SCÈNE VIII
BENOIT, LE DUC, put. PIERRE.
LE DUC, en s'asseyant à droite.
Tu arrives comme la colombe de Tarche, toi I Je n'ai encore .pris aujourd'hui que mon chocolat.
benoIt.
Je n'oublie pas les habitudes de M. le duc. (n approche le guéridon, sur lequel 11 a mis un plateau avec du madère et des biscuits.) LE DUC.
Tu es un ange.
BENOlT.
M. le duc me flalle. Le valet de chambre de M. le duc est là, il demande ses ordres.
LE DUC, qui boit et mange.
Fais-lo entrer. (Benoît fait signe à Pierre d'entrer, puis sort par le fond.
— A Pierre.) Avez-vous passé chez moi ?
PIERRE
Oui, monsieur le duc.
LE DUC
Pas de lettres ?
PIERRE
Des caries seulement.
LE DUC
Donnez. Ta part, usant les cartes.) Les cartes des fournisseurs qui
32 LE MARQUIS DE VïLLEMER.
me faisaient poursuivre ! Ils me redemandent ma clientèle! civilisation, où t*arréteras-tu I (a pierre.) C'est bien, allez.
PIERRE
M. le duc n'a pas d'ordres ?
LE DUC
Non.
OÙ faudra-t-il attendre M. le duc?
LE DUC
Chez moi.
PIERRE
A quelle heure faudra-t-il réveiller M. le duc?
LE DUC
Vous me laisserez dormir.
PIERRE
M. le duc sait que ce n'est pas demain dimanche?
LE DUC
Oui, mon ami, oui. J'ai fini mes études de paysage, je vais me reposer, et je vous engage à en faire autant; allez, Pierre,
vous lavez bien gagné, (pierre se dirige vers le food, et s'arrête surpris en voyant entrer Caroline, puis sort.)