reconnues, nous avons entrepris cet ouvrage, dans la confiance que le Père des lumièies daignera le bénir, nous l'avons entrepris, en l'honneur de la vérité, pour le service de l'Eglise et l'avantage des peuples. Dans un temps où l'étude des sciences politiques (je comprends aussi sous ce nom générique les statistiques et l'économie publique), dans un temps, dis-je, où l'étude de ces sciences n'a que trop d'attrait pour la jeunesse, et que les livres qui en traitent et passent par les mains des hommes studieux, contiennent pour la plupart un venin mortel, nous n'avons pas cru qu'il fut hors de propos et inutile d'en extraire les principales erreurs, de les mettre dans leur véritable point de vue, et par les simples lumières de la raison d'en dévoiler l'absurdité intrinsèque et les funestes conséquences. En effet il suffit de lire les annales de l'Église pour s'apercevoir que le prince des ténèbres, profitant des penchants divers qui se développaient dans les hommes en divers temps, et de ces études que cultivaient le plus les personnes lettrées de chaque saison, a su faire naître tant d'erreurs si contraires, à des époques successives, qu'on ne peut concevoir comment l'esprit humain a pu s'abandonner à tant d'extravagances et à d'aussi étranges contradictions. Puis sachant que de nos temps, ses suggestions avaient rendu générale lahardiesse de censurer les actes de chaque gouvernement, ainsi que la fureur de changer la forme politique des États, de ne plus obéir à l'autorité établie, et de promettie de grandes améliorations à la condition
condemnatio abhominibuscuram etstudium prae seferentibus, quibus valenlissima ad fallendum esca praetenditur, simulata adhortatio; quamdiu veritatis verbum nobis palrocinabilur. Omnibus autem hisoblactetur recta ratio, belli sociuin advocans, et adjutorem ipsum magislrum Dominum nostrum JesuïT» Cbrislum, pro quo afîligi suave et mori lucrum. S. Basil, ep. LXXIX et CCXf.