ACTE DEUXIÈME
LA MARQUISE
Urbain, vous vous trompez. Qu'est-ce que je veux pour vous? Une toute jeune fille, très-bien Hée...
URBAIN
Jolie, aimable.
LA MARQUISE
Oui, et vertueuse, spirituelle...
URBAIN
Instruite, bonne...
LA MARQUISE
Oui, des talents, de Fusage...
URBAIN
Et très-riche ?
LA MARQUISE
Et très-riche ; mais surtout d'une très-grande famille.
URBAIN
Et sans ambition ni vanité ?
LA MARQUISE, riant.
Je la veux parfaite, voilà tout I
URBAIN, se levant.
Vous voyez bien, maman! (n passe à rextréme gauche.) Allons, c'est très-facile, et madame d'Arglade vous trouvera cela un de ces matins.
BENOIt, venant du fond.
Madame la baronne d'Arglade fait demander si madame la marquise est seule ?
LA MARQUISE
Ah ! je sais 1 elle m'apporte des nouvelles des Dunières f Faites-la passer dans mon appartement. (Benoit sort.)
URBAIN
La voilà donc tout à fait implantée chez les Dunières ?
LA MARQUISE
Ils avaient des préventions contre elle, ils en sont revenus.
(Elle se lève.)
URBAIN
Je vous laisse; pourquoi vous déranger? Je vais dire qu'on
. la fasse entrer ici. (n sort à gauche. CaroUne se dirige è droite.) LE MARQUISE.
Restez, Caroline I
CAROLINE
Et vos lettres, madame la marquise ? Vous savez que j'en ai beaucoup à écrire aujourd'hui.
LA MARQUISE
C'est vrai I Allez. Nous allons savoir en6n si les Dunières... J'aurai peut^tre besoin de vous, revenez dès que vous le pourrez. (Caroline sort à droite. Léonie Tient par la gauche.)