‹ The?atriculeChapitre 50 sur 60 · SCÈNE VI BE AUGANET, GAVINEAU, HENRIETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE VI BE AUGANET, GAVINEAU, HENRIETTE

HENRIETTE

Maman m'a ordonné de venir te demander pardon. J'ai eu tort... je ne sais pas pourquoi, mais il paraît que j'ai eu tort. Est-ce que vous n'embrassez pas votre petite Henriette... J'ai bien besoin que vous m'embrassiez, cai' je suis très malheureuse, allez !

LE LÉZARD

BEAUGANET, l'embrassant.

Gomme elle est gentille! C'est mon plus beau produit, maplus belle fleur ! et elle est naturelle celle-là.

HENRIETTE

Du reste, je ne vous causerai pas longtemps du chagrin. II y avait à la pension une jeune fille dont on a contrarié l'inclination et qui est à peu près morte maintenant.

BEAUGANET.

A peu- près morte !

Oh ! mon Dieu, oui, à peu près. Je l'ai rencontrée l'autre jour. ..f Elle n'était pas jolie autrefois... elle est affreuse à présent... et pâle, et maigre !

BEAUGANET.

Pâle et maigre !

HENRIETTE

A faire peur. Je serai comme elle bientôt, (se tâtant.) Tenez, ça commence déjà.

BEAUGANET.

Non, tu n'as pas maigri depuis ce matin.

HENRIETTE

Si, papa, si.

BEAUGANET.

Je te dis que non. (a Gavineau.)Gavineau, remplacemoi. Je sens que je vais pleurer comme une bête.

LE LÉZARD

GAVINEAU, prenant Henriette dans ses bras.

Allons, allons, on arrangera tout ça. Voici la maman terrible... prenez votre père par la main et sortez vite tous les deux... il faut que je parle à madame Beaucahet.

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