ACTE QUATRIÈME. U
diable!... Mais Ua si bon diable I ( sue rembrasse. — Léonle entre par la galerie. )
LE DUC
Merci, maman!
LÉONIE
Je suis indiscrète? (La nfarqulse passe k Textrôme droite.)
LÇ DUC, allant à elle. Non, pas cette fois-ci. (Mouvement de reproche de la marquise.) Pardon, je voulais dire jamais! Vous devez savoir ce qui se passe, baronne , et vous venez sans doute me complimenter?
LÉONIE
Non! (Mouvement du duc.) Pardon , pardon, je voulais dire oui.
LE DUC
C'est un lapsus.
LÉONIE
Comme le vôtre. (AUant à la marquise.) Chère madame, je viens vous dire adieu. On m'attend à Bade, vous le savez, et, malgré mon regret de vous quitter... dès quer les chevaux de poste seront ici, je pars...
LE DUC
Vraiment? Ahl c'est dommage. Je commençais à m'habituer à vous voir.
' LÉONIE
Et moi à VOUS entendre.
LE DUC
Diable! Comment allez-vous faire pour vous passer de ça?
LÉONIE
J'écouterai les autres.
LE DUC
Les autres bavards?
LÉONIE
N'importe qui. Tous ceux à qui vous avez pris les jolies choses que vous dites.
LE DUC
Ohl mais... vous dites ça d'un ton 1... Est-ce que c'est mon^ bonheur qui vous prend sur les nerfs, baronne?
LÉONIE
Votre bonheur? Non, je n'y crois pas.
LA MARQUISE
N'est-ce pas? c'est un rêve, tout ce qui arrive aujourd'hui?*
LE DUC
Un mauvais rêve pour la baronne, qui m'avait prédit la fin de don Juan, et qui trouve le ciel injuste! Voyons, maman,, dites-lui donc que je suis adorable et parfait, pour me venger dfetout le mal qu'elle vous dit de moi... quand vous dormez.
L£ONIE.
Prenez garde! Vous allez dépenser tout votre esprit. Avecquoi entrerez-vous en ménage?
LE DUC
Vous nous quittez , je n'ai plus besoin de rien. J'aurai lebonheur... le regret de vous mettre en voiture, (n remonte.)
LA MARQUISE
Où vas-tu?
LE DUC
Dire à Diane ce que vous savez, (u sort par le fond.}