LIS FILLES BLANCHES
Seigneur, ayez pitié de moi — seloft votre mansuétude! —
Atbanael tri» pile, très tronblé, paraît i l'entrée èa î«rdia. A^ant été aperçu par Albine, il contient son émotion et s'arrête humblement. Albine est allée aa-dcTant de loi avec respect. — Les £iles blanche» tonnent un groupe qoi tout d'abord dérobe à Athanaèl la Tue de Thaïs.
ÂLIINI, à ÂtkuLAël, nsplc
Sois le bienvenu dans nos tabernacles, — ô père vénéré! — car sans doute tu viens pour bénir cette sainte — que tu nous as donnée... —
ATHANAEL, avec «n tro«Uc, aa égareacat qu'il «Maie dt oostenlr.
Oui... Thaïs!...
ALBIIVE.
Ayant fait — ce que ton esprit pur lui commanda de faire, — voici qu'elle va voir l'éternelle lumière! —
Lm 0e«ipagnM de Tkaû «'étant iîri»èt*, Athanaèl l'aperçwt. ATHANAEL, arec angoiaee .
Thaïs!... Thaïs 1...
Êcraaé de doulear, il est tombe pn)«t«nié .
Albiae et les filles blanches s'éloi^ent de quelques pas et forment «n groupe ft pan. Pendant qu'elles murmurent leurs lamenutions, Athanaèl t'est traîné tuf 1m {enoux et se trouve près de Thaïs à laquelle il tend les bras.
ATHANAEL, à yoIz basse et douloureuieaeat.
THAÏS, ouTrant les yeux et regardant Athanaèl arec dooleoi.
C'est toi, mon père!... (Toujours dans l'eiîasc, n'entendas
pas ce qu'Athanacl lai répond.) Te SOUvient-il du lÙmineUX
▼oyage , — lorsque tu m'as conduite ici ?..« —
ATHAlMAEL, avec anendrissemeiit.
J*ai le seul souvenir de ta beauté mortelle^
— Te souvient-il de ces heures de calme — dans !a fraîcheur de Toasisl... —
ATHANAEL, flv«c trdrar.
Ah! je me souviens seulement — de cette soif inapaisée — dont tu seras l'apaisement...
Surtout te souvient- il de tes saintes paroles — en ce jour — oij par toi j'ai connu le seul amour!.., —
ATHANAEL, avec anxiété.
Quand j'ai parlé, Je t'ai menti... —
Et la voilà l'aurore 1 — et les voilà les roses de Tétemel matin ! —
ATHANAEL.
Non! le ciel... rien n'existe... — rien n'est vrai que la vie et que l'amour des êtres... — Je t'aime 1...
Ifi ciel s'ouvre ! — Voici les anges, les prophètes... et les saints î... — ils viennent avec un sourire — les mains toutes pleines de fleurs I —
ATHANAEL.
Entends-moi donc, ma toute aimée I... —
thaïs, deboQt, frissonnante.
Deux séraphins aux blanches ailes — planent dans l'azur 1 — et comme tu l'as dit, le doux consolateur — posant sur mes yeux ses doigts de lumière — en essuie à jamais les pleurs I... —
ATHANAEL, de pins en plos exaM.
Viens I dis-moi: je vivrai I je vivrai! —
Le son des harpes d'or m'enchante ! — de suaves parfums me pénètrent!... Je sens — une exquise béatitude — endormir tous mes maux ! — Ah ! Le ciel !... je vois Dieu!... —
Elle mevt' ATHANAEL atoc ui cri terrible se jette i. genou derant eUa.
9in.
B. GREVIN — IMPRIMERIE D^.LAGNT — 8348-12-11.
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