LA GRÈCE MODERNE
Les Grecs modernes n'ont point, quant à la sobriété , dégénéré de leurs ancêtres. Le Tasse
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les pdnt parfaitement en deax mots dans son inmiortel poème : A la fatica im^itti, al cibo parchL Voici ce que Tournefoit rapporte de leur manière de vivre^ dans son f^ojrage du Lapant : a Les racines sont le principal r^sd » des Grecs^ et c'est ce qui a donné lieu a ce » proyerbe, que les Grecs s'engraissent là où » les ânes meurent de Êiim. Cela est vrai à la » lettra.... Nos matelots passaient^des journées » entières à ne manger que de mauvais bis- » cuit^ et de ces mousses salées qui croissent )) sur les rochers couverts de l'eau de la mer ». Les Grecs ne tenaient de ce régime que la beauté physique, que lui seul peut donner; sa beauté morale était étouffée par l'esclavage ; cette enveloppe percée, nous en avons vu surgir des milliers de héros.
LITAUE,
En Italie, dans cette Italie foulée encore plus que la Grèce par des hommes de toutes les nations, on trouve, dans toute retendue des Appenins , des peuples qui rappellent les vertus des premiers siècles. On y reconnaît œt âge d'or tant chanté par les anciens poètes de ce même pays. Hors même des Appenins >
t68 TfiALT^IE.
•Fon trouve partoot, chez le peuple^ exactement la tnême manièi^e de vivre^ la même simplicité que Virgile a décrites'âans ses Bucoliques :
Sunl nohis miiia poma Castaneœ molles , et pressi copia taxais.
Les Testilis d'aujoui^lïui portent aux moissonneurs les mêmes mets que l'ancienne :
^Mlia, serpillumque herhas..,.. olenies.
L'Italie moderne mérite, beaucoup plus que l'autre, Tépithète de fnagna parensjruguniy que lui donne le même poète. H n'y a point de Lucullus dans ses hautes classes, où l'on ne vit, en général , que comme vit le peupla