ACTE DEUXIEME
recommande à la protection de mademoiselle de Saint-Geneix. » (A part.) Tiens! il me quille? Il Q*aime donc plus la forêt de Fontainebleau?...
LA MARQUISE, Tivement.
Ma chère Caroline, je ne vous engage pas à lui accorder votre protection. Un domestique du duc?... Non, non I
LE DUC, riant.
Mais, ma mère...
Non, vous dis-je; je n'ai pas besoin d'un Frontin dans ma maison.
LE DUC
Mais vous êtes à cent lieues de la vérité, ma mère ! Pierre me quitte parce que je le scandalise. C'est un protestant rigide, un vrai puritain, un sage, un antique! Je ne suis môme pas bien certain qu'il ne soit pas en bronze.
LA MARQUISE
Enfin il a élé le complice de vos folies ?
LE DUC
Oui, mais comme un bon chien est complice du larron, par instinct du devoir.
LA MARQUISE, à Caroline.
Quelle figure a-t-il?
CAROLINE
Je ne l'ai pas vu, je sais qu'il est là. ^ ^
LA MARQUISE
Eh bien, voyez-le, ma chère enfant, et, s'il vous inspire de la confiance, arrètez-le, je m'en rapporte à vous. (Le duc s'approche de
Caroline pour lui rendre la lettre. — La marquise au duc] VoUS , J6 VOUS
emmène.
LE nue.
Vous ne voulez pas quo mademoiselle de Saint-Greneix reste un seul instant avec moi ? ^
Quelle fatuité !' Je veux tout simplement vous réconcilier avecla baronne, qui nous apporte une bonne nouvelle.